‹ Chronique de Rimouski [microforme] (volume 3)Chapitre 57 sur 71 · EN ROUTE · texte numérisé non relu

EN ROUTE

“ Au moment du départ, il soufflait une forte brise

de nord-est, qui, vers deux heures de l'après-midi, dégé-

néra en véritable bourrasque. Les vagues se mon-

traient un peu grosses pour le vaisseau; et, comme Île

passage de la traverse de Saint-Roch aurait pu nous présenter quelques difficultés, le capitaine jugea plus prudent de retourner se mettre à l'abri et mouiller pour la nuit à la Pointe-aux-Pins (Ile aux Grues.) Dans le courant de cette première journée de voyage, nous nous croisimes avec un gros steamer, que Monseigneur crut être l’Hibernian. Nous savions que M. Cartier s'était embarqué sur ce bâtiment, et le capitaine, ne voulant pas passer si près sans permettre à ses illustres passagers de rendre hommage au premier ministre et de s'informer de sa santé, fit mettre le cap

sur le Transatlantique. Après signaux échangés, nous

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apprimes que c'était le St. Andrew de Glasgow, et amenant par trois fois notre pavillon, en réponse à

son salut, nous reprimes notre course. Le 16 au matin,

nous accostions le quai de la Malbaie pour y prendre quelques prètres de la côte du Nord, mais le mauvais temps ayant changé notre heure d'arrivée, et la brise devenant de plus en plus carabinée, nous fûmes forcés de lever l'ancre de suite et de nous diriger vers la Rivière du Loup où nous arrivâmes vers midi, pour

en repartir immédiatement, après avoir augmenté

notre personnel d’une douzaine de prêtres,

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# En reprenant le large, nous comptions encore sans la grosse mer et le vent contraire. Vis-ä-vis l’Isle- Verte, le capitaine reconnut qu'Il serait téméraire de continuer, et rebroussa vers le quai que nous venions de quitter. * Comme nous devions y passer une bonne partie de la nuit, Monseigneur Langevin voulut bien accepter la cordiale hospitalité de M. l'abbé Lagueux, et mit pied à terre pour se rendre au presbytère du village, où l'adresse suivante, signée par les notabilités

de l'endroit, lui fut présentée.

Les citoyens de la Rivière du Lou» à sa Grandeur £ Monseigneur Langevin.

‘ Monseigneur,

“ Nous, citoyens de la Rivière du Loup, profitons avec bonheur de l'occasion de votre passage dans notre localité, pour féliciter votre Grandeur de son élévation à la haute dignité d'Evèque que la Cour de

Rome vient de lui conférer.

“ C’est encore pour nous un devoir comme catholiques et comme canadiens, de vous exprimer notre reconna’ssance pour les services si justement appréciés par tout le pays, que vous avez rendus depuis de longues

années, à la religion et à l'éducation. Un nouveau

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