SÛ
# Les survivants de ee double naufrage passerent l'hiver à Rimouski, décimés encore qu'ils furent par des fièvres malignes qui se déclarèrent parmi eux. Au printemps, ils quittèrent le presbytère et les autres demeures qui leur avaient donné asile, pour se
rendre à Québec sur un petit bateau de l'endroit,
“ On voit encore, aux extrémes marées basses, È " dans l'Anse au S'nau de l'Ile Saint-Barnthé, les restes g du petit navire de M. Taché ; le chène de sa solide À g construction s'est conservé parfaitement sain, étant à 6 presque constamment submergé et toujours mouillé k Z dans l’eau de mer. C'était le troisième bâtiment que è M. Taché voyait se perdre au service du roi deFrance : F un de ces navires avait péri sur cette mêmo ile Saint-
arnabe, en revenant d'Acadie, en 50, comme en Barnabeé, en revenant d'Acadie, en 1750, comme ei
fait foi un document conservé aux Archives de la
marine, à Paris.
‘Tous ces incidents de l'existence de la petite population que la France à laissée sur les bords du Saint-Laurent, me semblent dignes d’être recuallis et transmis à nos descendants : ils sont comme ces souvenirs de famille qu'on se redit au coin du feu, et ne
servent pas peu à entretenir au sein des peuples
l'esprit national, et à fortifier chez eux l'instinct de
conservation, La religion, la langue et les souvenirs sont les éléments principaux qui constituent la nationalite : tant que nous tiendrons à ces trois choses, avec cette volonté ferme que rien n'ébranle, que l'intérêt matériel ne saurait faire défaillir, aussi long-
temps, quoi qu'il arrive, nous conserverons cette vice
distincte sans isolement qui honore notre race et
arrache des éloges de lu bouche même de ceux qui, on le sent, voudraient pour tout au monde pouvoir
trouver à nous attaquer sur ce terrain.
€ J.-C. Tacué.'
Mort du premier seigneur, Lepage, de Ste. Claire. Second sei-
uneur de Rimouski, Lepage, de St Barnabé.— Premiers
établissements à Rimouski depuis «a fondation jusqu'en
1798.—Origine des premières familles à Rimouski. — Mort
du second seigneur,
De ton fleuve large et rapide.”