Pour les noms des otages, voyez Rymer, III, i
4. Le 20 janvier 1361, Jean Chandos, sire de Saint-Sauveur, fut nommé capitaine es parties de France et de Normandie pour le roi d'Angleterre et chargé de faire évacuer les places qui, conformément au traité de Brétigny, devaient être remises au roi de France (Rymer, III, i, 555). Ses pouvoirs furent renouvelés le 1"'' juillet de la même année (Champoilion-Figeac, Lettres de rois, II, 135-6). Mais dès le 28 octobre 1360, le caplal de Buch et le sire de Montferrant avaient été désignés spécialement pour faire évacuer les forteresses de Normandie, d'Anjou et de Maine {Ibid., 547).
5. Louis d'Harcourt, lieutenant du roi en Normandie, s'employa en effet au « videment » des places de Normandie (Delisle, Histoire du château et des sires de Saint-Sauveur-le-Vicomie, p. 120).
6. Le Neubourg (Eure, arr. et cant. de Louviers) fut évacué, moyennant rançon, dans les premiers mois de 1361 (Luce, Hist. de du Guesclin, I, Liste des lieux forts, p. 472).
7. Honfleur fut évacué dans les premiers mois de l'année 1361 par l'intermédiaire de Mouton de Blainville {Ibid,, p. 466).
8. Auvilliers, Seine-Inférieure, arr. et cant. de Neufchâtel-en-Bray.
9. Presque partout les capitaines anglais firent acheter fort cher leur départ ; quelques-uns même, comme James de Pippes, s'inquiétant fort peu du traité de Brétigny, continuèrent leur vie d'aventures et de pillages
Ravages des compagnies. Certains routiers se rendent auprès de Jean de Montfort, d'autres en grand nombre descendent vers le midi, s'emparent du Pont-Saint-Esprit < et bloquent Avignon. Le pape excommunie les compagnies, puis les absout et achète leur départpour l'Italie 2; le marquis de Montferrat les conduit contre Galéas et Barnabo Yisconti, de Milan, ennemis du pape; très peu reviennent de cette expédition (Pages 155-156).
La reine de France, Jeanne, et son fils, Philippe de Bourgogne, meurent avant le retour du roi de France^; le duché de Bourgogne fait retour à Jean II qui le donne à son fils puîné, Philippe*. Celui-ci va prendre possession du duché avec un chevalier, l'Archiprétre , chef de routiers. Philippe a à combattre le comte de Montbéliard, Louis de Chastel et plusieurs autres seigneurs de Bourgogne^ (Page 156).
(voyez Delisle, Hist. de Saint-Smiveui'-Ie- Vicomte, pp. 123-125, et Luce, Hisi. de du Guesclin, I, Liste des lieux forts, passim).
1. Le Pont-Sainl-Esprit tomba au pouvoir des routiers dans la nuit du 28 décembre 1360 [Petit Thalamus de Montpellier, ad ann.; Gr. Chroniques, VI, 223).
2. Innocent VI excommunia les compagnies et prêcha la croisade contre elles. Une de ses bulles, du 19 janvier 1361, a été publiée par Compayré, Éludes historiques sur /'Albigeois, pp. 257-258; voyez également aux Archives nationales la layetle Contra magnas societates, J. 711. Robert de Fienues et Arnoul d'Audrehem furent chargés par le roi de France de les combattre et de traiter avec elles (D. Vaissète, Hist. de Languedoc, éd. in-f», IV, 311 ; Martène, Thésaurus anecdotorum, II, 867); mais ce fut la peste qui décida les compagnies à abandonner le Pont-Saint-Esprit et à accepter l'argent du pape pour se rendre en Italie sous la conduite du marquis de Montferrat [Ibid., 995 et 1027); quelques-uns dos routiers, n'augurant rien de bon de l'empressement du pape à leur faire passer les Alpes, aimèrent mieux se rendre en Aragon (Arch. nat., JJ 93, n° 82 et 2)assim). Ajoutons que la majeure partie des compagnies demeurèrent en France, où elles ne tardèrent pas à faire encore parler d'elles.
3. Jeanne de Boulogne, seconde femme du roi Jean, qui l'avait épousée le 19 février 1350, niourut le 21 novembre 1361 , le même jour que son fds, Philippe de Rouvre, qu'elle avait eu de Pbilippe de Bourgogne, son premier mari.
4. Philippe, quatrième lils de Jean II, fut créé lieutenant en Bourgogne par son père, le 27 juin 1363; le 6 septembre suivant, il recul le titre de duc de Bourgogne (P. Anselme, II, 460).
5. Sur l'expédition d'Arnaud de Cervole en Bourgogne et sur sa lutte contre le comte de Montbéliard et Jean (et non Louis) de Neufchâtel,
Voyage du roi Jean à Avignon ^ Il y trouve le roi de Chypre qui vient demander des secours aux princes d'Occident pour reconquérir la Terre Sainte 2. Le roi Jean prend la croix ^, puis retourne en Angleterre pour rester fidèle à ses conventions'* (Pages 156-157).
Vers le même temps, la guerre recommence sur les marches de Bretagne. Les gens d'armes anglais ravagent les frontières de Normandie, de Perche, de Maine et d'Anjou; ils s'emparent de Saint-Martin de Séez '', de Brisolles*^, de Livarot'', de l'abbaye de SillyS, de Rupiere^, à cinq lieues de Gaen, de Roleboise'*^, de Quatremares", de Le Fresne, d'Eschaufou'2, etc. (Page 157).
voyez Chérest, L'Archiprêtre, pp. 254-290. Le célèbre routier avait déjà fait auparavant une première apparition en Bourgogne {Ibid., j»p. 143-155).
1. Le roi Jean arriva à Avignon vers la mi-novembre 1.3G2, mais il ne vit le nouveau pape Urbain V à Avignon que le 20 novembre {Grandes Chroniques, VI, 227). Il résida à Villeneuve et aux environs jusqu'au mois de mai 1362 (D. Vaissète, Hist. de Languedoc , éd. in-f", IV, 321- 23 et 572, coi. 2),
2. Pierre I", roi de Chypre, arriva à Avignon le 29 mars 1363 et y séjourna jusqu'au 31 mai suivant (Baluze, Vitee paparum Avenionensium, I, 983, et de Mas-Latrie, Hisloire de Chypre, II, 239-245).
3. Jean II prit la croix, en même temps que le roi de Danemark, Waldemar III, et un certain nombre de seigneurs, le vendredi saint 31 mars 1363, à la suite d'un sermon d'Urbain V (Baluze, Vitx paparum Avenionensium, I, pp. 566, 982-983).
4. Le roi de France n'arriva en Angleterre que le 4 janvier 1364 (Gr. Chroniques, VI, 228-229).