Voyez Froissart, I
4. Voyez Froissarl, I, ccxv-ccxx. Edouard III quitta l'Angleterre le 16 juillet 1338 (Rymer, II, 2, p. 1050); il séjourna à Anvers jusqu'au 16 juillet 13.39 {Ibid., p. 1087).
5. Edouard III reçut ce litre avant le 13 novendjre 1338; en effet, Benoit XII, dans une bulle datée de ce jour, reproche amèrement au roi d'Angleterre d'avoir accepté ce titre de la main d'un soi-disant empereur excommunié (Rymer, II, 2, p. 1063).
6. Ce ne fut qu'en novembre 1339, c'est-à-dire postérieurement au siège de Cambrai, qu'un accord fut conclu entre le roi de France et les habitants de cette ville. Philippe VI s'engagea à entretenir 300 hommes d'armes et 300 aibalétriers pour la défense de la place (Arch. nat. JJ 73, pièce 244, f° 191. — Froissarl, I, ccxxv, note 1); mais bien avant celle date les Cambrésiens étaient entrés en relation avec les Français, et si le duc de Normandie eut le litre de gouverneur ou bailli de Cambrai, ce furent Le Galois de la Baume, maître des arbalétriers, et le conite d'.\rinagnac, qui s'occupèrent de la mise en état de défense de la ville. Dès le 29 octobre 13.39, le premier de ces seigneurs donne quittance à François de l'Hôpital, clerc des arbalétriers, de 3000 1. t. « pour nous acquitter à Cambray de ce en <juoy nous y estions tenus pour le fait du dit seigneur » (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 226, doss. Baume, n" 4, orig. scel.). — Un compte du 24 janvier 1340 (n. s.), que nous publions plus haut, (pp. 214-216), nous montre que rien ne fut épargné pour mettre la place
Hainaut'. Guillaume de Hainaut et Jean de Beaumont assiègent Cambrai (1338)3. Le châtelain de Thun-l'Évêque vend son château aux Anglais^; ce château est situé près de ceux de Relengues* et d'Escaudeuvres^ qui appartiennent au comte de Hainaut (Page 41).
Siège de Cambrai; Edouard III, qui ne peut prendre la ville, va se loger à l'abbaye de Vaucelles*', puis au Mont-Saint-Martin'''; il ravage le pays sur son passage et tente sans succès de s'emparer d'OisyS, d'Honnecourt, de Crèvecœur et de Bouchain". Phi-
à l'abri d'un coup de main; Hugues de Cardaillac fut même chargé de faire faire dix canons: une |iareille mention est encore assez rare à cette époque pour mériter d'être signalée. — Le 2 août 1340 (n. s.), Le Galois de la Baume donna quittance des gages qui lui étaient dus pour être demeuré « es parties de Vermandois et de Cambresis » du 1" août 1339 au 24 janvier 1340, avec un chevalier, 23 écuyers de son hôtel, 30 arbalétriers et 30 sergents de pied (Bibl. nat.. Pièces orig., vol. 224, doss. Baume, n' 25, orig. scel.). — Enfin la présence du corate d'Armagnac à Cambrai est attestée par un passage du compte que nous publions plus haut.
1. D'aj)rès Froissart (I. 151), Edouard III fit valoir son titre de vicaire de l'Empire pour obtenir la permission de traverser le Hainaut avec son armée. Il se mit en marche à la fin d'août ou au commencement de septembre 1339; il était encore à Bruxelles le 20 août, et le 19 septembre il séjournait à Valenciennes (Rymer, II, 2, p. 1089 et 1090).
2. Le siège de Cambrai eut lieu non pas en 1338, mais en 1339. Voir plus haut.
3. Thun-î'Évêque (Nord, arr. et cant. de Cambrai). Froissart (I, 156) dit seulement que ce château n'avait pas une garnison sufTisanfe pour se défendre avec succès.
4. Relenghes, Nord, arr. et cant. de Cambrai, comm. d'Escaudœuvres.