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‘# Sera notre présent Mandement lu au prône de notre Cathedrale, et de toutes los églises paroisaiales, ou chapelles où so fait l'office public, le premier dimanche ou jour do fête après sa réception, ot on cha-
pitre dans les communautés religiouses.
‘ Donné à l’Evèché de Rimouski, sous notre scing, le sceau du Diocèse, et le contre-soing de notre socrétaire ad hoc, ce 17ème jour de Mai, mil huit cent
soixante ot scpt.
| + JEAN, Ev. do St. Germain de Rimouski.
S 2. Seminaire de Rimouski.
Immédiatement après son installation, Monseigneur Langevin s’empressa de visiter toutes los classes de son nouveau collège, d'interroger lui-même tous les
élèves ct d'encourager les directeurs et les professeurs. Inutile de dire que ce choix du principal de l'Ecole Normale tendait à favoriser l'extension de cette
Institution : aussi son premier directeur, M. Potvin
en fut des plus heureux.
Mgr. de Rimouski, homme de science et d’une
grande énergie, possédant à un haut degré l’art de
bien enseigner et de bien administrer, d'une grande intimité avec lo Surintendant de l'éducation ot les honorables ministres, était certainement doué de toutos les qualités requises pour obtenir les secours nécossaires on favour de cette maison encore nuissante; une aide annuelle, plus considérable que par le passé, convenait à un collége classique : aussi Sa Grandeur lui donna une nouvelle impulsion et obtint
beaucoup auprès du gouvernement.
Monsoigneur continue, deux fois par année, malgré sos nombreuses occupations, à faire la visite de toutes les classes de son Séminaire, d'interroger lui-même
les élèves et de se rendre compte de leurs progrès,
Il donne encore à ses Ecclésiastiques, plusieurs fois la semaine, des conférences régulières de Théo-
logie, d'Ecriture Sainte, de Rubrique et de Rituel.
L'auteur a lui-mème assisté à ces conférences, pendant qu'il était ecclésiastique, et y a trouvé ainsi que ses confrères, les renseignements les plus importants ; aussi, prie-t-il Sa Grandeur de daigner accepter, en ce moment, l'expression de sa vive et parfaite gratitude.
Dès le 13 juin 1867, Monseigneur adressait la lettre
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suivante à son clergé, en faveur du collége de Rimouski, invitant messicurs les curés de chaque paroisse à maintenir au moins un élève dans cotte
institution, et à contribuer à son soutien,
JRAN LANGEVIN, par la Miséricorde de Dieu et la Grâce du Saint-Siége, Evèque de Saint-Germain
de Rimouski, ete. etc.
Au Clerge et aux Fidèles du diocèse,
Salut et Bénédiction en Notre-Seigneur.
“ Notre vénérable Archevèque, ainsi que son digne Coadjuteur, Nos Très-Chers Frères, dans la prévision de l'établissement d’un évêché à St.-Germain de Rimouski, y a favorisé de toutes manières la fondation d’un Collége, Dès le 7 février 1854, à la demande de Monsieur le curé Tanguay, Monseigneur Turgeon permettait d'employer à cettè fin l’ancienne église, aussitôt que la nouvelle serait construite : puis le G août 1862, la fabrique de St.-Germain était autorisée, sur la réquisition de Monsicur le curé Lapointe, à donner effet à cette résolution. Par le zèle et les soins de ce regretté curé, et de Messieurs Lahaye et Potvin, cette maison s’est donc fondée et affermie, en dépit de
l'opposition de plusieurs et de l'indifférence d’un plus
grand nombre, mais en revanche, avec l’aide généreuse d'amis dévoués, tant dans le clergé que parmi les laïcs. Depuis un an particulièrement, Monseigneur l’Evèque de Tloa a appelé quatre prètres et quatre ecclésiastiques à s’y partager l'enseignement. Sous leur direction, les études s’y complètent de plus en plus, ct aujourd’hui le collége renferme à peu près toutes les classes. On compte en ce moment dans l'institution 22 élèves au cours classique, 53 au cours commercial, industriel et agricole, et 47 dans l’école
préparatoire.
“ Mais, Nos Chers Frères, vous le comprenez facilement: ce ne sont là que de faibles commencements, ce n’est qu'au moyen de privations réelles, d’une gène incroyabie que le procureur a pu jusqu’à présent soutenir l'établissement : encore est-il endetté. Les pensions sont extrèmement modiques, elles se paient en grande partie en effets, et assez mal ; la maison n’est point terminée, elle est bien froide, et elle est déjà trop étroite pour les besoins. Que sera-ce quand le nombre des élèves aura doublé, qu’un Grand-Séminaire ÿ aura été ajouté, qu'il faudra trouver un local pour une bibliothèque, un cabinet de physique, des mu.
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“ Au nom donc du Seigneur, au nom de son Eglise, au nom de l’avenir du Diocèse, Nous venons faire un
appel à vos cœurs si catholiques et si charitables.
“ En cela, Nous remplissons un devoir très-important que Nous impose notre charge pastorale, ainsi que le 3e Concile de notre Province Ecclésiastique. “ Nulla (obligatio) quæ majorum minorumque Seminariorum curæ anteponi debeat.’’ “Les Kvèques doivent mettre au nombre de leurs premières obligations le soin des Grands et des Petits Séminaires.” Decretum V1, de
Zpiscopis, Cap. 2.
“ Ministres de Dieu, il dépend de vous surtout d’aider à perpétuer le sacerdoce dans cette partie de la vigne du Seigneur que vous cultivez avec tant de soin, à vous donner de dignes successeurs qui puissent continuer votre œuvre de zèle et de salut. Nous vous dirons avec les Pères du second Concile Provincial de Québec : ‘“ Mettez une grande importance à former à la piété, avec une attention particulière, des enfants de vos paroisses doués d’un bon caractère et ayant des marques de vocation à l’état ecclésiastique ; à leur donner les premiers éléments des sciences ct de l’éducation chrétienne ; enfin à leur aider, s’il en est besoin,
même de votre propre argent, à faire leurs études, et
à entrer dans l'état clérical. Plus vous multiplierez ainsi le nombre des lévites, plus vous vous rendrez agréables à Dieu, plus vous réjouirez la sainte Eglise, : et plus vous étendrez le royaume de Jésus-Christ. ” Decretum de Parochis, art. 22. En vous conformant à ce Décret, on faisant ces sacrifices de temps et d’argent, Nos Respectables Coopérateurs, vous marcherez sur les traces de tant de vos confrères qui, de tout temps, ont encouragé l'éducation dans le pays ; vous conserverez ces nobles traditions de dévouement et d’abnégation que vous ont laissées tant de fondateurs de séminaires et de colléges canadiens.
“ Permettez-Nous de rappeler ici les paroles que notre vénérable Métropolitain vous adressait le 8 décembre 1853. ‘“ Chaque paroisse renferme des familles respectables et chrétiennes où se trouvent des enfants qui se distinguent autant par les qualités du cœur que par celles de l'intelligence. Il s'agirait done d’exhorter les parents à faire cultiver ces jeunes plantes en leur donnant l’éducation collégiale, et de leur procurer au besoin dans ce but l’aide de personnes bienveillantes, qui seraient heureuses de prendre part à la bonne œuvre, si les avantages leur en étaient expliqués. Par ” ce moyen, déjà employé avec succès par un nombre
de MM. les curés, les vides du sanctuaire seraient
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bientôt comblés ; l’on formerait des sujets qui serviraiont utilement l'Eglise, ou qui, s'ils n'étaient pas appelés au saccrdoce, contribucraient au moins au bien
de l'Etat, dans les professions libérales.”
“ Laissez-Nous même ajouter ce passage d’une Lettre Pastorale de Mr. Dosquet, en date du 20 février 1735: “IL cost recommandé aux curés de la campagne d'enseigner le latin ct d'élever dans la piété, pour les mettre en état d'entrer au Séminaire, les enfants de leurs paroisses en qui ils remarqueront des dispositions pour l’état ecclésiastique cet de l'ouverture pour
les sciences.”’
“Quant à vous, pères et mères de famille, vous vous cestimerez heureux si le Seigneur appelle quelquesuns de vos chers enfants à entrer dans son sanctuaire ; vous rogarderez comme un devoir sacré de soconder cos dispositions. Uno bonne éducation ost le plus précioux trésor, est pout-être le seul bien que vous puissiez leur procurer : c’est un héritage que personno no saurait leur ravir. Si donc par leurs talents, leur goût pour l'étude, leur sagosse et leur vertu, ces enfants semblent destinés à uno instruction plus
qu'ordinaire, ne manquez pas de favoriser co penchant
ni de vous imposer les sacrifices nécessaires.
Vous tous à qui le Ciel a accordé les dons de la fortune, empressez-vous de contribuer à cotte œuvre si excellonte, soit en aidant à quelque jeune homme à payor sa ponsion, soit on lui fournissant des livres, soit même en fondant uno bourse ou une partie de bourse, ou en faisant un legs en favour de cette
œuvre.
Une quête à cotte fin pourrait se fairo dans l’égliso
chaque année au mois de juillet.
Que chaque paroisse du Diocèse, même la plus pauvre, tienne à honneur de maintenir à notre Collége au moins un élève ; que les paroisses plus riches lui en envoient plusieurs ; que les hommes influents des divers comtés de Témiscouata, Rimouski, Bonaventure ot Gaspé, surtout messieurs les curés, s’intéressent à cotte œuvre capitale, essentielle ; que les plus grands efforts soient dirigés vers ce but : et notre Collége de St.-Gormain de Rimouski prospèrera ; il sera fréquenté par une jeunosse nombreuse, appliquée, docile et piouse. Vous répandrez ainsi la consolation dans le cœur de votre Evêque; vous attirerez sur
vous-mêmos avec abondance les bénédictions cé-
lestes.
Sera notre présente Lettre Pastorale luc au prône
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de toutes les messes paroissiales le second dimanche après sa récoption.
“ Donné à l’'Evèché de St.-Germain de Rimouski,
sous notre seing, le sccau du Diocèse, ct le contre-
seing de notre secrétaire pro tempore, ce treizième jour de juin 1867.
“ + JEAN, Evéque de St.-Germain de Rimouski.
“ Par Monseigneur, ‘“ CHARLES RouLeau, Eccel.
“ Socrétaire:pro tempore.
Dans unc lettre pastorale du 27 décembre 1868,
Monseigneur s’adressait, par l'entremise de Messiours
les Curés, à tous ses diocésains, leur annonçant son
projet concernant l'érection d’un Séminaire et d’un
Evèché. Voici ce document où se peignent si bien le
zèle et la tendre charité de notre vénérable prélat,.
“ Depuis que la voix du Chef de l'Eglise Nous a appelé à la conduite de ce Diocèse, Nous n’avons cessé de chercher les moyens d’y assurer l'avenir de notre sainte Religion par la fondation d’un Séminaire ct d'un Evêché. Elever une maison où, d’un côté, les jeunes gons puissent dans l'étude ct le silence se préparer soit à l’état ccclésiastique, soit aux diverses
professions libérales, aussi bien qu’à l’agriculture, au
commerce et à l’industrie; et où, de l’autre, les élèvos du sanctuaire puissont dans lo recucillement ot les exercices de la vie spirituelle so disposer au sacerdoco : voilà incontestabloment le premier besoin d’un diocèse naiïssant. Le second est évidemment de fournir un logement convenable à l’Evêquo et aux
prêtres qui doivent l’aidor dans son administration.
Nous nous sommos déjà adressé pour ces deux objets au clorgé et au peuple, ct généralement on a répondu avec empressement ct bonne volonté à notre appel. Cependant il est facile Ge comprendre qu'il Nous sorait impossible de réaliser ces projets si importants pour le bien du Diocèse au moyen des faibles contributions qui Nous sont parvenues jusqu'ici. Mais, d’un autre côté, Nous voudrions réussir à effectuer ces constructions sans surcharger de dettes, surtout d'intérêts ruineux, la Corporation Episcopale, en même temps que Nous désirerions éviter toute entreprise qui serait trop à charge aux pa-
roisges.
Eh bien! Nos Chers Frères, il nous semble que le Seigneur Nous a inspiré un mode tout à la fois efficace et peu onéreüx de prélever les fonds nécessaires. Ce
que Nous ne pourrions point avec nos propres res-
sourcos ou l’aide d'un petit nombre, Nous deviendra possible, aisé même, avec le secours de tous. Voyez quels magnifiques résultats produisent los contributions d’un soul sou par semaine pour la Propagation de la Foi, ct d’un sou par mois pour la Ste. Enfance ? Co sont ces œuvres vraiment catholiques que Nous prenons pour modèles. Après avoir consulté les membres du clergé que Nous avons pu voir, particulièrement ceux de notre Conseil, ct avoir rencontré partout une #ÿprubation entière de notre plan, Nous nous proposons donc de remplacer les différentes quêtes indiquées pour le Collége ct l'Evêché par une seule contribution annuelle, et cette contribution sera, en moyenne, de QUINZE SOUS ou la valeur de QUINZE SOUS,
par communiant, pendant dix ans. De cette façon, uno
famille de quatre communiants n'aura à donnor par
annéo que d'un écu à trois trente sous. Nous sommes d'ailleurs persuadé que beaucoup de familles à l'aise n’hésiteront pas à offrir deux, trois et quatre piastres annuellement, afin de suppléer à la pauvreté de quel-
ques-uns de leurs co-paroissiens.
Quel est celui d'entre vous qui ne dépense pas inutilement ou mai à propos la valeur de quinze sous
par année ? Or voilà les étrennes que Nous demandons