Sur ce combat voyez Froissart, II
3. L'évêque de Liège se nommait Adolphe et non Gobert; voir plus haut.
4. Nous avons vu plus haut que les alliés devaient se réunir devant Tournai le 22 juillet: les trêves conclues entre Edouard III et Philippe VI sont datées du 25 septembre (Rymer, II, 2. pp. 1135-1137); le siège de Tournai n a pu par conséquent durer onze semaines, comme le dit notre chroniqueur, mais tout au plus 8 ou 9.
5. Les trêves ne devaient pas durer trois ans, mais seulement jusqu'à la nativité de Saint-Jean-Baptiste de l'année suivante (Rymer, ibid.).
6. D'après Froissart, les comtes de Salisbury et de Sutfolk, prisonniers des Lillois, auraient été échangés par le roi de France avec eux contre Wadard de la Croix, chevalier de Hainaut, pris dans un combat par les gens de l'évêque de Liège (II, 61-62).
7. Jean III, duc de Bretagne, mourut le 30 avril 1341; d'après le Continuateur de Nangis (II, 185), il fut enterré à Ploërmel.
8. Champtoceaux (Maine-et-Loire, arr. de Cholet), dont le duc de Normandie eut à faire le siège en 1341, lors de son expédition en Bretagne.
Charles de Blois fait valoir les droits de sa femme sur le duché de Bretagne. Le roi de France saisit le parlement de l'affaire. Cite en justice, le comte de Montfort refuse d'obéir et va prêter hommage à Edouard 111 ' (Page 49).
Le parlement adjuge le duché à la femme de Charles de Blois; le roi de France reçoit l'hommage de ce dernier, qui envahit la Bretagne avec son oncle, Charles d'Alençon, et le comte de Harcourt^. Prise de Rennes^ et de plusieurs autres villes. Défaite des habitants de Saint-Aubin du Cormier'* et surprise de cette place; le château gardé par Papellon de Saint-Gilles ne peut être pris. Charles de Blois reçoit l'hommage d'un certain nombre de villes et de seigneurs. D'autres ne lui prêtent hommage qu'à contre-cœur et avec l'intention de le trahir; alliance entre les chevaliers bretons et les chevalier^ normands^. Plusieurs seigneurs bretons refusent absolument de reconnaître son autorité (Pages 50-51).
Il demande des secours à Philippe VI, qui lui envoie son fils
1. D'après Froissart, Jean de Montfort fit à Paris une entrée magnifique ; voyant ensuite que ses affaires allaient mal, il s'enfuit sous un déguisement (II, 103-105; Continuateur de Nantis, II, 186-187; Grandes Chroriqiies, V, 412-413). Comme l'a remarqué M. Luce (Froissart, II, xxxvi, 1 . 2), on ne trouve pas dans les actes publiés par Rymer de traces d'un hommage prêté par Jean de Montfort à Edouard III ; mais le comte de Montfort devint réellement vassal du roi d'Angleterre, car le 24 septembre 1341, c'est-à-dire postérieurement à la sentence qui l'écartait de la succession de Bretagne (7 septembre 1341 ; D. Morice, Preuves de l'histoire de Bretagne, ce. 1421-1424), il reçut le comté de Richmond (Rymer, II, 2, 1176).
2. Le récit de notre chroniqueur est ici très différent de ceux de Froissart, du Continuateur de Nangis et des Grandes Chroniques. Il fait commencer l'expédition de Charles de Blois et du duc de Noimandie i>ar le siège de Rennes, qui n'eut lieu qu'en 1342, après la prise de Nantes et la reddition de Jean de Montfort. Nous tâcherons de rétablir autant que possible l'ordre des événements à l'aide des quelques documents fort rares qui parlent de cette expédition.
3. Rennes ne fut pris qu'au commencement du mois de mai 1342 (Froissart, II, 141-142).
4. Saint-Aubin-du-Cornuer, lUe-et-'Vilaine, arr. de Fougères, ch.-l. de canton.
5. Sur la trahison de Geoffroy de Harcourt et des chevaliers normands, voyez L. Delisle, Uist. du château et des sires de Saini-Sauveurle-Vicomie, pp. 54 et suiv.
Jean', le roi de Navarre, le duc de Lorraine, le duc d'Athènes, le comte d'Eu, le comte de Vendôme, Miles de Noyers, Robert Bertran, Guillaume Bertran , évêque de Beauvais2, avec 10,000 hommes d'armes et 10,000 Génois que commandent Otton Doria et Charles Grimaldi. Siège et prise de Cantoursel^. Le duc de Normandie vient assiéger Nantes^; il est rejoint par Charles de Blois qui était à Rennes^. Le comte de Montfort ne peut empêcher les Nantais de demander une trêve d'un mois aux assiégeants « (Pages 51-52).
Le duc d'Athènes et Robert Bertran vont attaquer le château
1. L'expédition du duc de Normandie en Bretagne commença au mois de septembre 1341 : « Le voyage de Bretagne et l'ost devant Nantes fait par le duc de Normandie et les establies après ensuivant le dit voyage, commençant 26 septembre 1341, finant 6 mai 1342. » (Bibl. nat., Coll. Decamps, vol. 83, f" 452; cité par M. Luce, Froissart, II, xxxix, n. 2.)
2. Guillaume Bertrand ne devait évêque de Beauvais qu'en 1347; en 1341, il était encore évêque de Bayeux.
3. Cbantoceaux, Maine-et-Loire, arr. de Cholet. — Ce siège eut lieu au mois d'octobre 1341 (voyez Froissart, II, xli, n. 1). En octobre 1341, Jean de Normandie était au gué de Mauni lès le Mans. (Arch. nat., JJ 74, n. 615, 616, 617.)
4. Le siège de Nantes eut probablement lieu au mois de novembre 1341; en tout cas la ville était déjà aux mains des Français le 21 novembre (Froissart, II, xlu, n. 2). Froissart indique trois dates pour la reddition de la place : la Toussaint, les environs de la Toussaint et le 20 octobre; mais comme le siège dura quelque temps, il faut, croyonsnous, placer cet événement vers la fin de novembre. Le texte suivant peut confirmer soit le dire de Froissart, soit notre hypothèse :
« Sur quoy li fu baillée cedule de Berthelemieu du Drach, trésorier
des guerres, par laquelle estoit dehu du Roy à Monseigneur (le connétable] pour restors de xvii chevaux mors et afTolez en Bretaigne, quant on fu devant Nantes en yver ccgxli pour luic xxv 1. t., nic xl I. p. » (Comptes de l'hôtel du comte d'Eu, Arch. nat., JJ 269, f" 6a). Mais si nous remarquons qu'en octobre 1341, le duc était encore auprès du Mans, et que le siège de Cbantoceaux dut le retenir plusieurs jours, nous conclurons qu'il ne dut pas arriver devant Nantes avant la fin du mois, ce qui met la reddition de la place en novembre.
5. Ici notre chroniqueur, persistant dans son erreur, place encore le siège de Rennes avant celui de Nantes.
6. Notre chronique contredit ici complètement Froissart, qui ne dit pas un mot d'un accord entre Jean de Montfort, les bourgeois de Nantes et les Français.
de Valgarnier'; Ferrant, seigneur du château, les défait et fait prisonnier Le Sauvage d'Autigny^ (Page 52).
Sortie du comte de Montfort contre les Français; défaite du comte. Combat de deux cents Français, parmi lesquels le duc de Normandie, contre deux cents Bretons commandés par le sire de Valgarnier; défaite de ces derniers et prise du château de Valgarnier. Retour du duc de Normandie devant Nantes; il fait décapitor les 30 chevaliers pris devant Valgarnier, Entrevue du comte de Montfort et de Jean de Normandie; Montfort se rend et est mené à Paris •"'. Soumission à Charles de Blois de Nantes et de la Bretagne Calot; reddition du château de Saint-Aubin du Cormier (Pages 52-53).
La comtesse de Montfort se retire à Brest où commande Tanneguy du Ghastel. Ses partisans, Geoffroy de Malatrait, Foulrjucs de Laval, Henri de Champignay, Olivier Rigaut, Denis du Plessis, etc., s'emparent de l'île de Guérande'' et de la ville de Redon (Page 53).
Charles de Blois ayant demandé des secours à Jean de Normandie, ce dernier lui envoie 1200 hommes d'armes avec Le Galois de la Baume ^, Robert Bertran et Miles de Noyers. Les partisans