‹ Chronique du Mont-Saint-Michel (1343-1468)Chapitre 2 sur 115 · AOUT · texte numérisé non relu

AOUT

Raoul le Sage, chevalier, seigneur de Saint-Pierre, conseiller du roi, certifie que Thomas Pellevé, vicomte de Coutances, qu'il avait fait venir far devers lui à Carentan, a dû prendre une escorte de cinq archers l et hommes de conduit, par crainte des brigands et ennemis du roi.

Nous Raoul le Saige, chevalier, seigneur de Saint Pierre, conseiller du roy nostre sire, certifiions à tous à qui il appartient que Thomas Pellevé, viconte de Goustances, en obtempérant à nos lettres closes à lui rescriptes, est venu au

l'abbé du Mont-Saint-Michel et du seigneur de Saint-Pierre, qui avaient envoyé ledit messager porter des lettres à Guillaume Poisson, receveur des aides pour la guerre es vicomtes de Carentan et de Valognes (Quitt., t. 65, n° 1943). Uu mandement de Robert Josel, en date du 21 août 1432, porte qu'à cette date les Français se concentraient aux environs de la Guerche pour envahir, les uns le Bessin, les autres le Cotentin (Quitt., t. 79, n0 461 5).

1. Ces cinq archers, Robert Adeclef, Artur Heldon, Jean Normant, Chrétien et Thomas Doulard, qui faisaient partie de la garnison de Coutances, reçurent pour frais de conduite une indemnité de cent sous tournois dont ils donnèrent quittance pardevant Pierre le Potier, tabellion juré à Coutances, le, 6 août 1432 (Quittances, t. 65, n° 1879).

jour d'ui devers nous en ceste ville de Carenten pour parler et communiquer aveques lui et plusieurs des officiers et conseulz du roy nostre sire eu bailliage de Costentin estans en icelle ville, pour plusieurs causes touchans grandement le bien de nostre dit seigneur et seurté de son pais et sugez; et pour la doubte et crainte des brigans et ennemis du roy nostre dit seigneur a amené en sa compaignie cinq archiers et hommes de conduit : euquel voiage le dit viconte et gens de conduit ont vaqué et vaqueront, tant en venant, séjournant que pour faire leur retour au dit lieu de Coustances, par l'espace de deux jours commençans le 1111e jour de ce présent mois d'aoust mil ccccxxxn. Tesmoing mon signet cy mis le ve jour du dit mois d'aoust.

(Bibl. Nat., Quittances, t. 65, 110-1876.)

Mandement enjoignant de payer la somme de six livres tournois à Thomas Browe, écuyer, et à cinq archers de la garnison anglaise de Coutances, pour avoir amené du château de Chanteloup au dit lieu de Coutances Guillaume Geelin et Jean le Charpentier, brigands et ennemis du roi, mis en captivité par des hommes d'armes anglais qui couraient le pays en faisant la chasse aux dits brigands.

Robert Jozel, lieutenant gênerai ^de noble homme Hue Spencier, escuier, bailli de Costentin, au viconte de Coustances ou à son lieutenant, salut. Nous vous mandons que des deniers de vostre recepte vous paiez et délivrez à Thomas Browe, escuier, Thomas Adeclef, Jennequin Bourgois, Jehan Wardel, Artur Heldon et Jehan Normen, Anglois, la

somme de six livres tournois pour leur paine et sallaire d'avoir esté par deux voiages du dit lieu de Coustances à Chantelou en la compaignie de Fouques Gaffes, lieutenant particulier de mon dit seigneur le bailli, pour prendre et aprehender es prisons du roy nostre sire au dit lieu de Coustances Guillaume Geellin et Jehan le Charpentier, brigans et ennemis du roy nostre dit seigneur, lesquelx avoient puis n'a guères esté prins par certains Anglois chevauchans le pais et mis en garde eu chastel du dit lieu de Chantelou, comme il estoit venu à la congnoissance de justice, à l'un desquelz voiages fut fait reffus par le capitaine du dit chastel de baillier et délivrer les dis brigans, pour ce que les Anglois qui les lui avoient bailliez en garde n'estoient point de la garnison d'icelle place, mais estoient sur le pays à courir sur les brigans et adversaires du roy nostre sire, et au second voiage avoir amené du dit lieu de Chantelou au dit lieu de Coustances les dis brigans, en faisant lesquelz voiages les dessus diz archiers ont vaqué par l'espace de deux jours, comme tesmoingné nous a esté par le dit Gaffes... Donné pour tesmoing de ce soubz nostre seel dont nous usons eu dit office de lieutenant l'an mil quatre cens trente deux, le xxue jour d'aoust. N. Dixnis.

(Bibl. Nat., Quittances, t. 65, nn 1888.)

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