‹ Chronique de Rimouski [microforme]Chapitre 5 sur 18 · LOU · texte numérisé non relu

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Mandement d'entrée de Mgr. Jean Langevin, premier évêque de St.-Germain de Rimouski.—8Séminaire de Rimouski.— Mandement d'institution canonique d’un séminaire diocésain.—Acte pour incorporer le Séminaire de St.-Germain de Rimouski.

$ 1. Mandement d'entrée de Mgr. Jean Langevin, premier Evéque de St.-Germain de Rimouski.

Le ler mars 1867, arrivèrent des bulles de notre St.- Père le Pape Pie IX, émanées de Ia Sacrée Congrégation de la Propagande, le 15 janvier de la même année, nommant premier évêque de $t.-Germain de Rimouski, M. Jean Langevin, alors principal de

l'école Normale de Québec.

Ces bulles furent publiées par une circulaire de Mgr. de Tlou, annonçant l'érection du nouveau

diocèse.

Le premier jour de mai de la même année, Monseigneur Langevin recevait, dans la cathédrale de

Québec, des mains de Mgr. l’Administrateur de l’Ar-

chidiocèse, la consécration épiscopale, l'élevant à la sublime dignité de successeur des Apôtros. Monscigneur de Rimouski, en choisissant le premier jour du mois que l'Eglise consacre à la reine des cieux, avait sans doute l'intention de mettre son diocèse sous la puissante protection do Marie ; aussi Sa Grandeur, dans son mandement d'entrée, se con-

sacre-t-Elle, avec son clergé et son peuple, à la mère

de Dieu, la suppliant de bénir lo nouvel Evèquo et son troupeau, de faire fructifier ses œuvres ot de

ramener au borcail les brebis égarées.

Monseigneur s’ompressa, le jour même de la prise solennelle de son siége épiscopal, de porter à la connaissance de son clergé et de son peuple lo mandement suivant, qu’on lira sans doute avec intérêt.

JEAN LANGEVIN, par la Miséricorde de Dieu et la Grâce du Saint-Siége Apostolique, Premier Evéà que de Saint-Germain de Rimouski.

Au clergé séculier et régulier, aux communautés religieuses, et à tous les fidèles du nouveau diocèse.

Salut et Bénédiction en Notre-Seigneur.

‘“ Vous avez appris, Nos très-chers Frères, par un mandement du vénérable Evêque de Tloa, administra-

yneur.

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istra-

teur de l'Archidiocèse de Québec, en date du 11 avril dernier, qu'il a plu au Souverain Pontife Pie IX, gloricusement régnart, à la demande des Evêques de la Province, de détacher, le 15 janvier dernier, du dit Archidiocèse, les districts de Rimouski et do Craspé, ainsi que le comté de Témiscouata, moins les paroisses de St.-Patrice de la Rivière du Loup, de St.-Antonin ct de Notre-Dame du Portage, au sud du fleuve St.- Laurent ; ct, 1 nord, tout le territoire compris entre la rivière Portneuf et le Blanc-Sablon ; pour ériger le tout en un nouveau Diocèse sous le nom de Sarnr- GERMAIN DE Rimouski. Vous avez été informés en même temps que le Saint-Père a daigné nous en nommer le premier Evèque, malgré notre indignité. C'est le premier de ce mois que nous avons reçu lo caractère sacré de l’Episcopat par les mains de Sa Grandeur l'Evèque de Tloa, assisté de Nos Seigneurs de Kingston et d’Anthédon, dans l’église Métropolitaine de Québec, au milieu d'un grand concours de clergé et de peuple, et aujourd’hui même nous avons pris

possession solennelle de notre Siège.

“ Nous comprenons parfaitement, Nos chors Frères :

il doit vous en coûtor beaucoup de vous séparer d'un

diocèse aussi bien organisé, aussi régulier que celui de

Québec; il doit être excessivoment pénible à vos cœurs de ne plus êtro sous la direction sage, éclairée, paternelle du vénérablo ct éminent Pasteur rui vous

gouverne depuis plus de douze années.

“ Mais le Chef Suprème de l'Eglise, dans su sollicitude pour le bien de vos âmes, et sur les représentations des Prélats de la Province, particulièrement sur celles de Monseigneur de Tloa lui-même, secondées des pressantes instances d’une grande partie de vos curés et missionnaires, à cru qu'il vous serait utile d’avoir au milieu de vous un Evêque qui pût s'occuper, d’une manière plus suivie et plus prochaine, des intérêts surtout spirituels de ce territoire si étendu, et si éloigné de la Métropole. . La colonisation, favorisée par la qualité du soi et la salubrité du climat, y fait des progrès rapides ; la population, généralement paisible, travaillante et vertueuse, s’y accroît dans des proportions extraordinaires ; les paroisses s’y forment s'y multiplient de tous côtés ; les voies de communication y deviennent chaque année plus nombreuses et plus commodes. Des intérêts si importants et si variés demandent donc évidemment la présence habituelle d'un Evêque, qui, par son caractère sacré, par

son autorité supérieure, par les pouvoirs dont il est

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l'est

revêtu, puisse exercer une influence plus directe ; d’un Evêque qui, vivant parmi vous, Nos très-chers Frères, puisse s'identifier avec vous en quelque sorte, et adopter plus facilement les mesures propres à

vos besoins.

‘“ Qu'est-ce en effet qu'un Diocèse ? Une grande famille, ayant ses rapports, ses affections, ses intérêts particuliers, dont l’Evêque est le Père spirituel, qu’il doit aimer, surveiller, et reprendre comme un père doit le faire à l'égard de ses enfants, Qu'est-ce qu’un Diocèse ? Un nombreux troupeau, dont le soin est confié à un premier Pasteur, qui doit le paitre, le conduire et le protéger au besoin. Qu'est-ce enfin qu'un Diocèse ? sinon une armée guidée par un Chef qui puisse la mener au combat. Voilà les importants

et difficiles devoirs imposés à notre faiblesse.

“Qui, N. C. F, 10. nous devons avoir pour vous une affection paternelle. Oh! il nous semble que cette obligation sera bien douce à notre cœur. Aimer vos âmes, travailler à leur salut, nons intéresser à votre bonheur temporel et éternel, nous réjouir avec vous dans vos joies, prendre part à vos peines et à vos

épreuves: ce sont là des dispositions que nous

croyons fermement avoir reçues de l'Esprit de Dieu

dans notre consécration épiscopale. En retour, ne nous sera-t-il pas permis de nous flatter que vous nous accorderez une affection réciproque, que vous

nous aimerez comme votre Père ?

20, Nous devons exercer sur tont le Diocèse une vigilance incessante, soit par nons-mème, soit par nos dignes colloborateurs. Cette vigilance doit s'étendre à tous les lieux, à tous les temps, aux 60,000 âmes qui composent la famille qui nous est confiée, tantôt pour encourager les fervents dans la pratique de la vertu, tantôt pour réveiller les tièdes et les indifférents, tantôt encore pour dévoiler aux pauvres pécheurs les dangers épouvantables auxquels les exposent leurs désordres. Nous osons espérer, N. C. F., que notre

parole ne retentira jamais vainement à vos oreilles.

“ 30. Mais le chef d'une nombreuse famille a quelque fois de pénibles devoirs x remplir, lorsqu'il lui faut reprendre et corriger ses enfants. Si, par une tendresse mal entendue, il tolérait léurs fautes, il se montrerait un mauvais père, il se perdrait avec eux. (1) De même, N. T. C, F,, nous avons été choisi de Dieu, comme autrefois Jérémie, non sculement pour édifier

et pour planter, mais aussi, lorsque la chose deviendra

(1) Prov, XIIT, 24.

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nécessaire, pour arracher, pour détruire et dissiper ; arracher le mauvais grain qui menccerait d’étouffer le froment dans le champ de l'Eglise, détruire les vices et les abus qui s’introduiraient parmi vous, dissipper les desseins pervers des hommes méchants qui pourraient vous nuire : ‘“ ecce constitui te hodie super gentes ut evellas, et destruas,.…..et dissipes, et ædifices, et plantes.” (1) Ces reproches, ces réprimandes, si jamais il nous fallait y recourir, vous les accueilleriez en bonne part, comme venant d’un Père qui doit répondre de chacune de vos âmes : ‘rationem pro animabus vestris reddituri.” (2)

« 4° Comme Pasteur, nous avons encore à paître nos brebis, à leur fournir une nourriture saine et abondante, par le moyen d’une doctrine solide et exacte. C’est là, nous le comprenons, N. C. F., un de nos premiers devoirs. ‘“ Vous êtes la lumière du monde,” (3) a dit J.-C. à ses Apôtres : ‘“ allez donc, enseignez toutes les nations, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai recommandé ; (4) prêchez l'Evangile à toute créature.” (5) L’Evèêque, dans son Diocèse, est donc établi docteur, pour perpétuer et propager, parmi son peuple, les enseignements de l'Eglise : celui qui l’écou-

(1) Jer.I,10. (2) Héb. XIII, 17. (3) Matth. V.14. (4) Matth. XXVIII, 19. (5) Mare XVI, 15.

te, écoute J. C. lui-même. (1) A lui, comme à Tite, il est recommandé de développer tout ce qui regarde la saine doctrine : ‘‘{u autem loquere quæ decent sanani doctrinam ; ” (2) de se rappeler que la foi vient de l'ouïe, et que l’on entend par la parole de Jésus-Christ, qu’il doit donc annoncer jusqu'aux confins de la terre qui lui est confiée: ‘“ /n omnem terram exivit sonus eorum. ‘’ (3) Sermons, exhortations, catéchismes, instructions de toute sorte, voilà les moyens qu'il doit employer pour nourrir les esprits de cette nourriture supersubstantielle, de ce pain quotidien que N.S$. noux a appris à désirer et à demander sans cesse. (4) Ce sera donc avec avidité que vous prendrez cectte nourriture de vos âmes, qui n’est autre chose que la vérité, chaque fois qu'il nous sera donné de vous l’offrir.

“ 50. L'Evèque est encore un guide, établi pour gouverner l'Eglise de Dieu: ‘“ posuit Episcopos regere Ecclesiam Dei.” (5) C’est pour signifier cette sublime fonction qu'on lui met à la main la crosse, la houlette pastorale. Il est donc le conducteur du peupie et du clergé, le juge des difficultés, l'interprète de la loi divine: “oportet Episcopum judicare, interpretari : ” (6) le directeur des Âmes, et, sons l'autorité du Pas-

(1) Lue X,16. (2) Tit. II,1. (3) Rom. X,17. (4) Matth. VI, 11. Lue XI, 3. (5) Act. XX, 28, (6) Pontifical.

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teur Suprème, le chef spirituel de son troupeau. Tous lui doivent obéissance, docilité ; auprès de lui tous doivent trouver des avis qui les éclairent, des encouragements qui les consolent, des conseils qui les

affermissent ou qui les remettent dans la bonne voie.

“ Go. Mais ce n’est pas assez, pour le bon Pasteur, de paître et de conduire ses brebis fidèles ; ce n’est pas même assez pour lui de courir après celles qui s’égarent et de les ramener au bercail : il lui faut encore les défendre contre les loups, qui rôdent sans cesse autour de la bergerie, soit qu’ils se montrent à découvert, soit qu'ils se revêtent de la peau de l’agneau pour mieux tromper. (1) Oui, N. C.F.,, votre ivêque est nne sentinelle, à qui notre Seigneur commande une attention continuelle, enfin que jamais l'ennemi ne s’introduise dans le champ du Père de famille, pour y semer la zizanie; (2) et voilà cc

qu’exprime la charge de l’épiscopat qui lui est imposée.

79 Enfin, la tête de l’Evèque est coiffée de la mitre, comme du casque du salut, pour qu’il marche à la tête de son peuple, et combatte vaillamment les combats du Seigneur. St.-Paul exige de lui qu'il soit le modèle de

toutes les vertus : ‘ÿn omnibus teipsum prœbe eremplum

(1) Jean X,11,12 (2) Matth. XEIT, 25.

bonorum operum ; ” (1) il le nomme encore le dispensateur des mystères divins : ‘“ dispensatores mysteriorum Dei.” (2) A lui, en effet, est confiée l'administration de tous les sacrements, ces sources abondantes de force et de grâce, destinées à soutenir l’homme dans les luttes de la vice, et à lerendre triomphant des en-

nemis de son salut.

‘ À la simple énumération de pouvoirs si étendus, d'obligations si importantes, de fonctions si redoutables, Nous sentons notre cœur oppressé par la crainte. Comment un si lourd fardeau a-t-il donc été placé sur nos faibles épaules ? Comment pouvons-Nous, avec toutes nos misères et nos imperfections, avoir été appelé à un poste si éminent? N. C. F,, Nous vous le disons dans toute la sincérité de notre âme, l’obéissance seule à la volonté du Vicaire de Jésus-Christ a pu Nous déterminer à entrepredre une tâche tellement disproportionnée à notre mérite et à notre vertu. Mais Nous Nous rassurons un peu dans l'espoir que Celuiqui Nous a appelé à cette haute dignité par la voix de son Représentant sur la terre, Nous aidera puissamment de sa grâce : “ In te, Domine, speravi, non confundar in

æternum."” (3)

(1) Tit. I,7. (2)I Cor. IV,1. (3) Pa XXX, 2

Jenr'um tion de Lans

cn-

“ Plusicurs autres considérations tendent d’ailleurs à relever 1otre courage abattu. Nous ne serons pas seul à porter le poids du jour et de la chaleur; Nous aurons pour Nous aider dans le saint ministère, un clergé distingué par la vertu, le zèle et le talent. Au nombre de ses membres, Nous comptons quelques vétérans du Sanctuaire, dont l’expérience Nous sera d'un grand secours, et beaucoup d’amis personnels à qui Nous serons heureux d'accorder notre confiance, et qui seconderont avec ardeur nos vues pour le bien

de notre troupean.

“ Cependant il y aurait à craindre bientôt une disette d'ouvriers évangeliques, si la prévoyante sagesse du vénérable administrateur de l’Archidiocèse n'avait permis et favorisé l’établissement d’un Collége à Rimouski même. C’est avec une joie bien vive, N. C. F,, que Nous savons cette maison d'éducation dans un état déjà prospère sous le rapport des études, et dirigée par des prêtres pleins de lumière et de dévouement. Voyant dans cette Institution les plus chères espérances du nouveau Diocèse, Nous osons lui promettre notre protection constante et notre intérêt sincère ; Nous nous engageons, dès ce jour, à l’encou-

rager de toutes les manières. Nous nous flattons même

que, dans un avenir prochain, elle pourra réclamer

son affiliation à l'Université-Laval, qui} complète et

couronne si glorieurement l’enseignement catholique en Canada.

“ Nous avons encore la consolation d'avoir au sorvice des missions sauvages du Diocèse, des hommes de Dieu, des Oblats de Marie Immaculée, de ces courageux Religieux qui ne récu/ont devant aucune difficulté, devant aucune privation, aucun sacrifice, lors-

qu'il y a du bien à faire.

“ Trois Communautés enseignantes répandent aussi le parfum de leurs vertus dans plusieurs paroïsses, et donnent leurs soins à la bonne éducation des jeunes filles, tandis qu’un grand nombre d'écoles tenues par de rospectables instituteurs et institutrices laïques, donnent pareillement aux enfants une instruction conforme à leurs besoins, et surtout des principes de vertu chrétiénne qui seront leur sauvegarde dans

l'avenir.

‘ Nous le savons encore, N. C. F., dans la plupart des paroisses, fleurissent des confréries, des associations pieuses, qui ont pour but soit d’honorer la :-Sainte Vierge d’une manière spéciale, soit de contr uer aux œuvres si excellentes de la Propagation de la Foi et

de la Sainte Enfance, soit enfin de faire disparaître

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l'ignoble vice de l’intempérance par le culte particulier do la Croix,

‘ Ce scra notre devoir, N.T.C. F", de fuire croitre ces semences do bien ; ce scra également notre devoir de vous détourner du luxe, qui cherche à s’introduire parmi vous, pour vous ruincr temporellement et éternellement ; et de vous encourager à vous livrer avec ardeur à l’agriculture, et à coloniser les terres incultes. En un mot, rien de ce qui vous intéresse, ne Nous sera indifférent, Nous voulons Nous consacrer à votre

bonheur, Nous consumer à votre service.

“ À ces causes, le Saint Nom de Dieu invoqué, Nous avons réglé et ordonné, réglons ct ordonnons ce qui suit :

“1° Nous publions et promulguons par les présentes, autant que de besoin, le Bref de N.S. P. le Pape Pie IX, en date du 15 janvier dernier, erigeant le nouveau Diocèse de S$St.-Germain de Rimouski, et qui a déjà été porté à votre connaissance par Sa Grandeur, Monseigneur l’Evèque de Tloa, dans son Mandement

du 11 avril dernier.

“ 29 Outre St. Joseph, le chaste époux de Marie, qui est le Patron du pays entier et dont l'Office conti-

nuera à être da lère. classe, la fète de St.-Germain,

Evèque et confesseur, Titulaire de notre Cathédrale, se célèbrera dans tout le Diocèse, le 28ème jour do mai de chaque année, sous le rite de lère. classe avec oc-

tave, suivant les rubriques.

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4 O divino Marie, Mère de Dieu et Reine du Ciel,

Vous que nous avons choisie pour notre mère dès notre première enfance, permettez-nous de déposer à vos pieds les prémices de notre ministère pastoral. Nous

sommes heureux de l’avoir commencé sous vos aus-

pices, avec ce beau mois qui vous est dédié. Nous nous COnsacrons À Vous avec notre clergé cet notre peuple ; rotre plus ardent désir est de Vous faire honorer et aimer de tous ceux qui dépendront de nous. Bénissez le nouvel Evêque et son troupeau; obtenez de votre adorable Fils des grâces abondantes pour le Pasteur et pour ses coopérateursdans le saint ministère ; obtenez la persévérance des justes, la conversion des pécheurs: ramenez au bercail los brebis qui s’en seraient éloignées ; faites briller les lumières de la Foi aux yeux de celles qui n’appartiennent pas encore à cette bergerie, afin que toutes ne forment bientôt

qu'un seul troupeau sous un même pasteur.

rale,

mai

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