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• AVAKT-PROPOS
M. Mermet aîné laissa, sur la ville de Vienne, plusieurs ouvrages inédits, fruits d'études longues et sérieuses, qu'il comptait bientôt livrer à la publicité , comme le complément de ses autres œuvres littéraires ; mais la mort le frappa au moment où il pensait atteindre ce but désiré I Dès lors nous comprimes qu'une douleur stérile ne pouvait honorer notre père , et que nos pleufs n'étaient pas l'unique tribut que réclamât sa mémoire; qu'il ne suffisait point de conserver autour de nous de précieux documents historiques , réunis par ses soins , tant de fois consultés par lui et souvent même annotés de sa main ; que ce n'était point assez de garder avec un respect religieux ces manus-
TI AVÀNT-PEOPOS.
crits inachevés , et jusqu'à ces feuilles éparses dont récriture récente marquait l'instant où ses travaux avaient été suspendus , hélas ! pour toujours. A notre frère revenait le soin de faire ^ imprimer ses ouvrages posthumes. Studieux et persévérant , il eût dignement rempli la pieuse tâche qu'un triste événement lui imposait ; mais Alphonse ne put effectuer les heureuses espérances que lui oiTrait l'avenir : rêves de bonheur qu'une fatale réalité allait promptement détruire; il ne lui fut pas donné de .voir les nombreuses années qui paraissaient lui être promises. Enlevé presque suMtement à l'afifoctien de sa famille et à l'estime dont l'entouraient déjà ses concitoyens, la tombe où r^Mdait notre père tarda peu à s'ouvrir pour luiL..
Si terriblement éprouvées, et après bien des jours écoulés dans une amère douleur , nous crûmes fermement que nous étions chargées de Vaccomplissement d'un devoir sacré; il nous sembla même que notre père nous inspirait cette résolution , devenue le mdbile et le but de nos pensées, et nous demandâmes à Dieu la force et les moyens de l'exécuter.