‹ Chronique normande du XIVe siècleChapitre 27 sur 315 · T. 60, ff · texte numérisé non relu

T. 60, ff

Ix INTRODUCTION.

P. Lelong citait en 1719, en assurant à tort qu'il faisait partie de la bibliothèque Colbertine*.

Le ms. de Jean de Noyai, conservé à la Bibliothèque Nationale, y porte aujourd'hui le n. 10138 du fonds français (anc. Supplément fr. 98^^). C'est un fort volume, de 282 sur 212 millimètres, renfermant 191 ff, marqués de 1 à 169, de 160 bis à 169 bis, puis de 170 à 181 ; longues lignes ; aucun ornement ; écriture de la fin du xiv« ou du commencement du xv' siècle. Ce volume appartenait au xviii" siècle à Claude Rousseau, auditeur des Comptes, dont la marque est au verso du premier plat ; du temps de Lelong, il faisait partie de la bibliothèque du chancelier d'Aguesseau^. En 1582, il était entre les mains de « Fran- « çoys Carpentin, chanoyne de l'église de Paris et prieur « de Fleury, » auquel l'avait légué Claude Carpentin, abbé de Saint-Fuscien. Enfin en 1565, il était possédé par Florent Chrestien, précepteur d'Henri IV, qui a couvert les marges de nombreuses annotations, dont quelques-unes sont assez curieuses et dénotent chez leur auteur une haine violente pour l'Eglise romaine ; ce personnage acheva de lire l'ouvrage le 10 octobre 1565 (voir f. 181 v°).

Ce volume, 3® et dernier d'un exemplaire dont les deux premiers tomes sont aujourd'hui perdus, renferme l'œuvre de Jean de Noyai depuis 1223 (avènement de Louis VIII) jusqu'à 1380 (mort de Charles V). Au f, 118 v°, on trouve la phrase suivante : « Liquels Pierre de Villiers fut predeces- « seur à l'abbé Jehans, qui ceste présente compilacion ordena « et fist escripre en l'an de son gouvernement xxi% c'est « assavoir l'an mil iii'^ iiii'^'^ et viii. » Remarquons quel'au-

1. Ajoutons que le P. Lelong dit encore qu'il en existait de son temps un autre volume à S.-Vincent-de-Laon.

Page 1