‹ Chronique de Rimouski [microforme] (volume 2)Chapitre 26 sur 45 · DE A T · texte numérisé non relu

DE A T

Epiphane Lapointe, Ptre., curé 1861 1862 d Picrre-Léon Lahaye, Ptre., curé 1862 1867 ri P.-0. Alaire, Ptre., vicaire .....….. ........1863 1864 si Mgr. Jean Langevin, premier évèque de m Rimouski ssussssssssnsises vosce ve 0501867 to

M. Edmond Langevin, Vicaire-(rénéral....1867 cô Jean-Baptiste Blouin, Ptre., curé... ......1867 1869 di Magloire Moreau, Ptre., vicaire ............1867 1868 Dé Jessé Pérusse, Ptre., vicaire ...... …. 1868 1869 qu Charles-Alphonse Winter, Ptre., curé ......1869 d': Jos.-Octave Simard, Ptre., vicaire. .........1869 1870 ho

Charles Guay, Ptre., vicaire... .......,1870

Amand Lacasse, Ptre. vicaire...........1872

M. Jacob Gagné, en 1870, fut 6 mois vicaire, et en

1871, M. Cyprien Gagné, fut vicaire 3 mois, en rem-

plaçant l'Abbé Chs. Guay, pendant ses missions de

l’Intercolonial, dans la vallée Matapédiac.

Le Révd. A. Ladrière, alors curé de St. Fabien ) D

nousdisait, le jour de l’Installation de Mgr. de Rimouski:

“ Le 31 août 1701, une frèle embarcation déposait

sur la rive sauvage de Rimouski un homme béni,

ce U N - .

venant au nom du Seigneur, le père Bernardin

Leneuf. Les quelques blancs du lieu, les familles

Lepage et St-Laurent, suivis de la tribue des Micmacs dont les wigwams étaient groupés des deux côtés de la rivière, venaient s’agenouiller devant le dévoué missionnaire. Plus d'un siècle et demi plus tard, le 16 mai 1867, Sa Grandeur Monseigneur Langevin, entouré d’une pompe extraordinaire, acclamé de tous cotés, venait prendre possession de son nouveau diocèse, Entre cos deux dates, la fondation d’une paroisse et la fondation du siège épiscopal à Rimouski, que d'événements! Si Saint-Germain, comme bien d'autres paroisses, a végété longtemps, un nouvel horizon s'ouvrit pour elle par l'établissement d’un district judiciaire e% cet endroit, et la paroisse commença à compter parmi Îles grandes paroisses dès que les paroissiens y eurent élevé une superbe cathédrale, Puis vient l'érection d’un évêché, la construction d'un -collége et d’un couvent.” (1)

Le père Amublo-Ambroise Rouillard, Récollet, fut ordonné prêtre, à Québec, par Mgr. de St.-Valier, en décembre 1723, et fut nommé, l’année suivante, missionnaire de Rimouski et des Trois-Pistoles. Il passa près de quarante ans dans ces deux missions, ayant sa résidence principale aux Trois-Pistoles, chez le

seigneur Rioux.

(1) M. J.-M. Lemoine.

Enhiver, pendant cette rigoureuse saison, il ne visitait p

la petite colonie de Rimouski qu'une ou deux fois, P

vu les difficultés excessives du trajet qui ne pouvait st s'effectuer qu'à la raquette ot à travers la forêt. Si # la tempête le surprenait en chemin, force lui était Pi imposée de faire halte, de se dresser un abri en et sapin, ct de passer ainsi quelquefois deux ou trois LA jours, avec des provisions à poine suffisantes. pi ex Il n’est guère possible de comprendre la misère, les de privations et les souffrances qu'endurèrent nos premicrs missionnaires, dans leurs courses apostoliques. le Durant la belle saison d'été, le bon Père venait ont régulièrement à Rimouski, quatre ou cinq fois, y s't | donner les exercices de la mission; la seule voie de n' communication alors était celle par mer. ins dit En juin 1768, par une des magnifiques matinées de pr ce beau mois, ce saint prètre se rendait comme d’ha- té bitude à Rimouski pour lu mission, à bord d’une frèêle embarcation, montée par deux jeunes gens des Trois- riv Pistoles. (1) Au moment du départ, tout promettait

un heureux voyage : la mer calme, l'air serein, le ciel

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(1) Ces deux jeunes gens étaient J.-Bte. Vincent et J.-Bte. Rioux.

pur, anuonçaient une belle journée. Le frèle esquif, poussé par deux vigoureux avirons, descendait le fleuve avec rapidité et semblait voler sur la surface unie des eaux. Nos trois heureux voyageurs accompagnaient leur marche accélérée de joycuses chansons, et rien ne troublait leur course précipitée, si ce n'était que le bruissement des flots sur les flancs de la légère pirogue, le murmure lointain et cadencé de la mer expirant mollement sur la rive, et le chant monotone

de quelques oiseaux aquatiques.

Déjà ils se réjouissaient dans la pensée d'accomplir le voyage avant la chute du jour, et aussi plus de la moitié du trajet était effectué lorsque quelques nuages s’annoncèrent à l'horizon. Cependant nos voyageurs n'en Continuèrent pas moins leur route; et, en quelques instants, ces nuages se répandirent avec tant de rapidité dans l’espace, qu'ils se trouvèrent dans la plus profonde obscurité. [ls comprirent alors toute leur témérité d’avoir longé de trop loin la rive, ils essayèrent, mais en vain, de regagner à force d'avirons le

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