‹ Chronique métrique de Chastellain et de MolinetChapitre 17 sur 72 · V. 95. Variante. J'ay veit tant savoir dire . MS · texte numérisé non relu

V. 95. Variante. J'ay veit tant savoir dire . MS

V. 97. Senestre, funeste {sinistra). Un très-ancien préjugé, combattu par Brown dans son curieux ouvrage intitulé Pseuilodoxia epidemica , liv. IV, eh. V, fait considérer le côté gauche comme malheureux. Cependant on peut faire valoir des raisons en sa faveur, et ceux qui croient, par exemple, que, dans les chambres françaises, la gauche défend les vrais principes politiques, ne doivent pas tout-à-fait se désespérer. En effet, il y a eu des temps et des circonstances où le côté gauche«étaii considéré comme ayant la prééminence sur le droit. Dans toutes nos églises le côté gauche est encore celui de l'évangile : il est infiniment plus respectable que celui de l'épilre. Chez les premiers chrétiens où les deux sexes étaient séparés par des balustrades , les femmes occupaient toujours le côté droit, les hommes le côté gauche. (Baronius, J7in.\\l , 293.) Le cœur, cette source de la vie, incline vers la gauche. Les profonds philosophes qui savent si bien , et d'une manière immanquable , l'art de créer les sexes à volonté , recommandent aux femmes qui veulent un garçon , de se coucher sur le côté gauche. Au concile de Nicée , les légats du pape étaient assis à la gauche de Constantin et les patriarches d'Antioche et de Jérusalem à la droite de cet empereur. Le côté gauche du temps de Salomon était celui de la gloire et des richesses : In sinistra ejus gloria et divitiœ. Enfin Ermoldus Nigellus, qui florissait au IX^ siècle, est auteur d'un poème où l'on voit que , dans l'ancienne cathédrale de Strasbourg , l'autel de Saint- Paul était du côté droit du chœur, et celui de Saint-Pierre du côté gauche :

Dextra par sedis Pauli nam munere gaudet , Fulcitus lœva nomine quippe Pétri.

Foy. Grandidier, Hist. de l'Égl. de Strasbourg ,\l, 120, et Morin, Méin. sur les privil. de la main droite; Hist. de l'Acad. des inscrip. , III , 68-74.

V. 98. Variante. Depuis vis-je cusement, MS. Ce dernier motdoilètre rais pour ausement, pareillement.

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