ANDRÉ EL. GAUVREAU
(190 signatures.)
“ Saint-Germain de Rimouski, le 16 Mai 1867.
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Monsieur le Maire,
“ Messieurs les paroissiens de St.-Germain de Rimouski,
“ Vous venez de vous rendre les interprètes des sentiments de joie qu'inspire à toutes les populations de ce diocèse l'érection d’un nouveau siége épiscopal au milieu d'elles ; j'en suis d'autant plus heureux, messieurs, que c'est parmi vous désormais que je dois passer mes jours, Votre paroisse est privilégiée entre toutes, ayant été choisie pour posséder habituellement
le premier pasteur.
# Vous répondrez à l'honneur qui vous est fait, j'en ai la ferme confiance, par votre zèle pour la religion, par votre générosité, votre docilité et la pratique de toutes les vertus dont vous donnerez l'exemple au reste
du diocèse.
# Quant au choix du St. Père, je regrette vivement qu'il ne soit pas tombé sur un sujet plus capable de remplir les nombreuses et difficiles fonctions de l'épiscopat. Mais, mes chers enfants, c'est le nom que je vous donnerai dorénavant, Dieu à ses vucs particulières qui sont bien différentes des nôtres ; il emploie à ses fins pleines de sagesse toute espèce d’instruments, même les plus vils et les plus grossiers ; il se
plaît quelquefois à se servir de ce qu'il y a de plus
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faible et de plus petit pour opérer de grandes choses,
# Lo Barreau vint à son tour déposer aux pieds de son pontife un éloquent tribut de dévouoment aux
saines doctrines,
Adresse du Barreau à Sa Grandeur Myr. l'Evéque de St.-Germain de Rimouski.
“ Monseigneur,
“ En ce jour à la fois mémorable et solennel, les L membres du Barreau de St.-Germain de Rimouski, s'estiment heureux de prendre part à l’allégresse 1 publique, en venant présenter à Votre Grandeur l'humble tribut de leurs félicitations empressées,.
“ Avant l'heureuse apparition de Votre Grandeur parmi nous, comme chef religieux de ce nouveau diocèse, nous savions, Monseigneur, quelle était l’émi-
nence de vos titres à la dignité épiscopale ; mais nous
nous bornons à nous en ressouvenir : il ne nous con-
viendrait pas d’en faire ici l'éloge. Ne savons-nous
pas aussi que, bien moins préoccupée de ses mérites personnels que des nobles devoirs que sa mission apostolique lui impose, Votre Grandeur n’envisage,
dans cette haute autorité pastorale dont elle est inves-
tie, d’autre gloire que celle du bien immense qu'elle
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est destinée à produire, en ne voyant dans l’épiscopat lui-même qu'un moyen de plus de faire prévaloir les vérités qui émanent de Dieu, et un élément de force contre les irruptions du mal. Sur ce point, Monseigneur, nous unissons nos pensées aux vôtres, souhaitant à votre carrière épiscopale le bonheur de les voir
se réaliser complétement.
‘ Quant à nous individuellement, soldats d’une communauté militante pour la lutte des intérêts humains, nous n’ignorons pas ce qu'exige de nous l'honneur d'une cause qui domine à elle seule tous les intérêts et toutes les discussions des hommes. Si Jamais cette Cause auguste comptait notre appui pour quelque chose, notre voix ne lui faillirait pas. Partout on regarde le barreau comme l’une des colonies fortes de la société, et le barreau doit être, dans le Canada catholique surtout, l’un des meilleurs sou: tiens de la re'igion.
«MT, M. Hupow,
‘© AUGUSTIN MicHAUD, ‘“ A, TALBOT,
“ G. À. Bizzy,
‘°F, M. DÉROME.
“ Saint-Germain de Rimouski, le 16 mai 1867.”
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‘t Messieurs les membres du Barreau de Saint-Ger-
main de Rimouski,
“ Il m'est particulièrement agréable, à mon arrivée dans le lieu de ma résidence épiscopale de recevoir d’un corps aussi distingué et aussi éclairé que celui du Barreau, une adresse couchée en termes si flatteurs
et si propres à consoler le cœur d’un évêque.
« Appelé par état à défendre les principes du droit, vous sentez que les lois humaines n’ont de base solide qu'autant qu'elles sont le reflet de la loi éternelle et divine. Avec une sincérité et une hardiesse qui vous honorent, vous vous offrez à aider à la propagatlon de la vérité et du bien parmi toutes ies classes de la société ; vous mettez vos efforts et votre voix au service de la sainte cause de l'Eglise. Messieurs, j'accepte vos offres avec empressement et bonheur, et je vous dirai avec une franchise égale à a vôtre, que j'attends beaucoup de votre légitime influence pour la moralisation du peuple, et que j'aurai toujours le plus vif plaisir à vous voir lui donner l’exemple d’une foi pro-
fonde, jointe à la pratique de toutes les bonnes
œuvres.
‘ En finissant, je soubaite, messieurs, que toujours
vous soyez persuadés que le salut du peuple canadien
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dépend de son union intime avec son clergé, de son respect pour ses prêtres, de son attachement inviolable à la religion de ses pères. Tous mes actes auront pour but de cimenter de plus en plus cette belle union qui a fait notre force dans le passé et qui nous conser-
vera dans l’avenir comme nation.
À la suite du Barreau, les militaires de la compagnie des Chasseurs de St.-Germain voulurent prendre part à la joic générale et protester aussi de leur obéissance à la hiérarchie ecclésiastique. Excellente tenue, beaux hommes, bons supérieurs, j'ai rarement rencontré dans le cours de ma vie d'officier, un corps volontaire
mieux discipliné et mieux commandé.
Monseigneur,
“ Aujourd’hui que toute la population de St.-Germain de Rimouski accourt en foule auprès de Votre Grandeur pour lui manifester les sentiments sympathiques qui l’animent, nous, les Officiers et soldats de la Compagnie des Chasseurs Canadiens, nous nous estimons heureux de venir déposer aux picds de Votre Grandeur nos respectueux hommages, nos plus sin-
cères félicitations, et lui exprimer toute la joie, toute
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la satisfaction que nous ressentons, en voyant monter pour la première fois, sur le trône épiscopale de St. Germain de Rimouski, un prélat dont les vertus ec le: qualités éminentes nous promettent pour l'avenir un
bonheur sans mélange
‘ Oui, Monseigneur, nous nous livrons en ce jour à la plus vive allégresse, en voyant apparaitre Votre Grandeur au milieu de nous; car la renommée fous a déjà appris qu'elle a toujours favorisé les actions grandes et nobles qui élèvent les nations et soutiennent les empires. Nous savons combien Elle s'intéresse à ce mouvement patriotique qui a fait prendre les armes à l'élite de la jeunesse canadienne; nous savons combien Elle l’a encouragé ; les éloges prodigués aux élèves de l'Ecole Normale dans les journaux publics, touchant leur: progrès dans la science des armes,
parlent assez éloquemment.
“ Nous espérons donc avoir une part à l'intérêt et au bionveillant encouragement de Votre Grandeur, dans nos efforts pour nous perfectionner dans cet art
si nécessaire à l’époque où nous vivons.
“ Comment, en effet, ne pas tout espérer désormais de
Votre Grandeur, sachant que la Religion et la Patrie
sont sœurs ! Notre Patrie, nous l’aimons : nos armes
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en font foi. Notre Religion, nous l’aimons! Mais des faits conviennent mieux que des paroles, et nous espérons, Monseigneur, que notre conduite sera telle, que Votre Grandeur puisse toujours nous dire : “ Je
suis content de vous.”
“Que Votré Grandeur daigne agréer les faibles expressions de nos sentiments, et qu'Elle daigne aussi répandre sa bénédiction sur nous ct sur nos armes.
Capitaine E. Marti, ‘ Lieutenant E. LEPAGE, ‘ Enseigne ABRAHAM LEPAGE.
(41 sous-officiers et soldats.) ‘ Rimouski, le 15 mai 1867.
“ Officiers, sous-Officiers et soldats des Chasseurs
Canadiens de St.-Germain de Rimouski,
Votre évêque a du plaisir à recevoir votre chaleureuse adresse, si pleine de sentiments d’un véritable
patriotisme et d’une religion sincère.
“ Vous aimez votre patrie terrestre, vous lui ottrez le secours de vos bras ; au besoin, vous seriez prêts à
renouveler les hauts faits de vos valeureux ancêtres.
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