‹ Chronique du Mont-Saint-Michel (1343-1468) (volume 2)Chapitre 39 sur 144 · Lundi 6 octobre · texte numérisé non relu

Lundi 6 octobre

7. Le traité de capitulation de Valognes est resté inconnu jusqu'à ce jour et, par conséquent, on ne connaît pas la date exacte de la

le dit lundy en la compaignie du dit connestable. Et ne partit point le duc de Coustances de cy atant que Gavrey fut prins par composicion le sabmedy ensuivant xi™" jour d'octobre ^

Lors le lundy ensuivant partit le duc et touit^ [sonost] pour aller devant Vire, et au soir arrivèrent a Villedieu la ou furent toult l'endemain a tenir conseil pour nouvelles qui leur vindrent qu'ilz vousissent aller devant Foulgieres pour secourre le siège qu'avoit premier mis messire Pierres de Bretaigne ^, frère segond du dit duc, en la compagnie de plusieurs barons du pais, le dimenche v™° jour d'octobre. Et yceluy mercredy ^, passa l'ost devant Avrenchez et vindrent logier entre les rivières °, et la signourie en ceste ville du Mont Saint Michiel. Après disner, partit le duc et le connestable, et allèrent logier a Entraing ^,

reddition de cette ville aux Français, mais cette reddition eut lieu certainement peu après celle de Garentan, c'est-à-dire pendant la première quinzaine d'octobre 1449. Valognes se rendit sans doute à Abel Rouault, écuyer poitevin, frère du fameux Joachim Rouault. Il est certain du moins qu'Abel Rouault fut mis à la tête de la garnison française de cette forteresse.

1. Le siège de Gavray (Manche, arr. Coutances) avait duré, par conséquent, six jours. Le capitaine anglais, André Trolloppe, ne se rendit qu'après une résistance désespérée (Blondel, p. 102 à 107; J. Chartier, II, 126; Mathieu d'Escouchy, I, 2o3 et 204).

2. Nous n'avons pas besoin de faire remarquer combien cette orthographe est défectueuse, mais nous la conservons parce qu'elle trahit peut-être un nouveau scribe, sinon même un nouveau rédacteur de cette partie de la chronique conservée dans le ms. 5696.

3. Avant de s'éloigner de ses états, François I"' avait institué son second frère, Pierre de Bretagne, son lieutenant dans le duché pendant son absence.

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