‹ Chronique métrique de Chastellain et de MolinetChapitre 51 sur 72 · LXXXVIII · texte numérisé non relu

LXXXVIII

Je veiz devant Bouloigne Le fils de Ravenstein Mettre gens en besoigne, 700 Cinq mille , il est certain ,• Liégeois plus de dix mille, Par chevallereux faictz Furent, comme vme pille, Succombez et deffaitz.

706 Liégeois y apportèrent

Cinq tonneaux de licolz ;

Car pendre ils y Guidèrent

Bourgoignons par les colz ;

Mais des clères espées , 710 Picques et gaurelos

Eurent gorges coppées,

Sans y avoir grant los.

J'ay veu peuple , en mes livres , De famine troublé , 715 Et vendre quatre livres Ung seul mencault de blé ;

V. 697. Bouloigne. C'était un château, au milieu d'un marécage , à trois lieues de Liège, sur le Jarre, où se tenaient quatre-vingts à cent compagnons de guerre, du parti de Guillaume de la Marck, pelotons le pays et portant grand dommage aux Bourguignons.

V. 698. Adolphe de Clèves, seigneur de Ravenstein. (Buchon.) M. Buchon se trompe encore. Il est parlé ici de Philippe de Clèves et non pas d'Adolphe.

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