ouvreroit B
laissassent leur garde, dont Phelippe Giffars et autres, qui estoient aliez à la trahison, le blasmerent et voulurent avoir les clefz de la porte de sa garde et retraire ses gens et leur garde laissier. Lors ce Jehan Maillart s'apparceut bien de trahison et manda Pépin des Essars et pluseurs autres bourgois et les fist armer et pluseurs autres^ et fîst drecier une bannière de France, et crioit cil et sa gent : « Montjoye au riche roy et au duc son « fîlz le régent, » et assembla avecques eulz grant foison du peuple de Paris en armes et alerent voir aux portes et les forteresses visitera Et avint que vers la porte Saint Anthoine, ils trouvèrent le prevost des marchans et autres de ses aliez, qui par couverture crioit : « Mont- « joye au riche roy et au duc son fîlz le régent, » si comme les autres. Adont Jehan Maillart requist au prevost des marchans et pardevant le peuple, que il montrast les lettres, que le régent leur avoit envolées, mais il ne les monstroit mie voulentiers, pour ce que le mandement lui estoit contraire, et se cuidoit excuser par paroles. Mais li pluseurs conceurent la trahison, et là fut assailliz du commun et occis \ et estoit appelle Estienne Marissiaux. Avec lui fut occis Phelippe Giffars, Giles Marissiaux, Symon Parmes, Jehan de Lille. Après la mortd'iceulz, fut prins Joserans^ du Mascon, Charles Toussât , Jehan Godart , Pierre de Puisieux , Pierre Giles, le chastellain du Louvre et pluseurs autres. Adonc fut mandé le fait au régent, et il manda que ceulz qui estoient emprisonnez feussent mis à mort
1. autres manque B; Pt list armer les gens de sen quartier 5610.