‹ Chronique métrique de Chastellain et de MolinetChapitre 33 sur 72 · V. 325. Variante · texte numérisé non relu

V. 325. Variante

La cité de Méance

En est tournée en fu , MS.

V. 328. Variante. Qu'onc tel pitié ne fu. MS, Ces événemens eurent lieu pendant la guerre que se firent les compétiteurs du siège de Mayence , Thierri II d'Isembourg, et cet Adolphe de Nassau que M. A^au Praet a pris pour un archevêque de Metz. (Voyez notre édition de VHistoire des ducs de Bourg, j VII, 10, note.)

70 RECOLLECTION.

0 hault duc plein de gloire , 350 Et vous son noble filz !

Geste brefve mémoire De tant de divers dis Ay fait en vos louanges D'un cueur non vermolu ; oo5 II plaise au roy des anges Qu'il vous tourne à salu.

V. 529. Ici , dans le MS. de Bruxelles, se trouvent ces deiiv strophes , que n'ont point les imprimés :

J'ay veu basse personne

De povre extraction ,

Monter en si hault trosne

Que le mont de Sion ,

Puis , par œvre confuse ,

Faire si or Je fin,

Que la terre refuse

D'enporter le norin. (Be porter ses dépouilles ? )

J'ay veu maint aultre chose

De moult grant extimer.

Que cy point je n'expose

Ni ne veulx remuer.

Par temps se vendra l'eure

Que ailleurs aront leur lieu.

Dont de ce qui demeure (demoure.)

Je le remetz in Dieu.

Cette dernière strophe se lit aussi dans un MS. de Tournay, intitulé Chronicques en hrief comenchant l'an XXX , in-4o, pap., no 36.

V. 530. Et vous son noble filz. Un MS. mod. de la bibl. de Bourg., côté autrefois 1250, in-4o, porte pour titre : j4d Carolosiorum Comitein , liber de virtutibus sui genitoris Philippi , Burgundiœ et Brabantiœ ducis.

V. 334. Vermolu. Dans Gautier de Coinsi on trouve vermenous au lieu de vermolu : Toz vermenous devint ses madrés, Méon,Nouv. rec. de fabliaux, Brux.,11,97.

V. 536. Ici finit le manuscrit de Bruxelles. La strophe est suivie des mots : Amen,eTplicit les cronicques abrégiés l'aventurier. La strophe xltii, qui annonce la suite par Molinet , manque.

RECOLLECTION. 71

J'ay veu dure vieillesse , Qui me vient tourmenter; Si fault que je délaisse 340 L'escripre et le dicter En rime telle quelle , Puisque je vais mourant ; Molinet, mon séquelle, Fera le demourant.

345 J'ay veu ung petit comte ,

Seigneur de Charolois,

Qui bailla bien son compte

A Loys de Vallois.

Au Mont-Héry en France 550 Son ost le poursûy ;

Mais l'ung tint place franche

Et l'autre s'en ftiy.

J'ay veu la chaudrelière Orgueilleuse Dinant ,

V. 344. Ici se termine ce qu'a écrit Georges Chastellain. Le reste est de Jean Molinet. «Effectivement, dit avec une sévérité excessive l'auteur des Mé- « langes déjà cités, p. 318, Molinet a continué cette chronique avec une pla- « titude singulière : tout ce qu'il dit d'important est mal tourné, et il y fait « entrer une infinité de misères. Il y a cependant quelques faits intéressans , « mais si mal exprimés qu'il vaut mieux les lire en prose. «

V. 348. Bataille de Moutlhéry, pendant la guerre dite du bien public , eu 1465. Louis XI fut battu par les princes réunis. (Buchon.)

V, 349. Variante. Ju Mont-Henri en France, édition de 1531 , Coustelier, etc.

V. 353. Chaudrelière et non pas Chandrelière , comme dans les imprimés,

72 RECOLLECTION.

355 Ville assez singulière , Mais toujours huttinant; Pour sa grande arrogance Le Lyon très hardy

qui bat le cuivre, chaudrelas; chaudrelier est proprement un chaudronnier. Un MS. du XlIIe siècle qui indique les choses de ce temps qui avaient le plus de réputation, n'oublie pas le cuivre de Dinant. {Archiv. IV, 77.) La vengeance tirée de cette ville par le duc Charles de Bourgogne , est trop connue pour qu'on s'y appesantisse dans une note.

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