Lesterps, Charente, arr. et cant. de Confolens
2. Bellcperche, château ruiné, Allier, arr. et cant. de Moulins, commune de Bagneux. Belleperche avait été pris par les routiers vers le mois d'août 1369 (Froissart, VII, lxxi, note 1). — Le siège en fut commencé vers le mois d'octobre 1309 par Louis, duc de Bourbon, et le maréchal de Sancerre ; le duc de Bourgogne n'arriva devant la place fpi'en février 1370 (ibid., xc, notes 3 et 4); Belleperche fut pris en mars 1370 (ibid., xci, note 3).
3. D'après Froissart (VII, 215) ce furent les comtes de Cambridge et de Pembroke qui vinrent au secours de la garnison de Belleperche; cette dernière version est plus vraisemblable.
4. Le prince de Galles ne retourna en Angleterre qu'après la prise de Limoges, c'est-à-dire après le 19 septembre 1370 (Petit Thalamus, p. 77), et après le combat où périt Chandos (1"' janvier 1370) et que notre chroniqueur raconte plus bas.
5. Jean de Kerlouet, huissier d'armes de Charles V, s'était auparavant emparé du château de la Roche-Posay (Vienne, arr. de Chàlellerault, canl. de Pleumartin) dont le roi lui donna la garde en septembre 1369 (Froissart, VII, lxiv, note 2).
6. Il s'agit ici de la célèbre abbaye de Saint-Savin (Saint-Savin-sur- Gartempe, Vienne, arr. de Montmorillon).
7. Lussac-les-Châteaux, Vienne, arr. Montmorillon, sur la Vienne.
cédente, Jean Chandos, Louis d'Harcourt et lo sire de Parthenay avaient essayé d' « escheler » Saint-Sernin ^. Apprenant le départ de Caraloet, ils le poursuivent. Premier combat entre Garaloet et le comte de Stanflord et Dagorisses ^ au pont de Lussac. Attaqués en queue par Chandos, les Français se défendent longuement sous la conduite de Louis de Saint-Julien et de Caraloet ; malgré leur résistance, ils sont tous tués ou pris ; mort de Giaandos ^ (Pages 194-195).
Douleur du roi d'Angleterre et du prince de Galles à la nouvelle de cette mort. Peu après, échec du duc de Lancastre devant Limoges. Il s'empare plus tard de la ville'', qui était défendue par Roger de Beaufort et Jean de Villemur^ (Page 195).
Vers le même temps (1370), une armée anglaise se rassemble à Calais sous la conduite de Robert Knolles, lieutenant du roi Edouard, et de Thomas de Granson^*. Ravage de l'Artois, destruction des faubourgs d'Arras. Les ennemis passent successivement l'Oise, l'Aisne, la Marne, la Seine et l'Yonne et arrivent près de
1. Dans la nuit du 30 décembre 1369, selon Froissavt (VII, 196).
2. Ce personnage est évidemment le Degory. nommé au vers 3215 de la vie du prince Noir par le héraut Chandos. Les éditeurs de cet ouvrage déclarent (p. 384) qu'il leur a été impossible d'identifier ce chevalier, qui est cité lors de la bataille de Najéra, en même temps que Richard Taunton et Raoul de Hastings. On a voulu corriger d'Angouses et en faire un comte d'Angus ; les éditeurs du héraut Chandos pensent que c'était plutôt un certain de Grey, qui figure, en 1366, parmi les chevaliers à la solde du duc de Lancastre.
3. D'ajirès Froissart, qui raconte fort longuement le combat du pont de Lussac (1" janvier 1370), Chandos ne serait mort que quelque temps après la bataille (un jour ou trois jours suivant les différentes rédactions). (Froissart, VII, 196--207).
4. Le siège de Limoges par le prince de Galles (et non le duc de Lancastre qui d'ailleurs y assista) dura six jours, du 14 au 19 sep. 1370 (Froissart, VII, cxiii ; Pefit Thalamus, p. 77); la ville retomba donc entre les mains des Anglais moins d'un mois après sa reprise par le duc de Berry et du Guesclin (Froissart, VII, ex, note 1, cxi, note 1).
5. A ces deux noms il convient d'ajouter celui d'Hugues de la Roche, parent de Roger de Beaufort (Froissart, VII, 251 ; cxiv, note 1).
6. D'après les Grandes Chroniques (VI, 323) la chevauchée de Robert Knolles en France commença à la fin de juillet 1370. Robert Knolles et Thomas de Granson avaient avec eux environ 1600 hommes d'armes et 2000 archers. Ils furent nommés lieutenants du roi d'Angleterre le l"^"' juillet 1370 (Bibl. nat.. Coll. Moreau, 077, f. 62 b). Knolles était encore à Londres le 8 juillet 1370 (Champollion, Lettres de rois et de reines, II, 179).
Paris ^ sans être attaqués. Ils traversent ensuite le Ghartrain et se dirigent vers le Mans (Pages 195-196).
Bertrand du Guesclin, de retour d'Espagne, remplace Moreau de Fiennes comme connétable de France 2. Le roi le charge de poursuivre Robert KnoUes. Bertrand rassemble ses troupes à Caen^ et chevauche de Falaise au Mans presque sans arrêter. Hugh de Calverly, Thomas de Granson et plusieurs autres Anglais étaient logés à Pontvallain''; ils suivaient Robert KnoUes, lequel se rendait du Mans en Bretagne et avait occupé les forteresses de Vas^ sur le Loir, de Rilly^ et du Louroux'^. Bertrand marche contre Thomas de Granson. Au point du jour il arrive à Pontvallain^; les Anglais avaient couché à Mayet : il les trouve près du château de La Faugue^. Avec le connétable sont Mouton de Blain-
1. Les Anglais arrivèrent sous Paris le 24 septembre 1370 (Grandes Chroniques, VI, 323). — Notre chronique et l'anonyme de Saint-Denys s'accordent entièrement sur l'itinéraire des Anglais.
2. Du Guesclin fut nommé connétable le 2 octobre 1370 (Froissart, VII, cxvi, note; Grandes Chroniques, VI, 325).
3. Du Guesclin était encore à Caen le 1" décembre 1370 (Hay du Chastelet, Histoire de du Guesclin, Preuves, p. 133).