Ouistreham, Calvados, arr. de Caen, cant. de Douvres
2. Ou de Lalleu, partie de l'arrondissement actuel de Béthune.
3. Sur cette expédition des Flamands, voyez la Chronique de Gilles li Muisis {Corpus chronicorum Flandrise, II, 240 et suiv.). Commandés par Henri de Flandre, ils essayent de passer la Lys le 2 août, et sont battus au pont d'Estaires (Nord, arr. d'Hazebrouck): plus heureux à Merville (id.. id.), ils franchissent le fleuve le 10, brûlent le même jour le village de Saint- Venant, dont le château résiste ; le 15, ils commencent le siège de Béthune, défendue par GeoflVoi d'Ennequin; le 16, ils donnent un grand assaut, sans résultat et meurtrier pour eux; le 22, dans un engagement près de Lillers, ils perdent 500 hommes, et une sortie vigoureuse des assiégés met le désordre dans leur camp. Le 24. ils brûlent leurs maciiines, lèvent le siège et retournent à Merville. Les Chroniques de Flandre (éd. Kervyn, II, 41) indiquent comme capitaines de Béthune le seigneur de Chastillon et de Dampierre et monseigneur Godefroy d'Anekin.
4. D'après le Continuateur de Nangis (II, 198), Philippe VI serait allé en personne à Rouen et serait revenu en toute hâte à Paris, en suivant la rive droite de la Seine, dès qu'Edouard III eut i)ris la direction de Poissi, où il arriva le 14 août 1346 (Robert d'Avesbury, Hist. Edwardi III, p. 136). Les Grandes Chroniques disent la même chose (V, 454). Sur cette campagne, que notre chroniqueur raconte très exactement, voir Robert d'Avesbury, Froissart (III, xxxix-xl, 148-151), les Grandes Chroniques (V, 454-56), et Gilles li Muisis, pp. 240-240; ce dernier donne une foule de dates exactes et trace d'une manière très précise l'itinéraire des deux armées.
Longue-Espée, Regiiaut de Montacut, le comte de Longuecorne, Regnaut de Fauquemont*. Les alliés livrent bataille aux communes du pays de Liège, près d'un hameau nommé Avanterme, un mercredi du mois de juillet. Défaite de l'évêque de Liège; mort du comte de Longuecorne, de Guillaume Longue-Espée et de Regnaut de Fauquemont. Le roi de Bohème, son fils Charles, et le comte de Namur viennent rejoindre le roi de France^ (Page 77). Campagne d'Edouard III en Normandie. Attaque de Rouen; prise de Louviers; tentative infructueuse contre Pont-de-l' Arche. Les Anglais remontent la rive gauche de la Seine et viennent camper à 6 lieues de Paris, à Poissy. Philippe fait demander bataille à Edouard par l'évêque de Meaux*; elle est acceptée par le roi d'Angleterre pour le jeudi suivant^, entre Paris et Vaugirard. Philippe VI remonte vers Paris pour passer la Seine et vient camper à Antourgny^, près du lieu fixé pour la bataille. La même nuit, Edouard fait réparer le pont de Poissy, passe la Seine et bat la commune d'Amiens, qui gardait le passage 6. Il se porte en-
1. Voici les identifications proposées par de Reiffenberg pour quelquesuns de ces noms {Bulletins de la commission d'histoire, VI (1843), p. 286); Lespeusse, dans certains manuscrits est écrit Spenehem, qui serait Spanheim; Longuecorne al. Lanchecorne, serait Landskron; le comte Sauvaicje = WiJdgraf. — Quant au comte des Monts, ce doit être celui de Berg.
2. Sur cette bataille, voyez entre autres Polain, Histoire du pays de Liège, II, 155-176, qui renvoie aux sources contemporaines; elle fut livrée au lieu de Vottem, entre Liège et Maëstricht, le mercredi 19 juillet 1346. L'évêque s'appelait Englebert de la Mark , il avait avec lui Charles de Luxembourg, les comtes de Gueldre, de Juliers, de la Mark, de Clèves, de Salm, de Namur, de Loz, le sire de Fauquemont, etc. Ces détails prouvent que notre chroniqueur était bien informé.
3. Ces lettres de défi sont datées du 14 août 134G; elles furent apportées à Edouard, non pas par l'évêque de Meaux, mais par l'archevêque de Besançon. Elles ont été publiées par M. Kervyn de Lettenhove (Froissart, IV, 496, et V, 551).
4. C'était un des jours que proposaient les lettres citées plus haut. Mais Edouard III se garda bien d'accepter formellement l'offre du roi de France; il fit au contraire refaire à la hàle le pont de Poissi et passa la Seine le 16 août (Robert d'Avesbury, Hist. Edwardi lU, 137).
5. Sous cette forme, il faut sans doute reconnaître le lieu d'Antony (Seine, arr. et cant. de Sceaux), auprès duquel le roi de France vint camper (Cont. de Nangis, II, 199; Grandes Chroniques, V, 457).
6. Les Amiénois furent battus par le comte de Northampton (Robert d'Avesbury, Hist. Edirardi III, p. 136).
suite vers Beauvais et ravage les environs de cette ville sans pouvoir la prendre (Pages 77-78).
Philippe VI se met à la poursuite des Anglais, qui s'emparent dePoix* et d'Airaines^. Edouard III cherche inutilement à passer la Somme à Hangest^, puis au pont de Rémi''. L'approche des Français le force à quitter précipitamment Airaines; il brûle Oisemont^ et arrive sur les bords de la Somme, au passage de la Blanche-Tache 6, qui est défendu par Godemart du Fay, Jean de Picquigny, L'Hermite de Gaumont et Jean du Gange, trésorier des guerres. Godemart du Fay quitte la place sans coup férir et les Anglais passent laSomme'^. Philippe VI les suivait de près, mais la marée l'empêche de traverser le fleuve ; il va le passer à Abbeville. Ravage du pays par Edouard III, qui vient camper près de la forêt de Grécy^ et se prépare à la bataille (Pages 78-80).
Le roi de France, ayant atteint l'ennemi, se dispose à engager l'action sans attendre le reste de ses forces. Les Génois commencent la bataille. Le manque de munitions les force à se replier. Les gens d'armes français les chargent. Les Anglais sortent de leurs retranchements et mettent une partie de l'armée française en fuite. Le roi Edouard, le prince de Galles, les comtes de Lancastre, de Glocester, de Northampton et Godefroi d'Harcourt prennent part au combat. On dit que le comte de Flandre fit un instant le prince de Galles prisonnier. Philippe VI, après avoir eu deux chevaux tués sous lui, est emmené par Jean de Hainaut (Pages 80-82).
Gette bataille eut lieu en 1345, le samedi après la Saint- Barthélémy^. 1200 chevaliers français y périrent et parmi eux le roi de Bohême, le duc de Lorraine, le comte d'Alençon, le comte de Flandre, le comte de Blois, le comte d'Harcourt, le comte de Sancerre, le comte de Sainnes^^ (Page 82).