Ardres, Pas-de-Calais, arr, de Saint-Omer
11. Le duc de Bourgogne leva son camp le 2 septembre 1369 [Grandes Chroniques, VI, 319).
Après le départ, des Français, les Anglais et les Allemands ravagent le Ponthieu, passent la Somme et pillent le pays de Caux jusqu'à Harfleur. Au retour, ils occupent les faubourgs d'Abbeville du côté du Vimeu. Hue de Châtillon, maître des arbalétriers, les attaque; il est défait et pris avec quinze chevaliers. Le duc de Lancastre retourne ensuite à Calais et licencie ses troupes ^ (Page 191).
Un peu avant la fête de Noël 1369, les Français se concentrent à Saumur sous la conduite de Jean de Vienne, de Guillaume des Bordes, de Jean de BueiP et de Cî-ui le Baveux. Ils vont attaquer le comte de Pembroke à Purnon^. Combat dans les rues. Le comte échappe, mais ses troupes sont détruites •* ; la crainte de Jean Ghandos, qui occupait Poitiers, force les Français à battre en retraite. Un peu auparavant, Jean de Bueil avait défait la garnison anglaise de Montreuil-Bonnin ^ et pris son capitaine, Simon Burel (Pages 191-192).
Pendant le carême de l'an 1370, Jean d'Estouteville et Jean de Villemur défont le Bourc Camus , le Bourc de Campane et Sustot de la Sague^, au lieu de Lesterp, que les Français occu-
1. Sur cette che^^auchée du duc de Lancastre en Ponthieu, voyez les Grandes Chroniques, dont le récit est sur tous les points conforme à celui de notre chroniqueur, et Froissart, VII, 164-167, 185-188 et 191-196.
1. Sur Jean de Bueil, qui fut chargé en 1369 de diriger la défense en Anjou, voyez Froissart, VII, lxxvii, note 4, et Delisle, Mandements de Charles F, n" 510.
3. Purnon, Vienne, arr. de Loudun, cant. de Monls-sur-Guesnes, commune de Verrue.
4. D'après Froissart (VII, 180), la défaite de Pembroke ne fut pas aussi complète que le dit notre chroniqueur ; toutefois il ne dut sou salut qu'à l'arrivée de Chandos, sénéchal de Poitou.
5. Montreuil-Bonnin, Vienne, arr. de Poitiers, cant. de Vouillé.
6. De ces trois chefs de compagnies, un seul est bien connu, le Bourc Camus qui est souvent nommé par Froissart. Nous n'avons rien trouvé sur le Bourc de Campagne et sur Jehan le Nègre, cité plus bas. Quant à Sustot de la Sague, c'est évidemment l'aventurier Ciquot de la Saigne, que cite plusieurs fois Cabaret d'Orville (édit. Chazaud, pp. 75, 77, 78 et 92); ce chroniqueur disant qu'il fut un des deux aventuriers qui s'emparèrent du château de Belleperche et y retinrent prisonnière la duchesse douairière de Bourbon, il faut probablement l'identifier avec le Bernard de la Salle, que Froissart nomme à cette occasion (VII, 155-157). On peut supposer qu'à la prise de Lesterp, Ciquot de la Saigue trouva moyen de s'échapper, sans quoi il eût subi le même sort que ses estimables com-
pent grâce à la connivence des habitants de la ville'. Le Bourc Camus, le Bourc de Campaigne et Jean Le Nègre, faits prisonniers, sont conduits à Paris et décapités comme traîtres, par ordre de Charles V (Pages 192-193).
Après le combat de Purnon et avant celui de Lesterp, les ducs de Bourgogne et de Bourbon avaient mis le siège devant le château de Belleperche^ qu'occupaient des Gascons du parti anglais qui y détenaient la duchesse de Bourbon, mère de la reine de France et du duc de Bourbon. Le duc de Lancastre vient pour faire lever le siège ^. Mais il n'ose attaquer les Français et se retire en Guienne; souffrance de son armée pendant la retraite (Page 193).
Au commencement de l'an 1370, le duc de Lancastre assemble une forte armée en Guienne; avec lui sont le comte de Pembroke et le captai de Buch, etc. Le prince de Galles, malade, retourne peu après en Angleterre* (Pages 193-194).
Vers le temps de son départ, un écuyer breton, du nom de Caraloet ^, part de l'abbaye de Saint-Sernin, nouvellement occupée par les Français^, et marche vers le pont de Lussac ''. La nuit pré-
pagnons. Cabaret d'Orville le cite comme vivant encore en octobre 1372 (p. 92).