‹ Chronique normande du XIVe siècleChapitre 236 sur 315 · Bavay, Nord, arr. d'Avesnes, cli.-I. de cant · texte numérisé non relu

Bavay, Nord, arr. d'Avesnes, cli.-I. de cant

rappoUe à la prière de sa sœur, l'abbesse de Fontanelle, mère du comte de Hainaut (Pages 45-46).

Le roi de France met garnison à Tournai, Lille i et Saint-Omer; Edouard III et ses alliés se préparent à assiéger Tournai 2. — Robert d'Artois et les Flamands attaquent Saint-Omer que défendent le duc Eudes de Bourgogne, les comtes d'Armagnac et de Fauquernbergue. Bataille de Saint-Omer (25 juillet 1340)3; défaite de Robert d'Artois; il bat en retraite sur Ypres, puis se rend au camp d'Edouard , devant Tournai. Siège de Tournai par Edouard III, le duc de Brabant, le comte de Hainaut, les Flamands et Jacques d'Artevelle, et leurs alliés d'Allemagne; les assiégeants sont au nombre de 300,000 (Page 46).

Tournai est défendu par les comtes de Foix , d'Eu et de Périgord, le vicomte de Narbonne, Louis et Aimar de Poitiers, Godemart de Faye, Savari de Vivonne et Robert Bertrand (Pages 46- 47).

Philippe VI vient camper à deux lieues de l'ennemi, près du pont de Bouvines*. Escarmouches entre les éclaireurs des deux armées. L'évêque de Liège s, allié des Français, bat Regnaut de

1. Les S'irnisons de Lille et de Tournai furent commandées du 18 octobre 1.339 au 1" octobre 1340 par Godemar de Faye (Bibl. nat., Coll. Decamps, vol. 83, f" 308 b); d'autre part, Louis d'Espagne, comte de Talmont, fut capitaine de Lille, du 16 avril au 27 septembre 1340 {Ibid., f" 310 b. Cité par M. Luce, Froissart, II, xviii).

2. Dès le 9 juillet, Edouard III annonçait ses intentions : il comptait se diriger vers Tournai avec 100,000 Flamands, pendant que 50,000 autres, sous le commandement de Robert d'Artois, iraient attaquer Saint-Omer (Rymer, II, 2, p. 1130). Les alliés devaient se trouver devant Tournai, le 22 juillet (Froissart, II, 43).

3. Sur la bataille de Saint-Omer, voyez le Continuateur de Nangis (II, 170), et les Grandes Chroniques (V, 390-397). La date du 25 juillet donnée par notre chroniqueur s'accorde avec une mention de compte (Bibl. nat.. Coll. Decamps, vol. 83, f" 343), d'après laquelle, à cette date, « devant Saint-Omer » , 38 écuyers furent faits clievaliers (voyez Froissart, II, xxxi, note 2).

4. Philippe VI convoqua son host à Arras au mois de juillet 1340 (Bibl. nat.. Coll. Decamps, vol. 83, f° 296). Le 30 juillet il était près du prieuré de Saint-André (Nord, arr. et cant. de Lille), (Rymer, II, 2, 1131); mais ce ne fut qu'au mois de septembre qu'il vint s'établir près du pont de Bouvines (Arch. nat., JJ 73, 1° 193 b, pièce 247). — Voyez Froissart, II, xxv, note 1.

5. Adolphe, évéque de Liège, figure sur les rôles de l'host de Bouvines (Froissart, II, xxiv, note 2).

Fauquemont et Jean de Hainaut près de Mons en Puellei. Une semaine après, le marquis de Juiliers, allié d'Edouard, défait au même endroit un corps de Français commandé par Charles de Montmorency et son frère et Billebaut de Trie ; ces trois seigneurs sont faits prisonniers ^ (Page 47).

Dans la dernière semaine d'août, le sénéchal de Londres, celui de Hainaut, Regnaut de Fauquemont et Gautier de Manny défont dans une reconnaissance Gobert*, évêque de Liège, et ses gens. Le comte de Savoie et son frère Louis arrivent à temps pour dégager révêque et battre les Anglais. Le siège de Tournai dure en tout onze semaines* (Pages 47-48).

Cependant le pape, à la demande de Philippe, excommunie les Flamands. Tentatives de réconciliation entre les deux rois; une trêve de trois ans^ est conclue et les Flamands sont absous de l'excommunication. Levée du siège de Tournai; retour du roi Philippe à Paris. Les comtes de Salisbury et de Sutfolk'* et Guillaume de Montaigu sont échangés contre Charles de Montmorency, son frère et Billebaut de Trie (Page 48).

Mort du duc Jean de Bretagne; il est enterré à Nantes'. Jean de Moutfort s'empare de Limoges et du trésor du feu duc et soulève la Bretagne. Il occupe Nantes, Chavorcel^, Vannes, Rennes, Binant. Il est soutenu par la noblesse, mais combattu par les gens des communes (Pages 48-49).

1. Mons en Pévèle, Nord, arr. de Lille, caut. de Pout-à-Marcq.

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