Arnblevilîe, Charente, arr. de Cognac, cant. de Segonzac
3. Gui de Nesle, maréchal de France, était capitaine souverain en Saintonge, Poitou, Limousin, Périgord, Quercy et pays d'environ, dès le mois de janvier 1350 (Bibl. nat., ms. fr. 20684, f" 314-15).
4. Commandés par le sire d'Albret, d'après Robert d'Avesbury {Hist. Edwardi JII, p. 186).
5. Peut-être Saint- Georges-la-.Valade, sur la route de Saintes à Sainl- Porchaire.
G. Cette bataille eut lieu le 1'' avril 1351, d'après les Grandes Chroniques (VI, 4), le 8 avril d'après Robert d'Avesbury {Hist. Edirardi III, p. 186). Quoi qu'il en soit, dès le 16 avril, le roi donnait au maréchal de Nesle 10.000 écus pour sa rançon (P. Anselme, Hist. généalogique, VI, 723). — C'est peut-élre dans le même but que Charles d'Espagne, comte d'Angoulême, connétable de France, lieutenant du roi es pays d'entre les rivières de Loire et de Dordogne, mandait de Saint-Jean-d'Angély, le 20 août 1351, au receveur de Poitou, de délivrer à Bertrand de Born, seigneur de Hautefort, pour l'aider à payer sa rançon, 10001. t. à prendre sur l'imposition de la ville de La Souterraine (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 1065, doss. Espagne-La Cerda, n" 4).
7. C'est ici Sainte-Foy-la-Grande (Gironde, arrond. de Libourne). Voici un acte du 22 mars 1351 (n. st.), qui mentionne la prise d'une localité du nom de Sainte-Foy par des Gascons du parti anglais; mais s'agit-
renforcer la garnison; le lendemain de son arrivée, il est battu et fait prisonnier (Pages 98-99).
Vers le même temps les Français prennent d'assaut le lieu de La Mothe*. Peu après commence le siège de Saint-Jean-d'Angély qu'occupent les Anglais. Le roi Jean y vient en personne. Les assiégés obtiennent une trêve de quarante jours, au bout de laquelle ils sont forcés de se rendre 2. Retour du roi en France. Il laisse en
il ici de Sainte-Foy-la-Grande, de Sainte-Foy-de-Longas (Dordogne, arr. de Bergerac, cant. de Saint-Alvère) ou de Sainte-Foy-de-Belvès (Dordogne, arr. de Sarlat, cant. de Belvès), c'est ce qu'il est difDcile de décider. La mention du lieu de Domnie nous fait pourtant croire que le Sainte- Foy en question est Sainte-Foy-de-Belvès, à cause de la proximité de ces deux localités. «Arnaudus de Yspania, miles, dominus de Monte Yspano, capitaneus et senescalkisPetragoricensis et Caturcensis pro domino nostro
Francie rege, prudenti viro thesaurario regio dicte senescallie Cura
auno présent! , circa festum béate Marie Magdalene, per gentes nostras armorum Guillermus Nadal, Burdus de Burdelia dictus Negron et B. vocatus Annussa et 1res alii prodictores, sealatores villarum et castrorum regiorum , quorum aliqui interfuerunt dum loca regia Monlis Dôme (Domme, Dordogne, arr. de Sarlat) et Sancte Fidis fuerint scalata et per ipsos et alios inimicos regios prodicionaliler capta, capti fuerint et plures alii proditores usque ad numerum viginti quinque interfectores [sic) in dicta capcione et dicti capti vivi de rnandato nostro in Castro regio Montis Dôme ducti et per quindecim dies ibidem detenti incarcerati cum duobus custodibus ad ipsos fideliter custodiendos ; post ([nos [sic), dictis quindecim diebus elapsis, dictus Guillermus Nadal, tamquam prodittores qui in loco regio Montis Doine delinquerat ipsara villam scalando, et alii sex in arboribus in nemore de las Damas, ubi mercatores depredando et alios
subditos régis interliciendo delinquerant, suspensi fuerunt Datum
Caturci.... die xxii mensis martii, anno Domini 1350 (1351 n. st.) (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 1065, doss. Espagne-Montespan, n- 8).
1. Peut-être La Mothe-Montravel, Dordogne, arr. de Bergerac, cant. de Vélines, sur la Dordogne, à peu de distance de Sainte-Foy.
2. Le siège de Saint-Jean-d'Angély dut commencer au mois de juillet 1351. M. Luce (Froissart, IV, xuv, n. 1) a cité une pièce de Charles d'Espagne, du 26 juillet 1351, datée « de ses tentes devant Saint-Jeand'Angély ». La pièce du 20 août que nous avons citée plus haut (p. 288, n. G) a dû être datée par erreur « de Saint-Jean-d'Angély, » car le siège durait encore le 30 août (Froissart, ibid.). La longueur de ce siège s'explique assez du reste par la trêve de quarante jours (de quinze, suivant Froissart) accordée aux habitants. La reddition dut s'efïéctuer entre le 30 août et le 5 septembre; en effet, le 29 août, le roi était encore devant la place et le 5 septembre il était revenu à Niort avec Charles d'Espagne (Froissart. ibid.).
â90 SOMMAIRE.
Poitou et en Saintonge Charles d'Espagne et le maréchal de Beaujeui (Page 99).
L'année précédente, la ville de Loudun avait été prise par les Français. Elle était défendue par le Bascon de Mareuil et une garnison composée d'Anglais et de Gascons 2 (Page 99).
Prise de Bécherel en Bretagne par les Anglais. Bataille près d'Auray entre eux et les Français, Raoul de Gahors et le sire de Beauvoir 3. Défaite des Anglais, mort de Thomas de Dagworth, lieutenant du roi Edouard en Bretagne'* (Pages 99-100).
Combat des Trente ^ ; victoire des Français commandés par le sire de Beaumanoir; mort de Robert Brambroc, chef des Anglais ^ (Page 100).
1. Jean II ne put pas laisser en Poitou, après la prise de Saint-Jeand'Angély, le maréchal deBeaujeu, puisque ce dernier fut tué près d'Ardres, dans un combat contre les Anglais, avani le 30 juin 1351 (Froissart, IV, iLvi, n. 1). Peut-être notre chronique veut-elle parler ici de Guichard de Beaujeu, frère du maréchal.
2. D'après les Grandes Chroniques (V, 492), Loudun aurait été pris par les Anglais le jour de la Saint-Jean-Baptiste (24 juin) 1350. Les ennemis profitèrent de l'occupation de cette place pour ravager le pays , et répandirent la terreur dans les environs; lire à ce sujet une curieuse lettre de rémission accordée par le maréchal Gui de Nesie, lieutenant du roi en Poitou, à un habitant d'Angliers (Vienne, arr. de Loudun, cant. de Montcontour) et datée du 18 décembre 1350 (Arch. nat., JJ 50, n. 577); Loudun venait d'être repris par les Français.
3. Le combat d'Auray (Morbihan, arr. de Lorient) eut lieu, d'après les Grandes Chroniques (V, 494), « en l'entrée du moys d'aoust » 1350. Raoul de Gahors ou de Caours, capitaine pour Edouard III en Poitou en 1347 (Rymer, III, i, 101), puis chargé d'une mission en Bretagne [Ibid., 102), passa brusquement dans les rangs du parti français : le 14 juin 1350, il était compris nommément dans la trêve conclue entre les deux rois et était encore sujet du roi d'Angleterre; au commencement d'août, il livrait à ses compagnons de la veille le combat d'Auray. D'où vint ce changement subit? M. Luce [Bertrand du Guesclin, I, 97-99) a pensé qu'il eut pour cause la concession faite par Edouard III au comte de Lancastre du monopole de la vente du sel en Poitou, concession qui lésait les intérêts de Raoul de Gahors ; la chose est possible, mais Raoul eût pu demander un dédommagement à Edouard III; nous penchons à croire qu'il fut tout simplement acheté par les agents du roi de France. Toujours est-il qu'en septembre 1350, celui-ci lui fit don d'une rente annuelle de 2000 1. t. (Luce, Ibid., p. 515, n. 1).
4. Thomas de Dagworth avait été nommé lieutenant en Bretagne pour le roi d'Angleterre, le 10 janvier 1347 (Rymer, III, i, 100).