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CHAPITRE XIV

I&envolB et Kofoa Bur ([uel([ueB élnbll«»i«>ineiitM por ticullers.

'tiUTi, Metrcllarit.) II3Ï seol est itmible.

(BOIIIILT, Épil.)

RENVOI A tle la page 135;.

Don de Saint-Clément à l'abbaye de Vendôme, par Geo^oy-Hartel.

OSFRIDUS cornes Aiidegavoruiu , per hujus circonscriptionis iiotitiam et prassenlis œtalis fidelibus nolum fieri voliii et apud fuluriis posl nos gciieratioiies a calumniis omnibus tutum, quod Ecclesiam Snncli Clemenlis apud castrum Credonis silam, cum decimis ei l'ebus ad cain ^lertînenlibus, monastcrio SanclœTrinilatis quod Vindocinî a novo fundavi et monachis ibidem sub domino Odeiico abbate dcgcnlibus, ac successoribus eoiuni, sicut alias ;«sâ' donationes meas in perpetuum possidendam, pro redemptione peccalorum meol'Uiii dcdi in augmenlum victualtum \^Ui'Uiiy et necessavios stimpUis ipsoium. Quam quîdcm ecclesiam Suthardus vetulus olim Huberlo abbati et monachis Saucli Albini in manu miseiat ad hoc ut illi eam ad abbalîam augmentaniio producerenl. Sed post modum, cum illi conventum islud complere noUent, Garinus Suthardi filius, sibi cam resumpserai, et ad clericorum servilînm redactam In manu sua lenuorat. Cum vcro honorem Credonis

S8i PlÈCtiS JUSTIFICATIVES ET KEISVOlS.

in manu dominicum habui, sanctœ Trinitati illam dedi anlequam honorem Roberto Burgundioni fideli meo donavissem. Nain, ab illius donaliont* ecclcsiam hanc simili sancta; Trinitati forius donatam exceptam denominavi, quia monasterio sanctae Trinitatisjin moram Cellae possidendam tradideram. Ego Gausfrcdus comes donationem istani feci et pro hoc signum S. Crucis firmavi. Graecia coraitissa huic donationi praesens inlerfui. Isli sunl qui adfuerunt : Odericus abbas, etc., actum Andegavis civilate 7 kal. april. anno ab Incarn.Dora. millesimo53. (Hirel,p. 202.)

On voit par cette charte que ie comte d'Anjou tenait mieux une épée qu'une plume, puisqu'il ne put faire qu'une croix.

RENVOI A» (de la page 135).

Nous devons à l'obligeance de M. Guays des Touches une charte de Marmoulier, déposée aux archives de Tours, et qui prouve qu'Avoise ou Haduine, surnommée Blanche, vivait encore lorsque son mari s'empara deCraon.

a Cognitioni vestrae palam fieri volumus quod Robertus Burgundus, neposHenrici régis, hoc nostrum majus monasterium adiit causa orationis. Qui cum in capitulo socielatem nostram sicut moris est secularium, suscepisset, opedagium (droit de passage) quod de rébus nostris per ejus receptacula transeuntibus exigere solitus erat, perpetualiter Sancto-Martino. présente Domno abbate noslro, cum uxore suaperdonavit. Quotiens ergo res hujus monasterii per Credonem vel Sablolium transitum contigerit habere, nuUum ex eis in eundo et redeundo pedagium exigerct neque consuetudinem... cumque ipse et uxor ejus Haduina cognomento Blancha donum hoc pleno capitulo cum quadam ligni portiuncula (1) super altare sancti Martini posuere, unde sunt testes : Ulricus praepositus ejusdem Roberti, — Aterius homo ejus, — Buchardus idem, — Ranulfus Flechaî idem, — Robertus Bonellus idem, — Johannes Monachus filius Guidonis de Valle, etc. » C'est pour ce Jean que Guy II de Laval fonda le prieuré d'Avesnières, en 1066.

RENVOI AS (de la page 135).

/jÇJ 5 Hiret, p. 194, cite une chartevllu Ronceray dans laquelle Robert le

' (^ Bourguignon et Blanche ou Haduine, sa femme, du consentement de leur]

(1) C'est ce qu'on appelait, dit Ménage (p. 32), la cérémonie du fétu. (Voyez renvoi P.) Le dépôt des actes de donation sur l'autel, en présence de six témoins, était prescrit par la loi Salique.

fils et de leur fille, donnèrent aux religieuses de cette abbaye leur villa (campagne) de Cornillé avec tout ce qui leur appartenait en ce lieu : le presbytère, la sépulture, toute la dîme de la paroisse et plusieurs terres. « Lesdiles religieuses donnèrent audit Robert 50 livres de deniers du « Maine, et à Blanche, sa femme, 30 livres de pur argent pour faire une « coupe, à condition qu'après sa mort son corps serait apporté au Ron- « ceray. »

RENVOI A* (de la page 142).

Charte de Robert le Bourguignon et de sa femme Avoise ou Haduine, de Tan 1067, par laquelle il donne à Marmoutier Téglise de Saint-Malo de Sablé.

<(.... Dedimus illis terram ad burgum faciendum, solutam ac quietam sine uUis consuetudinibus praeter has quas hic memoramus. In die mercati mei, quamcumque rem vendiderit homo monachorum, sive in burgo illorum, sive in mercato meo, prœter panem et vinum et carnem mortuam, dabit mihi indè teloneum. De pane autem, vel de vino, vel de carne mortua si vendiderit ea domi suae, nihil habeo (1).

(1) On voit par laque les l/urgi étaient des espèces A'asites afTranchis des droits seigneuriaux ordinaires. Dans la charte de fondation de Notre-Dame de La Gucrche, par Guillaume II de La Gucrche, en 12Q6, on voit égalemenlla juridiclion seigneuriale s*arréter à l'enceiDle donnée aux chanoines pour y bâtir des maisons à l'usage de leurs hommes. (Voyez à l'art. Paroisse delà Roè',) C'est ainsi qu'en 10i6 Guy II de Laval donna au prieuré de Saint-Martin « slagaumet terram quamdam, ad portam occidentalem seu Rhcdonensem, ad burgum faciendum, » C'est le faubourg Saint-Martin actuel. Les vassaux des moines devaient payer les droits (leloneum) le jour que Guy faisait tenir le marché, soit dans la cour du château, soit dans le bourg du même château. Mais Pheure du marché passée, le seigneur ne pouvait rien exiger d'eux, et si quelque indigène (indlgena) veut vendre quelque chose dans le bourg des moines, il ne payera pas plus de droits [pedagium) que s'il portait ces choses dans le bourg de Guy.

Si bien, dit Bourjoly, qu'alors Laval ne portait pas encore seulement le nom de ville, mais seulement de co^^ru m Gui don is... qui depuis fut le bourg Chevrel. (Bourjoly, liv. I«', chap. ii.) L'église de Notre-Dame du bourg Chevrel prit en 1416 le nom de Saint-Tugal et en 1208 fut érigée en paroisse, (/cfem, chap. xviii.) Une partie de cette église loge aujourd hui la bibliothèque.

Traduction d'une autre charte concernant Robert, de 1068 à t08â [Nov, GalL Uimt,, Instrumenta, p. 149) :

« Le comte Foulques, neveu du comte GeofTroi, après avoir chassé Renaud de Maulévrier (Maloleprario), de Durtal. ot avoir rendu celte place à Roberl le Bourguignon et à Marcoul (Marcoardus; de Daumerai, voulut y venir en compagnie de ces deux seigneurs. Nais au même moment s'y trouva Tabbé de Saint- Aubin (Olbrannus), avec quelques-uns de ses religieux et do ses familiers. Bientôt la conversation tomba sur

586 PIÈCES Jl'STlFICATIVLS ET RENVOIS.

« Si merralor cursorius fecerii venditioneni aut em|jtioQein in burgo TDonachoruTD ciini bomine illorum, habebo ego teloueum de mercatore, illi vero de bomine suo nisi in die mercali.

« Sed si ille mercalor feceril mihi aliquam injuriam vel de ip.>o teloneo vel de quacumque re, non tamcn repetam euni in burgo eorum, nec faciani ei quid {uam molestia? dum in eo mancbit.

cSimiiiter si homo nionachoruni fecerit forisfactum cuilibet homini. faciet ille clamorem indë, ad praeposilum mooacboruiD. Qui si nolucrit indè rectum facere, veniet ille ad monachum : per quem si non potuerit rectum consequi, referatur causa ad me

(t Quod si nec ego potnero impetrare à monacbo, vel de bomine suo ut rectum faciat, non tamen faciam ullam vim consistenti (à Thabitant) in burgo monachorum aut in aliqua re illorum.

a Extra autem, si invenero injuriosum (ragresseur), compellam eum stare ad justitiam.

« Si vero aliquis homo qui non sit mercator cursorius — vendiderit aliquid autemcrit in burgo monachorum aliisdiebuspraeterdiemmercati, dabit illis teloneum non mihi. 9

Il fit ce don pour rdmc du comte Geofifroi, pour l'âme de ses parents, de ses filles, de Geoffroi frère d'Hadvise^ sa femme, et de ses frères Henri et Guy. « Datum 7* iduum aug. anno ab Inc. D. 1067. » (Ménage, p. 77.)

les changemenls qui venaient .d'avoir lieu dans la seigneurie, et Tabbé, qui s'était empressé de venir, non par hasard, mais à dessein, dit : Sire comte, par la grâce de Dieu et à notre sali'sraclion, vous voilA ici avec les seigneurs Robert et Marcoul, auxquels vous avez justement restitué Durtal et sa seigneurie; mais que comptez -vous faire de ce que nous y avions acquis du comte Geotfroi votre oncle, de révoque d'Angers, d*Agnës, femme de Hubert de Champagne, alors dame de ce fief, et de ses fils, tant par don que par achat ? Le comte se tournant vers Robert : Entendez-vous ce que dit Tabbé, comment réglerons-nous les droits que ces religieux ont possédés Jus- (|u'ici sur celte église ? — On nu peut, répond Robert, les régler autrement que selon la justice et votre volontt^ : pour ma part et pour Tamour de vous qui m^avez rendu ce que je possédais, je consens volontiers que Tabbé rentre dans ses droits. —Et vous, dit le œmteà Marcoul, que pensez-vous ? Robert Tinterrompaot dit : Seigneur Varcoul, je vais vous dire ce que vous ferez : acceptez le bénéfice des prières de Saint-Aubin pour le bien de votre âme et des âmes de vos parents, et consentez que les moines conser\'ent pour Tamour de Dieu, de Saint- Aubin et de notre seigneur comte, ce qu'ils ont possédé jusqu'ici. — Mais vous, seigneur abbé, dit le comte, ne donnerez-vous p:i8 quelque chose pour que Marcoul vous abandonne tout ce que vous tiendrez de lui ? L*abbé promit qu'il n*y manquerait pas. Alors Marcoul consentit aussi bien que Robert, et pour cette concession celui-ci reçut 100 sous en ancienne monnaie angevine, avec lesquels il retira des mains des moines de Saint-Macut deux cuppes qu'il y avait mises en gage, et Marcoul reçut 8 livres de deniers neufs, d

BENVOI B. oH7

RENVOI A» (de la page 141,.

Cartulaire de Marmoutier.

« Ego Robertus Burgundus Sablolii castri dominas vadens in Jérusalem cum exercitu christianorura in secunda scilicet profectione quœ fada est £nmo ab Inc. D. 1097, Urbano II romano pontifice et Philippo Francorum rege, praeterii per majus monasterium et susceptusa monachis ipsius loci reverenter, in crastino intravi in capitulum ipsorum, oraturus eos ut in orationibus suis ad Deum mei misericorditer recordarelur. Ubi feci mentionem donorum quorumdam quae eis nuper Sablolii, annuente Roberto filio meo et Berta conjuge mea feceram, etc. (sic), et ipsa ibi auctorisans^ per annulum aureum a quadam filiâ meâ mihi datum, eadem in manu Radulfi prioris posui. Prior aulem, suscepto dono, annulum mihi reddidit : eo quod ipsum ad meos remissurus essemioco signi Sciendum sane quod Rainaldus Credonii dominus, senior filiorum meorum, concesserat mei gratiâ et auctorisaverat non longe antea omnes eleemosynas quas illo itinere facerem. Unde fraler suus Robertus pro concessione nullam haberet pecuniïe mercedem, etc. » (Ménage, p. ^4^.) |( Ih^

RExNVOI B (des pages 155 et 404).

Terre et âef de Boutigny.

La terre de Boutigné ou Boutigny a fait, comme on voit, partie des possessions des premiers barons de Craon, et Renaud y créa un prieuré qui à son tour fonda la paroisse et le prieuré d'Athée.

Nous trouvons dans les notes de M. Logeais et dans des* papiers de famille, quelques particularités pour l'histoire de ce fief anciennement possédé par la famille Pinchon.

En 1414, Emery Pinchon de Boutigny rend aveu à Georges de La Trémoille, baron de Craon (1).

(i) La famille Pinchon devait probablement sou étévalion à Guill. Pinchon, uoinmé évéque de Saini-Bricuc en 1320. Ce prélat, né à Saini-Aubinen 1184, de parents obscurs, se m remarquer par sa sainteté et par la rcrmcté qu'il opposa aux persécutions exercées par Mauclerc coLtre Tépiscopatde Bretagne. Nous avons vu aux Chroniques comme quoi Amaury l^' ayant voulu appuyer par les armes les plaintes des Bretons et ses propres griefs» fut fait prisonnier. Pinchon lui-môme fut obligé de se réfugier en Poitou.

Tous les deux, en Ii24-li23, se trouvèrent réunis à la dédicace de Téglisc de Ville-

1442. Jehan de Boutigny rend aveu au môme seigneur.

1475. Gilles du Bual épouse Catherine Pinçon de Boutigué.

1488. Catherine de la Barre est veuve de Simon Pinçon, écuyer, seigneur de Boutigny. (Voyez les aveux^ renvoi Y.)

En 1651, François de Boutigny, attaché au connétable Anne de Montmorency, fut exempté du ban et arrière-ban. [Vieux manuscr.)

En 1560, François Pinçon ou Pinchon, dans son aveu à Louis de La Trémoille, déclare : avoir droit de chasse, de bailler à ses sujets mesure à blé et à vin par le marc et patron qu'il prend du baron ; avoir droit de petite coutume, appelé levages, sur les denrées et marchandises, droit de justice foncière et domanière.

Pour raison desdites choses il était tenu en temps de guerre d'avoir un certain nombre de ses hommes suffisamment appareillés (armés) pour fournir pendant huit jours et huit nuits un homme à Thuis de la chambre du baron en son hôtel (château) de Craon, et pendant quarante jours et quarante nuits pour ressentiment (probablement en cas d'expédition de guerre).

Le propriétaire du pré du Grand-Vendon, la veille de Noël, devait chaque année apporter une bûche à Boutigny, et la mettre dans le feu avant midi, pour quoi le seigneur lui devait à diner a ainsi qu'à son chien. »

15 juillet 1604. Joachim Puisan ou Pinchon, époux séparé de biens de Renée de la Forest, vend pour 4,007 livres à Pierre Davy, la maison, terre et fief de Boutigny, ainsi que ses droits honorifiques dans les églises de Saint-Clémètil et du prieuré de Boutigny, et encore les matériaux non employés : Pour ce que le logis n'estoit parachevé de bâtir. Ceci donne la date de construction de ce manoir.

Davy achète, la même année, le Bois Vien et les Hommeaux : en 1632, il avait un banc à Saint- Clément.

Le sieur Dorveaux, écuyer, hérite sous bénéfice d'inventaire de la terre de Boutigny, saisie par les créanciers de René Apvril, chanoine d'Angers. (Sans date.)

En 1645, Jehan Buiron laissait deux filles : l'aînée, Jeanne, mariée à noble homme Pierre Bodard de la Grand'Maison ; la seconde, Catherine, à Nicolas Gillot, seigneur- de Mauny. Catherine, veuve en 1660, donna

neuve. (Voy. Amaury /«^) Pinchon, de retour dans son diocèse, apaisa plusieurs querelles et mourut en 1234. Son tombeau devint célèbre par des miracles. En Ii47, Innocent IV engagea Tépiscopat de la province de Tours à honorer Pinchon comme un martyr et à célébrer sa fêle le 29 juillet. ^Le haud et Nov. GalL Christ,"^

acquit de consignation de 20,600 livres pour prix de son acquisition de la terre de Boutigny.

En 1673, Catherine Buiron, dame des fief et seigneurie de Boutigny, rend aveu à Louis d'AIoigny, baron de Craon.

Charles Gillot, fils de Nicolas et de Catherine Buiron, épousa Renée Portin et en eut une fille nommée Catherine. Renée Portin, veuve en 1730, était dame de Boutigny et de Cangen, et tutrice de sa fille.

1733. Messire de Farcy, seigneur du Roseray, épouse Catherine Gillot, dame de Boutigny, et paye au seigneur de Craon et de Saint-Amadour, 1,300 livres pour le rachat dudit mariage.

1737. Partage en deux parts égales de la succession de Charles Gillot, écuyer, et de dame Portin, son épouse, entre Henri-Louis-Charles Gillot, fils aîné, et dame Renée Gillot, sa sœur, épouse de messire de Farcy, seigneur du Roseray. Celui-ci, selon la coutume, eut le choix et prit le deuxième lot composé de la seigneurie de Cangen, etc. Charles Gillot eut Boutigny, le Bois-Vien, les hommes censifs; mais étant mort sans héritiers, toute la fortune passa à sa sœur.

1749. Jacques Annibal de Farcy, seigneur du Roseray et de Boutigny, règle avec Petitot, sénéchal de Craon et tuteur de Pierre-Ambroise d' Armaillé, le droit de part de minorM, ouvert sur la terre de Boutigny par le décès de Charles Gillot, écuyer, seigneur de Boutigny, depuis le 31 janvier 1717 jusqu'au 2 juin 1735, époque à laquelle Charles Gillot avait atteint sa majorité de vingt ans. Ce droit fut convenu à 1,600 livres. (Voyez art. 84 de la Coutume.)

1761. Charles-René- Auguste de Farcy, chevalier, seigneur de Boutigny et de Cangen, épouse Louise de Gurge, en présence des frères et sœurs dudit époux, de Charles-Arthur de Bonchamps, de René Gandon, juge au présidial d'Angers, Sourdille de la Valettq, Bodard de la Jacopière, père et fils, et dame Émélie Trochon, veuve de Claude de Gurge, chevalier, tous parents dudit époux.

De ce mariage sortit Claudine de Farcy, qui épousa le sieur de la Lande de Saint-Martin ; leur fille. M'*" de Saint-Martin, porta la terre de Boutigny dans la famille Déan, qui la possédait encore en 1868.

Les Gillot de Boutigny portaient d'or à Taigle à deux têtes de sable, au chef de gueules, chargé de trois étoiles d'argent.

Les de Farcy portent d'or fretté d'azur, au chef de gueules.

Les Déan, de gueules chargé d'un lion issant d'or.

RENVOI C (de la page 166\

Sentence de Geoffroi-Martel contre Maurice I®'.

« In nomine Dei omnipolenlis ego Gaufridus Dei gralia Andegavorum cornes cognomine Martellus notum fieri in perpetuum volui quod Mauritius dominus caslelli (quod Credonum dicitur] rébus Sancti-Glementis quœ ab avunculo meo nobilissirao comité Goffrido, Vindonensi monasterio quod ipse fundaverat, omni consuetudine vel cujuslibet rei exactione deposita, coUaUe fuerant, exactiones quasdam^ sive consuetudines (1) injuste conabatur imponcre et in quantum poterat violenter imponebat, quod Goffridus lune tcmporis abbas Vindonensis, licet consanguineus Mauricii esset, minime sustinens, Raynaldo bonae mémorial Andeg. Episc, quam patiebatur injuriam patienter ac humiliter suggessit, et ut tyranni malitia quae jara pullulare cœperat, ecclesiasticâ censura resecarctur, diligenter postulavit. Gujus precibus ac justo desidorio cpiscopus acquievit et Mauritio et universae terrae illius, divinumhacde causa abstulit ofiicium. Sed sic ejus crudelis anima fiecti non potuit. Abbas quidem, ad patrem meum Fulconem et ad me deinde, veniens, qualiter molestabatur ipse, qualiter etiam res Vindoniensis monasterii et nostra terra per Mauritium minuebatur, nobis monstravit, et quia quicquid apud Credonom possidebat. beneficium avunculi nostri et nostrum erat veracilcr asseruit. Quapropter supra dictum Mauritium ad nos venire jussimus, et ut in curia nostra Vindoniensi abbati, nobis quod de beneficio nostro injuste violaverat omnem justitiam exequeretur, sicut hominem nostrum admonuiraus.

«Quid plura? Statuto die in curiam venit, justitiam quam petieramus executurus, ibi résidente nobiscum Raynaldo laudabilis vitœ episcopo (974-1010) et multis nostris prassentibus, présente autem Mauritio cum hominibus suis.

« Caria Goffridi avunculi nostri venerabilis comitis lecla est et recitata in qua Ycracissime continebatur quod ipse (ecclesiam Sancti-Glementis cum omnibus ad illam pertinentibus Vindoniensi monasterio donaverat) cum honorem Credonensis dominicum haberet; antequam etiam Roberto Burgundio honorem illum concessisset. Nam ab illius conccssione seu donatione quicquid ibi Vindoniensi monasterio prorsus contulerat, sicut eadem carta asseruit, nominatim retinuit.

I. On voit ici qu'exarUon ii Valait pas encore pris en mauvaise part.

« Contra haec Mauritius nihil respondit, iiec mirum, quia quid responderet invenire non potuit. Ibi itaquc comprobatum est omnino et manifestum et qui ante non noverant, tune noverunt quoniam quod Vindoniense monasterium apud Credonem habuerit et babet, avunculi nostri esse beneficiuni dignoscitur et nostrum : et ideo à curia dictum est et judicatum, ut quod abbati abstulerat redderct et beneficium nostrum infideliter tractaveral, rectum et honorera nobis faccre deberel.

< Actum est hoc ann. Inc. Dom. MCV. Indict. 13. Apud Andegavum in majori caméra comitis Andegav. AfTucrunt isti :

Raynaldus episc. And.

Richardus decanus.

Stephanus cantor.

Goffridus thesaurarius.

Hubertus archidiaconus.

Garnerius id.

Guillermus musca canonic. Sancti

Mauritii.

Goffridus caïphas canon. S. Laudi.

Manierius can.

Goffridus de Blazon, cancellarius

comitis Andeg.

Petus Rubiscallus.

Johannes de Blazono.

Walterius de Montesorelli.

Paganus de Mirebcllo.

Simon de Boeria (de Bouëre).

Fulco de Plaxicio.

Fulco de Mathefelone Harduinus de Sancto Medardo.

Ipse iMauritius dom. Credonis.

Girardus Paganus.

GofTridus filius Garini.

Orricus de Bellopratello.

Ivo de Brioleto et Arbonellus.

Radulfus de Pochonaria Andegavis

pra^positus.

Fulco comité (le Rechin).

Goffridus Martellus filius ejus.

Fulco frater ejus.

Hugo de Sancta Maura.

Guido de Lavalle (Guy IV).

Gaudius de Clichione.

Normannus de Monterebelli.

Petrus de Chamilliaco.

Adelardus de Castro-Gunterii.

Johannes de Castello.

Goffridus de Rioleto.

Tedbaldus de Castello-Celso.

DE NOMINIBUS MAURITII.

Gerbertus de Chantischosciaco.

Guarinus Bornus Lisoius infans.

Gosbertus de Falconniaco.

Widdo Turpinus.

Rotlandus Couraudus.

Hcrbertus filius Drogonis.

Losius de Moleriis.

Sylvcsterdc Voluta.

Pichio de Guierchia.

Odo de Borno homo Guidonis de Lavalle et multi alii.

a Mauritius aulem judicium calumniari nulla tenus praesumpsil, sed in quantum potuit illud o.xequi dolosc distulil. » — Crpendant le lendemain

o92 PIÈCES JUSTIFICATIVES ET RENVOIS.

il vint trouver le comte, promit de rendre tout ce qu'il avait pris aux religieux de Saint-Clément, et révoque leva Tinlerdiction. [Arch. de la Mayenne^ ancien carton, K*.)

A roccasion de ce procès, Tabbé de Vendôme écrivait à son cousin :

a Qui vobis adulantur dicunt : Si dominus noster efficeretur monachus vel moreretur, jam tota terra sua dissiparetur. — - Scitote quia animae vestrae minime consulunt qui sic loquuntur. Terram autem et quidquid temporalitèr possidetis opporlet vos, volitis, nolitis relinquere. Certe, dilectissime, Deus qui permisit vos honorem Credonensem habere, ipsc si voluisset illum conferrc potuisset Orhandi monoculae quam dum puer essem in curia vestra recolo me vidisse. » (27* lettre citée par Dupaz.)

Autre lettre du même abbé à Hamelin, prieur de Saint-Clément :

a Volo vos nonignorare... me, cum magno comitatu pro causa quam scitis Andegavum venturum vigilia Ascensionis. Mallemus quidem quidquid Credonis possidere cernimus honorabililer expcndere, quam rébus Ecclesiœ Dei injustas ac pravas consuetudines (coutumes, cens) homo incomposilus et faluus (Maurice) absque reclamatione, violenter possct imprimere. Valele, et cui servitis, de Sancti-Clcmentis magnâ clementiâ confidite, de victoriâ nihil penitus hésitantes. » [Ibid,)

Geolfroi de Craon, abbé de Vendôme, tenait au Craonnais par sa famille, par les liens spirituels qui unissaient à son abbaye notre prieuré de Saint-Clément, et enfin par les relations civiles qui, depuis Geoffroi- Martel, ont uni le Vendômois k l'Anjou jusqu'en 1484, époque à laquelle il en fut détaché el érigé en pairie.

Cet abbé a laissé un recueil de lettres, des opuscules théologiques, et quatre proses en l'honneur de la sainte Vierge et de la Madeleine. Elles ont été recueillies par Sirmond. Son plaidoyer de Tan 1131, en faveur de Tabbaye de L^^ Roê, a été imprimé par les soins de Baluze. [MiscelL, t. Il, p. 200.) Son style est énergique el brillant, mais amer et peu empreint de la charité chrétienne, même envers ses amis et ses supérieurs. Le pape Pascal II ayant eu la faiblesse d'abandonner les investitures à Fempereur Henri V, voici ce que Geoffroi lui écrivit :

« Vous avez craint la mort, mais Pierre et Paul ont-ils craint, Tun le « glaive, Tautre le gibet ? Les premiers papes, tous martyrs, n'onl-ils pas «mieux aimé mourir pour Jésus-Christ que de vivre contre lui? Du haut « de llmmortalilé qu'ils ont acquise par une mort temporelle, ils atten- 0 dent des successeurs qui ne soient pas dégénérés. Hâtez-vous donc de « réparer une faute inexcusable el qu'on ne peut qu'aggraver en voulant « l'excuser. Si les saints canons nous permettent de respecter même un « paslour corrompu, ils nous ciisoignont que celui qui s'écarto de la foi

RË^vul D. 593

<i n'est plus un pasteur, mais un ennemi que tout fidèle doit détester et « combattre. » (Gof. Vindoc, episL VII, lib. I.)

Geoffroi était beau de corps, auslère dans ses mœurs et aussi sévère pour les autres que pour lui. Elu abbé de Vendôme en 1093, il porta ^i son plus haut point la grandeur de cette abbaye. On a dit de lui que sous le froc du moine, on sentait battre le cœur du chevalier.

C'est à Vendôme qu'il résidait le moins : toujours à cheval comme les grands seigneurs du temps, sa suite n'était pas moindre de douze chevaux. Il assista à tous les conciles présidés par des papes, mais il dédaignait d'assister à ceux présidés par un légat.

Il mourut à lEvière, monastère d'Angers, qui dépendait de son abbaye, le 38 mars 1133. (De Pétigny, Hist, du Vendômois.)

Cet abbé avait assujetti notre prieuré de Saint-Clément, entre autres redevances, à lui envoyer chaque année, à Vendôme, un bon cochon [unum bonum baconem). Menil lui en devait deux. Sans doute que dans sa jeunesse, passée àCraon, il avait apprécié le mérite exceptionnel du porc craonnais (1). De mauvais plaisants ont prétendu que de temps en temps des discussions s'élevaient sur l'appréciation de ce mot bonum baconem^ et que ce fut dans un de ces démêlés qu'un sénéchal décida gravement que bonum baconem signifiait : un cochon raisonnable.

RENVOI D (dos pages 194 et 494\ Prieuré conventuel des Bons-Hommes de la forêt de Craon.

Au XII'' siècle, le nom de Bons-Hommes était généralement donné aux moines et aux religieux.

Réunissons ici ce que nous avons pu apprendre de notre prieuré.

En 120o, Vivien Lenfant, seigneur de la Patriero, lui donna ses droits de mouture sur le moulin de la Guéhardière.

Son fils Hamelin y ajouta celui d'y moudre gratuitement les blés du prieuré, et la dime du poisson pris à la chaussée de l'étang.

Quelque temps après, Amaury de Crjjon, fils de Maurice II, lui donna la belle métairie de la Lande-Ferrée, avec permission do prendre les eaux de la forôl pour faire étang et moulin. (Barthélémy Roger.)

(1) Peut-être que la redevance d'un porc par Saint-Glémenl était la compensation de a somme duc par les autres prieurés pour ia reliure des manuscrits de Vendôme, redevance qui élait de 1 ^ 3 sous par prieuré, cl de laquelle Sainl-Clémenl élail exemple. (Pétigny.)

En 1236, la famille de Laigné-le-Bigol, qui possédait Ballots et Saint- Péan (Saint-Poix), donna aux Bons-Hommes les dîmes de Laigné (en Ballots).

La même année, Gautier-Bobé et Malhéa du Breuil, son épouse, leur donnèrent la rente d'un setier de seigle en Méral, sur leur terre de SoubsleS'Oches, devenue la paroisse de Laubrières.

En 1285, Simon Chamaillard, seigneur d'Anlhenaise, construisit un nouveau moulin à la Guéhardière et leur donna la dîme de la mouture. Les Bons-Hommes recevaient (encore du fief de Fontenoel, en 1693, une rente de seize boisseaux de froment ratige ; sur la closerie du bourg de Laigné, huit boisseaux de seigle; sur Mellian, en Brains, vingt-quatre boisseaux de seigle, douze d'avoine et 30 livres de rente ; sur TEslard, en Fontaine -Couverte, douze boisseaux; sur les Martinais, de Ballots, seize boisseaux ; sur la Ridelais, de Saint-Saturnin, huit boisseaux. {Vieux manuscrits.)

Ces religieux possédaient enfin sur Bouche-d'Usure une rente de douze boisseaux de froment et autant de seigle, une pipe de vin clairet et une maille ou obole d'or.

On lisait dans leur nécrologe : « Quarto idus augusti (10 août) obiit Mauritius de Credonc filius Hugonis, fundatordomus noslrœ Bonorum Hominum de foreslâ Credoni, qui pro sainte sua et patris sui et Isabel de Meduana matre sua et animae suae et animarum omnium antecessorum et successorum suorum dédit, etc. Factuni est anno ab Inc. Dom. 1196 (1). o

Ce prieuré, dit Hiret, fut rebâti en 1400; il valait alors 1,000 k 1,600 livres. Par suite de nos guerres de religion, ces bâtiments avaient été abandonnés depuis trente ans et tombaient en ruine : en 1588, les habitants de la baronnie prièrent le prince et la princesse de Condé de vouloir bien y mettre des religieux. {Arch, de la Mayenne, G^.) Mais ces malheureuses guerres n'étaient pas finies.

En 1714, Antoine Lemoine, prieur commendataire du prieuré desBons- Hommes-lès-Angers et de celui de Craon qui en était une annexe, donne ce dernier à ferme et résume ainsi sa consistance : logements, domaine et prés, dîmes du Grand et Petit-Laigné, de la Borderie, du village du Buis a de la Ménagerie ou métairie de Brains, plus quarante-quatre boisseaux et quatre mesures de froment, quatre cent soixante-huit boisseaux de seigle et treize d'avoine, mesure de Craon, 37 livres 9 s. de rente, cinq pipes de vin et des redevances sur différentes paroisses des environs de Craon, en partie rendables, on partie requérables, treize chapons et deux

(I; Môiiaj;e,p. liiet 145.

hE.Nvui E. 895

poulettes. Pour toutes ces choses, le fermier devait payer par quartier, au prêtre qui desservait la chapelle des Bons-Hommes de Craon, 62 livres 10 s. au premier jour de chaque trimestre, soit par an 2d0 livres ; envoyer à Tabbé en sa maison à Paris, vers le 17 janvier, douze perdrix, du pays de Craon, et six aloses en deux fois, le tout franc de port, et enfin lui payer à Paris 2,000 livres. (Notes de M. Tabbé Logeais.)

L'ordre de Saint-Etienne de Muret ou de Grammont, fondé vers 1074, par Etienne, fils du comte de Thiers, en Auvergne, sur la montagne de Muret, près Limoges, appartenait h la règle de Saint-Benoît ; cependant il paraît n'avoir eu pour but que la pénitence et la contemplation; il fut supprimé eu 1769.

Les Bons-Hommes sont aujourd'hui une très-belle ferme de quarantetrois hectares et demi de terre labourable, et douze hectares trente-trois de pré, et en 1791, fut vendue 16,(K)0 francs, soit 285 francs Thectare.

RENVOI E (de la page 196).

1202. Serment de Juhel de Mayenne, fils du premier lit d'Isabelle de Meulan et de GeofFroi IV de Mayenne. Isabelle était alors remariée à Maurice II de Craon.

c Johel de Heduana sciatis quod ego venerabili dom . meo Johanni illustri régi Angliœ (Jean-sans-Terre) fideliter et dévote serviam pro posse meo tanquam domino meo ligio, contra omnes qui possunt vivere et mori et indè dedi ei in obsidem filium et haîredeni Johannis Caraerarii, custodem castelli de Ambrières.

« Isabella vero mater mea hoc idem juravit manu propria.

« Habet etiam dom. rex juramenta et chartas omnium militum de terra niea quorum juramenta habere voluit. Et similiter juramenta omnium burgensium et villarum mearum et de loto feodo meo... excepto feudo qaod teneo de maritagio uxoris nieae.

« Ita scilicet quod si ego in fidelitate ipsius recessero et judiciis curiae ejus slare noluero, omnes jurati et qui chartas suas liberaverunt tam milites quam burgenses ad dictum regem venient, cum omnibus feodis et Icnementis suis et cum eo firmiter se tenebunt tanquam cum domino suo ligio contra meipsum.

« Insuper dedi eidem régi ostagia et fidejussores subscriptos de conventionibus observandis, scilicet :

4 Guillermum de Rupibus senescallum Andegavensem ;

o98 PIÈCES JLSTIFICATIVES ET IŒ>VU1S.

Guerrois 4 X solides ; — ad ecclesiam de Martino XXI solidos de donc. Et hoc faciendum [sciendum) est quod ego Mauritius cessi mille libras ad eleemosynam (1). »

Archives de Saint-Nicolas : le sceau perdu, écriture du xii* siècle. (Notes de M. de Marchegay, d'Angers, et de M. l'abbé Logeais.)

RENVOI E^ (de la page 186).

Autre charte de Maurice II.

/I9 ) ^'Ego Mauritius de Credone Hugonis filius notitico meis heredibus et C, i4**Wvt/ omnibus, etc. Quod talis contentio fuerat inter me et eanonicos de Rota :

canonici dicebant se habere de antiquo dono meorum antcccssorum quod quiîlquid ipsi possent acquirere in tola terra mea liberum foret, et quietum ab omnibus servitiis... et quia intolcrabile et incredibile vîdebatur omnibus... talem feci concordiam... posl caplionem sanctse civitatis Jérusalem a paganis factam sub Saladino rege Babylone (1187). Ego Mauritius cum regibus et principibus christianis crucem mcam tollens ut irem post Christi vestigia et delibcrans hierosolimitanas terras pro facultate mea succurrere» pacem et benevolentiam abbatiae et canonicorum preces quserere volui... in capitulum de Rota veni et ecclesise de Rota et canonicis in eleemosynam concessi et in perpetuum confirmavi quod quidquid ipsi usque ad tempus hujus meœ percgrinationis acquisierant in tota terra mea in futuro tencrent... omnino libère et quielc ab omnibus servitiis... et ne sit contentio de tempore quo facta fuit praedicta quietatio... boc factum fuit anno millesimo centesimo nonagesirao primo (1191)... leste Radulfo Andeg. episcopo (H78-H98) qui ipse in palatio suo hoc audivit. Robcrto de Sancto-Salvatore tune electo de Rota. Guillelmo de Guiercbia. Isabel uxore mea et filiis meis Maurilio et Petro etPhilippo de Sauconeio. Paganus de Sancto-Amalore. Guillelmo de Vitreio et Mauritius frater

(l) La réunioa des diverses sommes exprimées en livres donne .... 1,103 liv.lO s. Celles exprimées en sous (!2i,9l7 sous) faisant 1,247 47

Total 2,331 liv. 7s.

La livre ayant alors une valeur intrinsèque de 19 francs, celte somme représente

en francs 44,638 fr.

Et les 1,000 livres d^aumônes 19,000

Total 63,638 fr.

Valant relativement aujourd'hui cinq fois plus, ou 318,190 fr. ; celle somme donne une idée de la richesse réelle des seigneurs de Craon.

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