Pas-de-Calais, arr. de Saint-Omer, cant. d'Ardres
2. Froissart ne mentionne pas cet engagement. Gilles li Muisis (p. 267) le date du 21 avril 1347; les Anglais furent attaqués pendant leur retraite et perdirent 300 hommes; les Français allèrent ensuite escarmouclier jusqu'aux portes du camp anglais, sous Calais.
3. La Neufosse; on appelle aujourd'hui canal de Neu fosse celui qui va de Saint-Omer à Aire.
4. Ce combat est mentionné par Gilles li Muisis (éd. Smet, p. 267), qui le place vers la mi-avril 1347; provoqués par les gens de Saint-Omer. les Flamands passent le canal et vont brûler le village d'Arqués, près de Saint-Omer. Moreau de Fiennes et Gui de Nesle, capitaines de la place, font sortir la garnison ; à eux se joint une partie des habitants ; les Flamands sont complètement défaits, perdent 500 hommes tués et 100 prisonniers.
5. Sur la trahison de Gauvain de Bellemont, avocat de Laon, voyez les Grandes Chroniques^ V, 468-70, et Gilles li Muisis, éd. Smet, pp. 266-7. Le fait se passa vers Pâques 1347; Gauvain fut arrêté à Reims sur l'avis donné par un de ses complices, le jour de Pâques (1" avril); il fut mené à Laon, condamné à la prison perpétuelle, et tué par le peujile de la ville, qui avait demandé qu'on lui montrât le traître; Gauvain était affilié à l'ordre de Prémontré. Son complice s'appelait Jean de Vervins, sire de Beaumont ; le château de ce dernier fut détruit le vendredi après l'Ascension 1347 (11 mai); voyez ibid., pp. 470-471, et Gilles li Muisis, pp. 267-268; d'après ce dernier, le sire de Beaumont avait reçu du roi d'Angleterre une garnison de 60 archers et infestait tout le pays
David Bruce, roi d'Ecosse, allié de Philippe VI, envahit l'Angleterre avec six mille hommes et s'avance jusque près de Durham. Là il rencontre une armée anglaise, commandée par l'évèque de Durham et le sire de Percy et comptant 20,000 archers et 1400 hommes d'armes; défaite des Écossais ^ ; bravoure du roi David; il est blessé et fait prisonnier avec les comtes de Ludenaz^ et de Buchan 3, le sire de Douglas, etc. (Page 87).
Philippe VI se rend à Arras''. Un corps de Flamands passe la Lys au pont de Warneston"; il est battu par le châtelain de Lille et Charles de Montmorency, près d'un hameau nommé le Quesnoy sur la DeuUe^. Les Flamands étaient commandés par le bâtard de Renti , qui peu après fit sa paix avec le roi de France. Philippe VI quitte Arras et se rend à Hesdin, pour y attendre ses communes (Pages 87-88).
Escarmouches entre les Anglais et les Français aux environs de
à l'entoiir ; la place fut prise par les nobles du pays et les officiers royaux, la garnison chassée du royaume, et le château entièrement détruit. (Voyez aussi Arch. nat., JJ, 80, n. 396.) Le fils de Gauvain, Guyot, fut également mis à mort. Le 4 juin 1347, Philippe "VI ordonna de restituer à Jeanne de Marie, veuve de Gauvain, ses biens propres, dont son mari, par menaces et violences, s'était fait faire donation; d'après cet acte, Gauvain de Bellemonl était d'un caractère peu aimable; il avait chassé sa femme de chez lui en la frappant et la maltraitant, si bien qu'elle en était devenue sourde (Arch. nat.,JJ, 77, n. 183). En août 1349, le roi donna au sire de CramaiUes une terre que feu Guyot de Bellemont tenait en fief de ce seigneur (JJ, 78, n. 128).
1. La bataille de Durham ou de Nevill's Cross, dans laquelle les Écossais furent battus, fut livrée le 17 octobre 1346 (Robert d'Avesbury, Hisl. Edwardi III, p. 145 , et Froissart, IV, viij-xij et 17-29).
2. Peut-être le seigneur de Ramsay (Rymer, III, i, 95) ou le comte de Lindsay.
3. D'après Froissart, le comte de Buchan fut tué dans la bataille (IV, 23).
4. Philippe de Valois rassembla d'abord son armée à Amiens; puis s'avançant vers le Nord, il passa une partie du mois de juin 1347 à Arras (voyez Froissart, IV, xx, n. 7); à la fin de juin il quitta Arras pour se rendre à Hesdin, où il séjourna assez longtemps; le 20 juillet il était à Fauqiiembergue [Ibid., xxi, n. 1 et 3).
5. Warneton-Sud (Nord, arr. de Lille, cant. de Quesnoy-sur-Deule), sur la rive gauche de la Lys; le pont dont il s'agit ici est marqué sur la carte de Cassini.
6. Quesnoy-sur-Deule (Nord, arr. de Lille, ch.-l. de cant.). La Deule est un affluent de la rive droite de la Lys.
Calais '. Invasion du pays de la Lève par les Français, conduits par Jacques de Bourbon, le duc d'Athènes, le comte de Sarrebriick, Charles d'Espagne, le sire de Beaujeu et le sire de Sully. A la première rencontre, les Français sont battus : mort des sires de Sully et de Suencourt, et de deux écuyers, Le Grand d'Aussy et Le. Moine d'Estancelles. Le sire de Beaujeu arrive à temps pour rétablir le combat. Ravage du pays jusqu'aux environs de Gassel que les Français essayent sans succès de prendre d'assaut 2 (Pages 88-89). '
Philippe \'I quitte Hesdin et s'approche de Calais 3. Il offre la bataille à Edouard III , qui lui fait demander une trêve de trois jours par trois cardinaux, envoyés du pape-*. Les Anglais et les Flamands profitent de la trêve pour fortifier leurs positions. Détresse de Calais. Philippe VI offre de nouveau la bataille à Edouard III; refus de celui-ci^. Le roi de France retourne en France^. Reddition de Calais '^; dévouement de six bourgeois. Le menu peuple a la vie sauve, mais perd son avoir et quitte la ville;
1. L'une d'elles eut lieu le 8 juin 1347 (Gilles li Muisis, p. 270).
2. Cette expédition est racontée un peu différemment par Gilles 11 Muisis (p. 270); il la place au mois de juin 1347; depuis le siège de Béthune en 1346, le pays de Lalleu était soumis aux Flamands.
3. Ptùlippe VJ (voir Robert d'Avesbury, Hist. Edwardi III , p. 163, et Rymer. III, i, 129) vint camper à Sangatte (Pas-de-Calais, arr. de Roulogne-sur-Mer, canl. de Calais), le 27 juillet 1347. Sur toute cette expédition, voir le récit très détaillé et très exact de Gilles li Muisis, pp. 268-274.
4. Ces cardinaux n'étaient pas trois, mais deux seulement; c'étaient Annibale Ceccano, évéque de Frascati, et Etienne Aubert, cardinal de Saint-Jean et Saint-Paul (plus tard pape sous le nom d'Innocent VI). Sur les pourparlers entre Edouard III et Philippe VI, pourparlers qui précédèrent la retraite du roi de France et la reddition de Calais, voyez Froissart, IV, 51.
5. Notre chroniqueur s'accorde avec Froissart pour dire qu'Edouard III refusa la bataille; cependant le roi d'Angleterre, dans une lettre que nous a conservée Robert d'Avesbury, déclare formellement le contraire ; le défi lui fut, dit-il, apporté le 31 juillet et dès le lendemain il répondit qu'il acceptait [Hisl. Edwardi III, p. 166; Ryuier, III, i, 129).
6. D'après la lettre d'Edouard III, plus haut citée, les Français abandonnèrent leur camp le 2 août avant le jour. Dès le 3 août, Philippe VI était à Lumbres (Pas-de-Calais, arr. de Saint-Omer). Pour l'itinéraire du roi de France pendant cette retraite, voyez Froissart, IV, xxiv, n. 1.
7. La reddition de Calais eut lieu le 3 août 1347 (Robert d'Avesbury, Eist. Edwardi III, p. 166; Rymer, III, i, 129).
les chevaliers de la garnison restent prisonniers et sont mis à rançon 1 (Pages 89-90).
Edouard III laisse à Calais Jean de Beauchamp^ et son frère et nomme châtelain un Lombard, Aimeri de Pavie^. Philippe VI met garnison à Saint-Omer, à Boulogne et dans les principales forteresses du pays (Page 90).
Pendant le siège de Calais, Charles deBlois va assiéger La Roche- Derrien*. Jean de Montfort vient au secours de la place avec Thomas de Dagworth^; Charles de Blois, attaqué pendant la nuit, est défait et fait prisonnier •> (Pages 90-91).
Mariage de Louis, comte de Flandre, et deMarguerite, fille du duc deBrabant'^. Peu après les Flamands se retirent de lalutte^. Nombreux combats en Flandre pendant l'année 1348, à Viquaennes ^,
1. Les habitants de Calais furent entièrement dépouillés et chassés de leur ville par les Anglais. L'un des éditeurs du présent volume a publié ailleurs quelques-unes des donations que leur fit Philippe YI pour les indemniser de ce désastre {Cabinet Imtorique, t. X.XIV, pp. 2Ô4-280). Les chevaliers de la garnison française furent envoyés en Angleterre.
2. Jean de Beauchamp fut nommé capitaine de Calais le 1"' septembre 1347 (Rymer, III, i, 181): il fut remplacé successivement par Jean de Montgomery, le 8 octobre [Ibid., 138) et par Jean de Chivereston le l'"" décembre, puis renommé le l"'' janvier 1349 [Ibid., 181). Son frère était Thomas de Beauchamp, comte de Warwick.
3. Aimeri de Pavie ne semble pas avoir eu d'autre titre officiel que celui de capitaine des vaisseaux du roi d'Angleterre, titre qui lui fut conféré le 24 avril 1348 (Rymer, III, i, 159).
4. D'après les Grandes Chroniques (V, 443-444), La Roche-Derrien (Côtes-du-Nord, arr. de Lannion) aurait été prise par le comte de Northampton dès décembre 1345.
5. Thomas de Dagworth avait été nommé capitaine en Bretagne par Edouard III le 10 janvier 1347 (Rymer, III, i, 100).
6. La bataille de la Roche-Derrien fut livrée le 20 juin 1347 (Robert d'Avesbury, Hist. Edwardi III, p. 159) : ce dernier auteur donne une lettre écrite par le général anglais lui-même, immédiatement après sa victoire.
7. Louis de Maie épousa Marguerite, tille de Jean III, duc de Brabant, le l'^juillet 1347.
8. Un traité de paix n'en fut pas moins conclu le 10 décembre 1348, entre Louis de Maie et Edouard III (Rymer, III, i, 178); voir à ce sujet Gilles li Muiàis, p. 285 ; l'accord fut conclu à Dunkerque vers le 30 novembre; l'un des négociateurs anglais était Henri de Derby, comte de Lancastre.
0. Wizernes ou Wisques, Pas-de-Calais, arr. et canl. de Saint-Omer?
à Vuatres<, à Bailleuls, à Arebourc^; Mouton de Blainville est fait chevalier dans cette dernière affaire. Le pays est ravagé jusqu'à Poperingues'' (Page 91).
En l'année 1349, Aimeri de Pavie vend le château de Calais à GeoPfroi de Gharny et à Henri du Bost^, chargés par le roi de France de la garde des frontières de Picardie. A eux se joignent Moreau de Fiennes, Jean de Landas, Eustache de Ribemont, Pépin de Wierre^, Oudart de Renti , etc., avec plus de 1500 combattants. Au jour dit, ces chevaliers se trouvent devant Calais et sont introduits dans le château. Mais le roi Edouard qui, averti par le traître Aimeri de Pavie, est venu dans la place, défait les Français. Parmi les morts sont le sire de Créqui'', Pépin de Wierre et Henri du Bost; parmi les prisonniers Geoffroi de Charni, Eustache de Ribemont et Oudart de Renti^ (Pages 91-92).
Chevauchée du comte Derbi en Gascogne. Elle précède l'affaire de Calais 9. Le comte d'Armagnac et Robert d'Houdetot, maître des arbalétriers , se mettent à la poursuite des An-