‹ Chroniques craonnaisesChapitre 53 sur 127 · CINQUIÈME MAISON : LAVAL-LA-TRËMOILLE · texte numérisé non relu

CINQUIÈME MAISON : LAVAL-LA-TRËMOILLE

La seconde fille de Guy XVI, Anne de Laval-Montfort, épousa en 1521 François de LaTrémoille, déjà vicomte de Thouars et baron de Craon. A la mort de Guyonne de Rieux, La Trémoille réunit donc à ses terres le comté de Laval, et devint le chef de la cinquième et dernière maison de Laval. Il eut de son mariage Louis 111 de LaTrémoille, baron de Craon, en faveur duquel Charles IX érigea Thouars en duché.

Une de ses filles, Charlotle Catherine, eut Craon en partage et épousa, comme nous le verrons, le malheureux prince de Bourbon-Coudé, dont le fils Henri U de Bourbon vendit Craon aux d'Aloigny : en lui finil la liste des possesseurs de Craon par droit d'bérilage.

Le prince Antoine-Philippe de Talmont, guillotiné le 27 janvier 1791 devant son château de Laval, était le XXVll« Guy de Laval. Né en 1761, il avait épousé en 1787 Hcnrit'lie d'Arpouges. {Sotes de M. LcUzclier sur Bourjoly.)

Charles de Bourbon, duc de Vendôme, qui descendait k la quatrième génération, de Jean de Bourbon» comte de la Marche.

Henri I'% époux de Catherine de La Trémoille, avait abjure le calvinisme pour échappera la Saint-Barthélcmy; mais à peine libre, il fit la guerre aux catholiques et se joignit au roi de Navarre, depuis Henri IV. Il mourut subitement à Saint^Jean-d'Àngély, en 1588, âgé de trente-cinq ans, laissant sa femme enceinte. Il en avait eu déjà une fille, Eléonore de Bourbon, qui fut mariée à Philippe-Guillaume de Nassau.

On a prétendu que ce prince avait été empoisonné par ses domestiques à 1 instigation de sa femme, ce qui n'a jamais été prouvé. Elle fut cependant poursuivie pour ce fait, car Tautopsie avait constaté le poison, et elle resta sept années en prison. Mais les gens de la maison s*étant enfuis avec Belcastel, son page, soupçonné d'intelligence avec la princesse, aucune preuve ne put être élevée contre elle. Sully, dans ses Mémoires, a dit h ce sujet : « Cette affaire étant de celles oix le bon droit tout seul ne suffit pas, « les partisans du jeune prince auraient réussi difficilement à dissiper les « accusations faites contre la mère et à assurer à son fils son rang de « premier prince du sang, si le roi, en supprimant les pièces du procès, a ne se fût mêlé lui-même de la justification de Tune et de la défense de « Tautre. » Eu conséquence, un arrêt du Parlement de 1596 la déclara innocente et assura à son fils le rang qu'un puissant parti voulait lui enlever.

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