‹ Chronique religieuse de la ville de Vienne DauphinéChapitre 2 sur 12 · TII · texte numérisé non relu

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C est sans doute le privilège des âmes d'élite de laisser ici-bas un souvenir duquel on ne cherche nullement à se détacher et des cegrets

qu on aime à nourrir. Nous trouvâmes des

fonde ainiction dans le culte filial de celui qui n*était plus ; et , pour nous rapprocher de notre père , dans le même lieu témoin naguère de ses veilles laborieuses , nous revînmes aux travaux dont il nous avak ins{nré la goût. Nous nous environnions de ses livres; nous classions ses papiers et ses notes; nous relisions ses manuscrits , nous nous rappelions ses conseils ' et ses vues; car, depuis quelques années, il nous i^pelait fréquemment à T aider en ses recherches, comme s il eût pressenti quun jour nous aurions à marcher seules dans la voie où il se plaisait à nous guider. Tantôt nous lui faisions lecture de noe vieux historiens, tantôt nous écrivions ce qu'il nous dictait. Plus souvent encore , dans de longues promenades , il s'entretenait avec nous de ses études chéries.

Notre travail, pour le fond, s'est borné à combler des kcunes d'après des indications

consolations et des adoucis

ts à notre pro-

Yin ATANT-PROPOS.

laissées par M. Mermet ou avec des notes préparées par lui. Nous pouvons dire que nous n'ayons rien ajouté , rien changé que par son ordre, et que, peut-être, il aurait à nous reprocher une défiance respectueuse plutôt qoe de la témérité.

Les souscriptions dont Leurs Excellences les Ministres de Tinstruction publique et de la Maison de T Empereur honorèrent le troisième volume de ï Histoire de Vienne, publié en 1853, allégèrent nos peines et nous firent presque oublier les petits mécomptes que rencontra parfois notre sensibilité. £oiin des personnes auxquelles la mémoire de H. Menuet est chère , nous ont fait espérer que. ce livre sera accueilli avec sympathie par la généralité des Viennois , et nous demandons à ses lecteurs une généreuse indulgence ; car si les derniers ouvrages, de notre père laissent à désirer, il faut .en accuser la mort , qui deux fois les a marqués de son soeau.'

Suivant les intentions de M. Menuet, et d'après ses accords avec M. Roure, imprimeur et éditeur du Journal de Vienne, la Chbomque

A7ANT-rR0P0S. IX

RELIGIEUSE devait, comme 1* Ancienne Chronique DE Vienne , être insérée en entier dans ce journal et ensuite tirée à part pour former le volume que nous offrons aujourd'hui à nos concitoyens. Ce projet a reçu un commencement d'exécution ; mais des circonstances indépendantes de notre volonté et de celle de M. Roure ne nous ont pas permis de continuer, sans nuire à l'intérêt de Touvrage, une publication qui ne pouvait plus avoir lieu qu'à des intervalles très-éloignés. Néanmoins, le travail d'impression , bien des fois aussi interrompu , a dû , pour présenter quelque régularité, être repris sans subir aucune modification dans les dispositions typographiques et dans le caractère adoptés depuis sept ou huit ans. L'œuvre de l'imprimeur a sans doute souffert de ce retard, qui nous causait un bien vif regret ; mais , nous devons le dire , le bon vouloir de M. Roure , durant ce long espace de temps , ne s'est jamais ralenti et n'a eu d'égal que son désintéressement.

Jeannette & Césarine MERMET.

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