Oisy, Aisne, arr. de 'Vervins, cant. de Wassigny
9. Honnecourt, Nord, arr. de Cambrai, cant. de Marcoing. Le 6 septembre 1.339, Philipj)e IV manda à Barthélemi du Drach, trésorier des guerres, de donner 400 1. p. « pour faire reffaire et appareillier ce <pie nostre amé et féal chevalier et conseillier et maistre de nos arbaleslriers, le Galois de la Baume, vous dira qui a mcstier à reffaire et rappareillier ou chastel de Honnecourt » et « pour faiie reffaire et rappareillier ce que il verra que à faire sera es autres chasteaux de par delà... » (Bibl.
lippe VI marche contre lui^. Ravage de la Thiérache par les Anglais. L'armée française les suit jusqu'à Buironfosse ; Edouard III se retire à Douai, puis à Anvers2. Il congédie ses alliés et séjourne dans cette ville jusqu'au printemps, avec la reine et ses fils (Pages 41-42).
Philippe VI revient en France 3. Les Flamands, par le conseil de Jacques d'Artevelle, lui réclament les villes de Lille* et de
nat., Pièces orUj., vol. 226, doss. Baume, n" 5). Le maître des arbalétriers donna quittance de cette somme le 16 septembre suivant [Ibid., n° 6). Sur la défense de ce château et la belle conduite de l'abbé d'Honnecourt, qui combattit corps à corps avec Henri de Flandre, vojez Froissart, I. 166-168. — Crèvecœur, Nord, arr. de Cambrai, cant. de Marcoing. — Bouchain, Nord, arr. de Valenciennes.
1. Philippe VI rassembla son armée à Saint-Quentin (Cont. de Nangis, II, 163).
1. Froissart (I, 174-184) a tenu à donner le beau rôle à Edouard 111 dans le récit qu'il a fait de l'expédition de Buironfosse (Aisne, arr. de Vervins, cant. de La Capelle); malheureusement les actes diplomatiques et le Continuateur de Nangis (II, 165) s'accordent pour prouver que le roi d'Angleterre dut battre en retraite devant l'armée française. Dans la nuit du ditnanciie 17 octobre 1339, Le Gaiois de la Baume, maître des arbalétriers, informa Edouard III que s'il voulait attendre jusqu'au mercredi suivant (20 octobre), le roi de France viendrait établir son cam]> près de lui et lui offrirait la bataille pour le jeudi ou le vendredi (21 ou 22 octobre). Le lendemain 18. Edouard lit répondre qu'étant entré en France depuis plus de trois semaines, Philippe VI aurait bien pu trouver l'occasion de le combattre s'il en avait eu le désir, mais que toutefois il attendrait jusqu'au jour indiqué (Rymer, II, 2, p. 1093). Il l'attendit en effet et sans les conseillers du roi de France, qui le dissuadèrent de livrer bataille un vendredi (Cont. de Nangis, II, 164), la bataille aurait eu lieu à Buironfosse. Edouard profita de ce nouveau délai pour lever son camp le soir même; le 1" novembre, il était à Gand (Rymer, II, 2, p. 1094), le 13 du même mois, il était de retour à Anvers {Ibid., }.. 1097).
3. D'ai)rès Froissart (I, 184), le roi quitta Buironfosse le samedi 23 octobre; le maître des arbalétriers ne paraît toutefois avoir quitté ce lieu que le 28 (Bibl. nat., Coll. Dt'cam|)S, vol. 83, f° 244 b), le 29 il était de retour à Saint-Quentin (Bibl. nat.. Pièces orig., vol. 226, doss. Baume, n° 15).
4. Avant de retourner à Paris, Philippe VI mit des garnisons dans les grosses villes, comme Lille, Douai et Tournai. Le maître des arbalétriers fut envoyé à Lille: le 3 novembre 1339, il donna quittance de 150 I. t. « lesquelles furent baillies à Estienue Morel, nostre escuier, qu'il nous aporta à Lile en Flandres, où nous estoient [sic) aie au partir de S. Quen-
Douai, pour lesquelles ils ont payé les sommes convenues; en cas de refus, ils menacent de lui faire la guerre. Philippe renvoie le comte Louis en Flandre en le chargeant de contenir ses sujets. Retour du comte qui n'a pu réussir dans sa mission. Les Flamands appellent Edouard III à Anvers; il y vient avec sa femme et ses deux fils et conclut avec eux une alliance contre le roi de France, à l'abbaye de Saint-Bavon de Gand^. Il laisse ensuite sa femme
tin. » (Bibl. nat.. Pièces orig., vol. 226, closs. Baume, n" 17, orig. se). — Le comte d'Eu, connétable de France, fut envoyé à Tournai, où il avait séjourné dès 1338. Voici quelques extraits des comptes du connétable qui donnent des renseignements sur les opérations qui précédèrent et
suivirent l'ost de Buironfosse : « Monseingneur de Bailleul Item lui
doit-on pour le demourant de ses gages deserviz sus les frontières de Flandres par cedule de Monseigneur, donnée à Tournay, xix de may
ccGxxxviii, d'une part A li pour i pallefroy et i sommier mors ou
voyage de Flandres à Pasques cccxxxviii A li pour le demourant de
ses gages deserviz à Tournay et à Amiens par cedule xvni d'octobre
ccGxxxviii A li pour le demourant de ses gages de l'ost de Buren-
fosse Pour i autre restor, deu à Marquerel du temps que Monseigneur
fu à Tournay après le retour dudit host de Burenfosse » (Arch. nat.,
JJ 269, î" 28 b). — « Monseingneur de Houdetot. ... A li pour le demourant des gages mons. Thibaut de Moreul desserviz à Tournay en esté
cccxxxviii A li et à mons. Robert de laHeuse pour le demourant de
leurs gages desserviz à Lille et à Tournay en Pasques, commençant l'an cccxxxviii... A li pour gages et restors tant par le compte fait aus genz d'armes à Amiens xvi jour de septembre cccxxxvni, comme par i autre
compte fait aus dites genz à Tournay ou mois d'octobre ensuivant
Pour le demourant de ses gages desserviz à Tournay en yver cccxxxvni, par compte fait aus genz d'armes à Tournay en avril entrant cccxxxix...
Pour restor de ii chevaux en l'ost de Burenfosse Pour restor d'un
cheval affolé au partir de Tournay on décembre cccxxxix » {Ibid., f° 30). — Le même registre nous donne les états de service du connétable de 1338 à 1340; il alla à Amiens avec le roi en septembre 1338; à Tournai avec le roi de Navarre au mois de déceud)re suivant; à Comjjiègne avec le roi en septembre 1339; à Saint-Quentin, en septembre; à Buironfosse avec le roi en octobre; en mai et juin 1340 en Hainaut avec le duc de Normandie; en juillet, août et septembre avec le roi et à Tournai (Voir plus haut p. 221).
1. Ce fut à la suite de l'assemblée de Gand qu'Edouard III prit le titre de roi de France; il était encore à Anvers d'après un acte du 21 janvier (Rymer, II, 2, p. 1106); cet acte est ainsi daté « anno regni régis tertio decimo ». Dans un acte daté de Gand, le 26 janvier {Ibid., 1107), on lit au contraire : « Anno regni nostri Francife primo, Angliaî vcro quartodecimo » ; c'est donc entre le 21 et le 26 janvier 13 iO qu'Edouard III prit
et ses enfants à Anvers avec les comtes de Salisbury et de Suffolk et retourne en Angleterre pour lever une armée < (Page 42).
Philippe VI envoie Hue Quieret , Nicolas Béhuchet et Barbevaire vers l'ile deGagant pour gêner le commerce des Flamands 2 (Page 43).
le titre de roi de France. Le 8 février, dans un acte solennel, il déclarait que ce titre lui avait été reconnu par les Flamands et invitait tous les Français à les imiter [Ihid., p. 1108-1109).
1. Edouard III était de retour en Angleterre le 1*^' mars 1340 [Ibld., p. 111.5).
2. Les courses des marins Français ne se bornaient pas à gêner le commerce des Flamands; ils croisaient aussi en vue des villes de la côte anglaise et ils saccagèrent l'île de Wight (Froissart, I, 188-189). Dès 1337, Ayton Doria entrait au service de la France avec quarante gâtées de Gênes et de Monaco (Voyez plus haut, pp. 210-213). Quant à Nicolas Béhuchet, conseiller du roi, il était capitaine de larmée de mer dès 1338 (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 265, doss. Béhuchet, n" 10, orig. se). Le 19 mai 1340, étant à Harfleur, Hues Quieret, amiral de France et Nicholas Béhuchet, mandaient au garde du clos des gâtées de Rouen de pourvoir à ce qu'Etienne de Compiègne « député sur le fait des garnesons de la présente armée » put leur amener des farines et des biscuits : « Et comme il conviengne nécessairement (jue les farines et bescuis dessus dis soient couvert bien soutisanment et par telle maïuere que sauvement sans empirier d'yaue de pluye ou autrement il puissent estre amenés par devers nous, vous mandons que des très du roy et autres choses ({ue vous aves par devers vous convenables pour le sauf conduit des becuis dessus dis vous balliés et délivrés au dit Estienne » [Ibid., n° 5; orig. se). Ce même Hue Quieret avait pris part au pillage de Southampton. ainsi que l'indique le mandement suivant qu'il adressait de Leure (Seine-Inférieure, comm. Le Havre), le 15 novembre 1338 à Jean Gaite, trésorier de l'armée des galées de Gênes : « Comme nous, afin que les gens de l'armée de la mer fussent plus courageus et volenticus à honnour et protht du dit seigneur es causes api)artenantes à la dite armée, eussions ordené que les premiers qui entreroient la ville de Hantonne, |iar nous en la dicte armée en Engleterre nouvelement prise, auroient cent livres tornois, et combien que trouvé ait esté par information sur ce faite que nos escuiers et genz proju'es y fussent premièrement entrés et emprès euls les gens et maronniers de la galle Ayton Doyre, les quiex secoururent et aidèrent les nostres dictes gens ou péril où il se mirent, toutevois n'avons mis voulu que noz dictes genz eussent les dictes cent livres, ançois avons voulu et voulons que cil qui les secoururent, comme dit est, les eussent, nous vous mandons que tantost et sanz delay bailliez et délivrez au dit Ayton les dictes cent livres torn. ou cent deniers d'or à l'escu, qui autant valent, pour les donner et distribuer aus dictes genz
La garnison de Cambrai assiège inutilement le château d'Escaudeuvresi, elle saccage la ville d'Haspres et plusieurs autres en Hainaut^. G-uillaume, comte de Hainaut, se rend à Gand et fait alliance avec les Flamands, en même temps que le duc de Brabant, le duc de Gueldres et le comte de Julliers' (Page 43).
Godemart de Paye*, gouverneur de Tournai, ravage la Flandre jusqu'aux environs d'Audenarde. Jacques d'Artevelleet 40,000 Flamands viennent assiéger Tournai. Les comtes de Salisbury et de Suffolk ravagent les environs de Lille; ils sont défaits et pris par la garnison de cette ville et envoyés au roi Philippe (1339)^ (Page 43).
Jean, duc de Normandie, vient assiéger les châteaux d'Escaudeuvres et de Thun, après avoir ravagé le Hainaut jusqu'à Valenciennes^. Prise du château d'Escaudeuvres; résistance prolongée de ceux de Thun'^ et de Relengues^. Guillaume de Hainaut appelle
(le sa dicte galle pour la dicte cause, à chascun si connue bon ii semblera et miex gaaignié l'ara » (Bibl. nat.. Cuil. Clairambauli,
vol. 825, fMQ; orig. se).
1. Froissart (1, 190) ne parle que du siège de Relenghes, forteresse très proche d'Escaudonivres, qui fut prise par les Cambrésiens.
2. Haspres, Nord, arr. Valenciennes, cant. Bauchain. — Cette expédition fut entreprise, d'après Froissart, pour punir les gens du comte de Hainaut des incursions continuelles qu'ils faisaient dans le Cambrésis (I, 193-195).
3. Sur ce voyage du comte de Hainaut. voyez Froissart, I, 204.
4. Godemard de Faye était capitaine de Tournai pour le roi de France (Froissart, I, 193) ; sur cette chevauchée des Français en Flandre, voyez le même auteur (II, 3).
5. Cette première tentative de Jacques d'Arteveld contre Tournai et la prise des comtes de Salisbury et de Suffolk, près de Lille, eurent lieu en 1340 (voyez Froissart, II, 4-8).
6. Le château d'Escaudœuvres fut pris par le duc de Normandie avant le 3 juin 1340. puisqu'il y résidait à cette date (Froissart, II, xii, n. 2): dans le courant de juin, le château de Thun eut le même sort, comme l'atteste un acte daté de « noz tentes, après la prise du chastel de Thun, l'an 1340, au mois de juin » (Arch. nat., JJ 73, f" 117, pièce 137; cité par M. Luce, Froissart, II, xiii, note 8).
7. La garnison de Thun obtint, d'après Froissart, une trêve de quinze jours, au bout de laquelle elle devait se rendre, si elle n'était pas secourue; malgré l'arrivée du comte de Hainaut, qui aurait pu essayer de la dégager, la garnison abandonna la place (II, 26 et 29).
S. 11 s'agit certainement ici du siège que Froissart mentionne de son côté, mais en le plaçant à une autre date (I, 190).
les Flamands au secours de ces places. Il est rejoint par Jacques d'Artevelle et 40,000 Flamands', qu'accompagnent les ducs de Brabant et de Gueldres, le comte de Julliers, le marquis de Brandebourg, Regnaut de Beaumont et Jean de Fauquemont^. Les deux armées occupent les deux rives de l'Escaut. — Invasion de la Thiérache par Jean de Hainaut, qui brûle Aubenton^. Les Français ravagent les environs de Ghimay* et de Beaumont^ (P. 44).
Bataille de l'Écluse et défaite des Français (juin 1340); mort de Hue Quiéret et de Nicholas Béhuchet^. Edouard III se rend à Gand^ (Pages 44-45).
Les alliés offrent la bataille au duc Jean, puis décampent sans combattre et abandonnent le château de Thun^. Philippe VI fait détruire ce château et ceux de Relengues et d'Escaudeuvres et se retire à Arras. Le duc d'Athènes et le vicomte deThouars détruisent Bavay^ et ravagent le Hainaut jusqu'à Maubeuge. Le roi les