‹ Chronique normande du XIVe siècleChapitre 140 sur 315 · et lui manque B · texte numérisé non relu

et lui manque B

3. Voici le récit du siège de Meaux, d'après le ras. 5610 : Et laissa se femme à Miaux, avec luy le Beghe de Villainnes et le Beghe de Chambely, qui firent garnisonz grant plenté mettre en le fortresche du Marquiet, car il y metoient tout l'avoir des villains, qu'il avoient mort et descunfit en pluiseurs lieux. Lors se doubterent cliil de la ville et de Miaux et mandèrent secours à cliiaux de Paris, dont leur envoia li prouves des marchans xniic homme:', du commun de Paris. Ghil les rechurent liement. Dont alerent sur le pont pour assallir le fortresche du Marquiet, mais li noble se deffendirent fort, et là fu ochis li Beghes de Chambely, qui estoit boins chevaliers. Mais toutefois tinrent li noble le fortresche du Marquiet tant que chil de Paris s'en râlèrent. Et tanlost apprés entrèrent li noble en le ville et le fourrèrent et y boutèrent le fu et ochirent grant plenté de gent, et fu moult le ville essillie par fu.

de Navarrois et autres gens d'armes, et par conseil yssirent de Paris xiiii'" hommes de commun pour aler avec lui assegier le régent à Gompiengne, et alerent jusques à Senliz, et oirent dire que grant foison de nobles venoient à la semonse du régent de France et retournèrent de Senliz à Paris.

En ce temps s'assemblèrent les ^ nobles de pluseurs contrées^, et fut le pais de Beauvoisin ars en pluseurs lieux et le peuple occis et cliaciez et leurs richesses tolues, dont moult en avoient. Lors assembla le régent les nobles hommes jusques à x ou xii miP et autres gens combatans, et ala à siège devant la cité de Paris, et requist conseil à ses amis comment il pourroit seignourer^ ceulz, qui lui et ses amis grevoient si cruelment. Là ot conseil le régent, que [se] sa bataille feroit contre ceulz de Paris et il estoit victorieus et il abandonnoit aux nobles hommes à destruire la ville de Paris, moult seroit merveilleuse la perte et moult en pouri'oit ennuier au roy Jehan son père, qui estoit prisonnier en Engleterre; et se il avenoit que il feust descontiz et son peuple occis, il seroit en aventure d'estre chaciez hors^ du royaume, car le roy de Navarre, dont ilz avoient fait leur gouverneur, tendoit moult à le déshériter. Adont par conseil fut traitie la paix du régent et du roy de Navarre, et fut tendu un paveillon entre la maison Saint Anthoine et le bois de Vinciennes. Là s'assemblèrent les ii parties et fut la

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