Le 24 août; voir plus haut, p
2. Pas-de-Calais, arr. de Montreuil-sur-Mer, cant. de Hesdin.
3. Le roi de France était le dimanche 27 à Amiens {Grandes Chroniques, V, 462).
4. Jean de Normandie n'attendit pas la nouvelle de la défaite de Crécy pour abandonner le siège d'Aiguillon : le camp fut levé le 20 août 1346; les 23 et 24 du même mois, le duc était à Agen , le 25 à Moissac (Bertrandy, Études sur Froissart, pp. 347-348).
5. Edouard III arriva le 2 septembre 134G devant Calais (Robert d'Avesbury, Hist. Edwardi III, p. 140).
6. Derby était de retour en Angleterre le 14 janvier 1347 (Froissart, IV, VII, n. 6).
7. Notre chroniqueur se trompe; les fiançailles de Louis, comte de Flandre, avec Marguerite, fille du duc de Brabant, sont postérieures aux tentatives que fit Edouard III pour le mariera sa fille Isabelle. Le jeune comte Louis vint en Flandre après une entrevue avec les députés des communes à Menin et à Halluin, vers novembre 1346 (Gilles li Muisis,
Godefroy d'Harcourt se rend auprès du duc de Brabant, et lui communique le traité entre les Flamands et le roi d'Angleterre'; le duc lui fait obtenir son pardon du roi Philippe (Pages 84-85).
Entrevue de Bruges entre Louis, comte de Flandres, et Edouard IIP; le comte est obligé de consentir à son mariage avec Isabelle d'Angleterre ; les noces sont fixées à la Pâques close prochaine. Mais Louis de Maie réussit à s'échapper pendant une partie de chasse, grâce à l'assistance de deux chevaliers nommés Louis de Laval et Louis de Pouques^et se réfugie auprès de Philippe VI (Pages 85-85).
p. 264). Le 13 mars 1347, à Dunkerque, Louis s'engagea à épouser la fille du roi d'Angleterre dans la quinzaine qui suivrait la ftHe de Pâques (Rymer, III, t, p. 111); les lettres du comte furent remises le lendemain à Edouard III qui résidait alors à Bergues (Ibid., p. 112). Les actes qui mentionnent le projet de mariage entre le comte de Flandre et la fille du duc de Brabant sont postérieurs à cette date. M. Luce (Froissart, IV, xxxv, n. 2) en a relevé un certain nombre. Le 17 mai 1347, Louis était à Conflans près Paris et choisissait des procureurs |iour aller traiter ce mariage à Sainl-Quentin; le 6 juin suivant, il promettait d'être à Lewre (Leeuw- Saint-Pierre, province de Brabant), le 26 du même mois, pour épouser Marguerite. Le mariage étant fixé au 8 avril (Pâques closes), l'évasion du jeune comte dut avoir lieu entre le 14 mars et le commencement d'avril. Gilles li Muisis (p. 265) la place au lendemain d'une entrevue entre les Flamands et les gens du roi d'Angleterre, entrevue qui eut lieu le 28 mars ; le jeune comte obtint à grand'peine deux jours de répit et s'enfuit dès le lendemain. L'abbé de Tournai raconte d'ailleurs comme notre chroniqueur la fuite de Louis de Maie. Le gué de Fiennes, auquel il passa la Lys, est, suivant M. Kervyn de Lettenhove (Chroniques de Flandres, II, 50, note), au lieu dit Vyve- Saint-Éloi. Notre chroniqueur a commis plusieurs erreurs dans cette partie de son récit, erreurs qui tiennent surtout au caractère assez romanesque de tous ces événements; voyez à cet égard le Continuateur de Guillaume de Nangis, II, 209, qui dit que de son temps on avait déjà fait des chansons en français sur l'évasion du comte.
1. Sur la réconciliation de G. d'Harcourt avec le parti français, voyez L. Delisle, Histoire du château et des sires de Saint-Sauveurle-Vicomte, pp. 66-68. Godefroi d'Harcourt reçut des lettres de rémission de Philippe de Valois dès le 21 décembre 1346. C'est donc à tort que notre chroniqueur donne pour occasion à cette réconciliation le projet de mariage entre Isabelle d'Angleterre et Louis de Maie.
2. Nous avons vu que cette entrevue eut lieu h Bergues; c'est du reste ce que dit Froissart (IV, 35) et le ms. 5610 donne la bonne leçon (voir p. 85, n. 2).
3. Sur la fuite du comte de Flandre, voyez Froissart (IV, 36-37) et le
Le roi de France se prépare à secourir Calais. Défaite d'un corps d'Anglais commandé par Thomas de HoUand et Regnaut de Cobeham, entre Saint-Omer et Tournehem^, par Gui de Nesle et les garnisons de Saint-Omer, Boulogne et Aire 2. Un corps de Flamands commandé par le bâtard de Renti, banni du royaume de France, passe la Neufosse^ et entre en Artois; il est battu par les Français* (Page 86).
Complot d'un chevalier de Thiérache, nommé Jean de Bomont, et d'un bourgeois de Laon, Gauvain de Bellemont, pour livrer la ville de Laon aux Anglais. Découverte de ce projet et punition des traîtres^ (Pages 86-87).
Continuateur de Nangis (II, 209). Louis de Flandres dut s'échapper avant l'octave de Pâques (8 avril), date (ixée pour son mariage avec Isabelle. Les Grandes Chroniques (V, 467) donnent la date du 3 avril. Gilles li Muisis (éd. de Sinet, p. 265) indique le 29 mars, pendant une partie de chasse ; il nomme Roland le seigneur de Poukes ; le ms. 5610 donne la même leçon (voir p. 86, note 2). Aux noms des deux chevaliers cités ici comme ayant favorisé la fuite du comte, il convient d'ajouter celui de Marquet de Galleel, son écuyer ; voyez Froissart, IV, xiv.