‹ Chronique normande du XIVe siècleChapitre 308 sur 315 · Thouars, Deux-Sèvres, arr. de Bressuire · texte numérisé non relu

Thouars, Deux-Sèvres, arr. de Bressuire

5. La Uoche-Pozay (Vienne, arr. de Châtellerault, comm. de Pleumartin). Cette place était gardée pour le roi de France par le breton Kerloet (Delaville Le Roulx, Comptes municipaux de Tours, II, 338).

6. Moncontour, Vienne, arr. de Loudun. Le siège de Moncontour eut lieu en septembre 1371. Mais, dès le mois d'août, du Guesclin quitta la Normandie pour aller au secours du Poitou. La concentration des forces françaises se fit principalement à Tours (Delaville Le Roulx, ut suprà, pp. 339-340). Louis et Jean de Sancerre étaient dans cette ville le 5 septembre ; Mouton de Blainville le 6 ; du Guesclin et Olivier de Clisson se trouvaient à Sauinur le 5, Olivier de Mauny à Sablé le 1" septembre. La plupart des chevaliers servant sous du Guesclin, Clisson et Mauny étaient des Bretons, mais les actes, analysés par M. Delaville Le Roulx, prouvent que, comme le dit notre chroniqueur, l'armée française,

du Guesclin quitte le siège de Gonches, va rassembler ses troupes sur les marches de Bretagne et se met en route pour secourir la place; arrivé à Saumur, il apprend qu'elle s'est rendue. Il va essayer de la reprendre avec Louis de Sancerre, Mouton de Blainville et le sire de Glisson ; le manque d'arbalétriers fait échouer cette tentative (Page 202).

Peu après, Mouton de Blainville, maréchal de France, est envoyé devant Gonches avec Jean de Vienne pour compléter le blocus de la place du côté du parc et de la forêt de Gonches. Elle se rend après neuf mois de siège. La garnison de Breteuil capitule et s'engage à garder le château pour le captai sans faire guerre, sauf en cas d'hostilités entre le roi de Navarre et le roi de France « (Pages ?02-203).

forte d'au moins 2600 hommes, ne renfermait que peu ou point d'arbalétriers. L'armée anglaise, commandée par Thomas de Percy, comptait 3000 hommes. La place de Moncontour tint 10 jours» La concentration des troupes de secours fut pour la ville de Tours une cause de grandes dépenses (voir Delaville Le Roulx, ut suprà, p. 111, n°' 506 à 509). Les troupes françaises, après la prise de la place, allèrent guerroyer en Limousin.

1. La place de Gonches tenait encore en janvier 1371-1372 (Delisle, Mandements, n" 850); elle avait capitulé au mois d'août suivant, ainsi que Breteuil, et le roi fit régler les indemnités dues aux habitants de Verneui! pour dommages à eux causés par la garnison de cette dernière ville {ut suprà, \r 892). Breteuil fut définitivement repris en 1370 [ut suprà, n° 1269).

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