X. F. TazBor, Avocat
‘ F, M. Derome, Protonotaire, P. L. GAUVREAU, N. P.
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“ La Consécration de Mgr. Langevin, nous disait la Minerve, a été une cérémonie grandiose. Quoique la température de la veille et du ‘jour fussent affreus. «, néanmoins, les membres de l'épiscopat et du cler sé s'étaient empressés de venir témoigner par leur présence que le Sacre de Mgr. Langevin était plus qu'une fête religieuse, c'était une fète nationale : car un pays doit se glorifier d'un prélat aussi distingué
par ses vertus que par ses talents. C’était une fête
générale de la ville de Québec, et toutes les figures g étaient épanouies de bonheur. La Cathédrale était 4 ornée avec un goût exquis et souriait au nouvel Elu, ne sous ses somptueuses parures. La foule était com- 11
pacte, quand l'office à commencé à 9 heures.”
Il y cut, après l'oftice, grand diner au Séminaire de Québec, auquel assistaiont Nos Seigneurs les Evèques,
et tous les prètres présents à la cérémonie.
Dans la soirée, tous se rendirent en foule à une séance littéraire et musicale, à l'Université-Laval, pour chômer dignement l'anniversaire d'un grand
prélat.
Les Evèques, entourés de tous les membres du
Clergé, ainsi qu'un grand nombre de citoyens et de
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dames, rehaussaient de leur présence cette réunion
choisie.
Le lendemain, dans l’après-diner, Mgr. Langevin allait présider une charmante et intéressante réunion qui avait lieu dans l’ancienne chambre d’assemblée. C'était le dixième anniversaire de la fondation de
l'Ecole-Normale.
Mgr. Langevin, accompagné des Evèques de la Province, du Clergé, de plusieurs membres distingués de la législature et de lélite de nos concitoyens,
voulut agir pour la dernière fois comme Principal.
Les musiciensde l'artillerie royale rehaussèrent cette splendide fète de famille par leur présence et leurs
morceaux choisis, exécutés avec art.
Notre bienveillant lecteur lira avec intérèt, nous en sommes sûr, je récit de l'installation de Sa Grandeur Mgr. Langevin, si bien narré par une plume amie, M. Faucher de St. Maurice :
“ Le 15 mai 1867, le vapeur provincial l’Advance, joyeusement pavoisé, emportait, vers son nouveau diocèse, Sa Grandeur Monseigneur Langevin, accom-
>agné d'une suite nombreuse de prêtres et d'amis. dé ve)
“ La ville de Québec n'avait pas voulu laisser partir
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le nouveau Pontife, sans au moins lui donner un dernier témoignage de l’inaltérable souvenir qu'elle allait conserver de ses vertus chrétiennes et de ses talents distingués. Ses citoyens les plus influents et les plus honorables s'étaient réunis à Monseigneur de Tloa, aux ecclésiastiques de l’Archevèché, du Séminaire, et aux officiers de la Force Active, pour lui former un
cortége d'honneur.
& Unegarde fournie par le neuvième bataillon, placeéc Le] ,
au vent du large les notes graves et majestueuses de
La
sous les ordres du capitaine Gagné, était rangée sur e le quai en ligne de bataille; sa musique militaire jetait ss
l'hymne national anglais, et au milieu de toutes ces
ré
paroles d'adieu, de ces cliquetis d'armes et de ces res-
pectueux hommages, Mgr. Langevin, debout sur la dunette, la tète nue et les yeux pleins de larmes, commençait à s'achominer lentement vers ce mystérieux sentier de l’Episcopat, où venait de le placer la main
de Pierre.