HENRI II DE BOURBON-GONBË
Le 1*' septembre 1588, Charlotte de La Trémoille, princesse de Gondé, donna le jour à un fils qui prit le nom de Henri II de Bourbon-Gondé. Henri IV le fit élever dans la religion catholique et le prit en affection. Sous Louis XIII il se mit à la tête des mécontents (voy. an 1616), fut mis à la Bastille, puis au château de Vincennes, et resta trois ans en captivité. A la mort de Louis XIII, il fut nommé chef du conseil de régence. Sa plus grande gloire, dit Voltaire, est d'avoir été le père du grand Gondé. Bourdaloue, qui nous a laissé sou éloge, le représente comme un prince sage et vertueux. Il épousa Charlotte de Montmorency, si célèbre par sa beauté, et mourut en 1646.
Ainsi, la famille de Craon, « la plus grande, la plus ancienne, la plus noble et la plus illustre d'Anjou, » dit Ménage (p. 226), et que nous avons vue au xi'^ siècle puiser son sang dans les veines royales, Vy reporta six cents ans après comme à sou cours naturel.
â74 SUITE CHRONOLOGIQIJIC
Quant à notre pauvre Craon, devenu trop petit pour ses puissants maîtres, loin de gagner à leurs brillantes alliances, il fut de jour en jour plus abandonné. Henri II de Bourbon-Condé le vendit, le 30 mai 1620 (voy. l'acte de vente, renvoi V), à son chambellan, Louis d'Aloigny, marquis de Rochefort, dont la famille avait eu quelques alliances avec celle de La Trémoille (1). D'Aloigny était chevalier des ordres du roi et fut nommé, en 1621, surintendant des arts et manufactures. Il fit marché, en 1621, avec un entrepreneur pour réparer l'habitation qui avait succédé à Tancien chîlteau démoli en 1604, et en fit une habitation logeable et commode (2) (voy. pi. XVI, n** 29) ; il mourut en septembre 1657, laissant neuf enfants de son union avec Marie Habert de Montmaur.
Louis, Tainé, étant mort à vingt ans, sans alliance, ce fut le puîné, Henri, qui hérita de la baronnie (3). Henri d'Aloigny, marquis de Rochefort, épousa, le 30 avril 1662, Madeleine de Laval-Bois-Dauphin, dame d'atours de la Dauphine (4). Il servit avec distinction sous Louis XIV.
Ce fut lui qui, en 1671, étant capitaine des gardes du corps, fut chargé d'arrêter Lauzun.
Dans la campagne de Hollande, il prit Naarden, en 1672, et Trêves, en 1673. — Huy se rend à lui en 1675. — En récompense de ses services Louis XIV lui donna, cette même année, le bâton de maréchal de France; il fut de cette promotion de huit maréchaux faite à la mort de Turenne, et dont on a dit « que le roi avait voulu donner à la France la monnaie d'un grand homme (5). »
Toutefois, ce que nous venons de dire prouve que cette monnaie n'était pas de mauvais aloi, et quand l'infidélité de la victoire, loin d'abattre le ^rand roi, lui fit déclarer que plutôt que de céder, il périrait à la tête de sa noblesse, ce fut encore le maréchal de Rochefort qui eut l'insigne
(1) En 1364, Pierre d^Aloignv, sieur de La Milandiôre, épousa Églanline de La Trémoille, dame de Rochefort, en Berry. En 1o23, Hené d'Aloigny épousa Gabriclle de La Trémoille. — Les armes des d'Aloigny étaient de gueules à trois fleurs de lis
d'argenl.
(2) Notes de M. l'abbé Logeais, et Ardu de la Mayenne.
(3) Les annales de Saint-Saturnin font mention, en 1666, de messire Henri-Louis d Aloigny, desservant dans l'église de Saint-Nicolas de Craon pour la chapelle et pour
le temporel du Brossay.
(4) MadeleiniB de Laval était ûllc d'Urbain, pelile-fille de Philippe-Emmanuel de Laval, marquis de Sablé, et arriôre-pelile-tille du maréchal de Bois-Dauphin, dont il sera question dans les guerres de la Ligue. Selon Bourjoly, liv. V, cliap. xvii, elle était (ille de Gilles de Laval cl de Madeleine Séguier qui avait été épouse en premières noces du duc de Coislin, et en avait eu le cardinal et le marquis de Coislin.
(5) Mot de madame Camuel, célèbre à Paris et à la cour par ses bons mots.
honneur de commander tous ces fidèles réunis autour de leur souverain, comme aux premiers temps de la monarchie. — «Mais autres temps, autres moeurs. » La cavalerie n'était plus la force principale des armées ; d'ailleurs la ressource des arrière-bans fut presque toujours de peu de valeur. Ménage, p. 27, cite, en 1553, celui de TAnjou commandé par le seigneur de La Jaille, de douze cents chevaux et de quatre cents hommes de pied, qui fut enlevé par le gouverneur de Bapaurae, et en 1674, Tarrière-ban de la même province, commandé parServien, sénéchal d'Anjou et marquis de Sablé, également en/ere par les troupes du duc de Lorraine. Cependant le maréchal de Rochefort alla camper entre la Sambre et la Meuse; mais il ne put empêcher le prince de Lorraine de prendre Philipsbourg. On lui a vivement reproché cette faute. — Doit- il en porter seul la responsabilité? Qu'on se figure quatre mille gentilshommes, braves, dévoués, mais sans ensemble, armés chacun à sa manière, sans habitude des manœuvres, ni du commandement, ni de la discipline, et l'on avouera qu'un tel corps, si peu en harmonie avec les progrès obtenus dès ce temps-là dans l'organisation des troupes, était plutôt un embarras qu'un véritable secours; aussi est-ce la dernière fois que l'on vit convoquer le ban et Tarrière-ban do la noblesse.
Dès loî's cessa pour elle l'obligation qui lui était imposée par l'institution des fiefs, d'aller à la guerre en personne et de fournir des hommes à ses frais. Peut-être était-ce là l'occasion de modifier notre constitution, et d'établir l'égalité de l'impôt, comme le proposa Vauban en 1707. Peutêtre eût-on prévenu ainsi l'explosion arrivée deux cents plus tard ; mais on sait le malheur qu'eut la France, après avoir perdu le duc de Bourgogne, de tomber dans les turpitudes de la régence et du règne qui la suivit!
Le maréchal de Rochefort mourut à Nancy cette même année 1676 ; il laissa une veuve jeune encore, fille du second lit de la marquise de Laval. Elle avait été nommée dame de la Reine, en 1673. Par malheur elle ne put se défendre de cette contagion de galanterie dont Louis XIV avait empoisonné sa cour. Saint-Simon, dont la plume acérée et cruellement indiscrète a mis à nu tant de faiblesses et tant de hontes cachées sous les magnificences de Versailles, prétend que Louvois trouva la maréchale fort à son gré, et qu'elle s'accommoda fort bien de sa bourse. Belle, piquante, sans beaucoup d'esprit, elle avait, dit-il, toute la bassesse nécessaire (surtout à la cour) pour ôtre de tout en quelque chose ; aussi nous dévoile-t-il ses honteuses complaisances pour les amours du roi, et comme quoi elle fut successivement l'amie de mademoiselle de La Vallière, et de mesdames de Montospan et do Soubise.
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Eu 1684, elle fut marraine d'une belle cloche à Saint-Nicolas ; le parrain fui Louis de Boislève, lieutenant général de la sénéchaussée d'Anjou (1). Elle contribua aussi beaucoup à Tagrandissement de notre hôpital. (Renvoi M.)
Les Mémoires de Dangeau nous montrent la maréchale souvent admise à la table du grand roi, ou le suivant dans ses voyages h, Chambord. Elle quitta la cour en 1719, quatre ans après la mort de Louis XIV; elle était alors dame d'honneur de la duchesse d'Orléans. Le duc lui laissa ses appointements et pensions, afin, dit-il, que Tusage pieux qu'elle en ferait l'aidât à rendre sa vie heureuse ; peu après il lui donna pour cent mille écus d'actions sur la banque de Law et lui avança les dix premiers mille écus; il donna en outre à Blanzac, gendre de la maréchale, cent mille francs d'actions. Il en avait grand besoin, dit Dangeau ; cela peut être, mais il faut convenir qu'avec de telles prodigalités, il n'était guère possible d'espérer un bon résultat du malheureux essai de la banque de Law.
La maréchale avait eu deux enfants :
1° Armand-Louis d'Aloigny, marquis de Rochefort et du Blanc, mort sans alliance en 1701 ; il était, dit Saint-Simon, tellement vieilli par la débauche, que, quoique à la fleur de Tâge, il paraissait avoir quatrevingts ans;
2* Marie-Henriette d'Aloigny, mariée en premières noces, en 1676, k Louis Fauste de Brichanteau, marquis de Nangis, dont elle eut un fils posthume, son mari ayant été tué à la guerre. [P. Anselme.) Devenue veuve, elle fut galante comme sa mère, épousa en secondes noces Charles de Roye de La Rochefoucauld, comte de Blanzac, et accoucha la nuit même de ses noces d'une fille qui fut madame de Ton-
(I) Marin Boislève, noble du chef de son père François, échevin d'Angers en l!S6i, perfectionna sa noblesse, dîlPoquel de Livonnière (t. Il, p. 118i), en se faisant recevoir chevalier de raccolade (noble parrépôe), par IcUres patentes de l>97; car la noblesse d'ôchevinage ne donnait pas le partage noble. (V. renvoi J.)
Depuis la rédaction de ces Chroniques, la belle et antique cloche dont il est question a été brisée et refondue; sur la nouvelle on lit : « Anno 186â, locum mihi cessit Lu« dovica Magdalena Armanda quas vixerat ab anno 1674 (il aurait fallu mettre 1684) nomcn accepi Eduardse, Francisco ad memoriam Fi Ed. Moll. et Dse Ir. G. Bodinier le Comte beuedictioncsquc ab ill. ac. R. R. Casimiro Wicart primo episcopo Vallcguidonensi per R. Rect dcc. Sancti Nicolai Cred. Car. Doreau Can. hon. Yalieguid. et Cenom. praescnlibus, R. Hoyau praeceiitore, R. Clavrcul cleric, P. Chailland et Alfred Police vicariis nccnon D. D. Jamct, Chauvin, de Guesdon, Jegu, de Saint-Jean et Clavreuil. »
Dl!;S POSSESSEUBS DE CRAON. 277
nerre (1). Enfin, après avoir mangé plus de deux millions à elle et à son fils Nangis, la comtesse de Blanzac, dont les affaires étaient, comme sa conduite, fort en désordre, s'empressa de vendre Craon, Tannée même qu'elle hérita de son frère, en 1702, à François de la Forét-d'Armaillé, membre du Parlement de Paris, qui possédait quelques terres dans le pays, au moins depuis 167S, notamment celle de Laigné-le-Bigot en Ballots, et les seigneuries de Noizé et de Saint-Aubin ; en cette dernière qualité il avait voulu s'opposer, en 1701, à l'érection en paroisse de là Madeleine de Pouancé, sous prétexte que cette érection amoindrissait ses droits seigneuriaux. L'année suivante, il éleva une autre prétention, celle de se faire payer ses rentes en grain à un boisseau plus grand que celui de son suzerain le duc d'Anjou. Deux arrêts, l'un de 1702, l'autre de 1708, le déboutèrent de ses demandes. (Pocq. de Livonnière, t. II, p. 1227.)
La terre de Craon, avec ses prés, moulins et terres labourables, était estimée à quatorze mille livres de revenu. (Voy. renvoi Y*.)
Ce nouveau possesseur de Craon fut marié en premières noces à Marie Joubert de Briolay, et en secondes à Gabrielle de Boislève, fille de Claude de Boislève, marquis d'Haroué, intendant général des finances. François d'Armaillé mourut à Paris en 1731, laissant plusieurs enfants, entre autres : François-Pierre, aîné du premier lit, qui hérita de la baronnie. Reçu conseiller au Parlement de Bretagne en 1714, il épousa Françoise-Thérèse Gaubert et mourut le 22 octobre 1743 (2).
(J) Un manuscrit du temps contient des couplets où elle n'esl pas épargnée :
« Le mariage est ^ la mode
« Chez les veuves de qualité.
« Elles ont trouvé la méthode
tt De faire tout en seurelé.
« Yassé fut la première, etc..
« Nangis suivit ce beaumodèle.
« Elle tit cent amans heureux,
« Et quand les frais sont faits pour elle,
« On fait payer Blanzac pour deux. • *
(2) L'Armoriai de César de Grand-Pré, de 1649, dit que les d'Armaillé portaient l'aident à la fasce de sable accompagnée de trois molettes d'éperon du même, 2 et 1.
Scion Courcelles et le vieux plan qui est à la mairie de Craon, les armes des 'Armaillé, en 17d0, étaient d'argent au chef de sable. Sur le tombeau de ce môme rançois-Pierrc d'Armaillé, trouvé en démolissant Saint-Nicolas, en 1846, le chef st d'azur. On y lisait l'épitaphc suivante sous laquelle semble percer l'appréciation es mœurs de l'époque :
iilustrissimo Francisco Pelro de la Forêt d'Armaillé, equiti, prœdorum la forêt
Son fils aîné, Ambroise-Pierre, marquis d'Arniaillé, né le 2 avril 1734, fut mis sous la tutelle de son sénéchal Pétitoi jusqu'à sa majorité, partagea noblement avec ses frères et sœurs par acte du 4 juin 1763, et eut Craon en partage. C'est lui qui, vers 1763, bûtit le château actuel sur les dessins de Tarchitecte Pommereuil.
Il épousa, le 6 juillet 1783, Marie de Mornay-Monchevreul. Il se maria en secondes noces à mademoiselle de Moncrif, et mourut en France vers 1805. Il n'eut d'enfant que de son premier mariage : une fille, Marie- Camille-Adélaïde, née h Paris le 21 octobre 1752, laquelle épousa, le 29 mai 1781, François-Timoléon comte de Cossé-Brissac, panetier du roi, capitaine des Cent-Suisses et premier gentilhomme de Monsieur, depuis Louis XVIII, dont il fut Tami dévoué. Rare modèle de fidélité, rinfortune, loin de l'éloigner du prince, ne fil que l'y attacher davantage. Il l'accompagna en émigration, et lorsque, sur l'ordre de l'empereur de Russie, Monsieur fut obligé de quitter Mittau et de se séparer de ses semteurs pour aller en Angleterre, le comte de Cossé, alors à Munster, en conçut un tel chagrin qu'il en mourut en 1803.
La terre de Craon fut confisquée pendant la Révolution et affectée à la treizième cohorte de la Légion d'honneur, puis à la sénatorerie d'Ajaccio, dont 31. de Casablanca fut titulaire. Pendant cette occupation, un décret du 4 juillet 1806 y établit un dépôt d'étalons de première classe, et y fut maintenu jusqu'en 1815 ; depuis le séjour de ces étalons, l'espèce chevaline s'est fort améliorée dans notre canton.
A la première Restauration, la veuve du comte de Cossé rentra dans tous ses biens, et ce fut par un bienfait qu'elle signala son retour à Craon en fondant une école gratuite de frères Joséphites ou de Ruillé; elle leur donna une maison et l'ancienne chapelle Saint-Pierre, avec une rente de six cents francs qui depuis a étéportée au double par ses enfants.
La comtesse de Cossé-Brissac, élevée à l'école du malheur, avait la passion de la bienfaisance et savait l'exercer avec cette affabilité qui en double le prix ; elle était digne, mais pleine d'affabilité pour tout le monde. Elle termina à Craon une vie remplie de bonnes œuvres. Ses enfants n'eu-
Armailléet Noizé domino ; hujuscede Credonio baroniœ secundo nomine baroni^senatoris pai'isiensis filio; ipsi in supremà Britaniœ curia senatori. Sexto nomine genrm, nobilitate etiam antiqua^ magnâ in lilibus dijudicandis sagacitate summaque integritate, singulari erga palrem pietale, verâ nec fictâ in Deum religione. Etiam et oh transaclum absque animi lœsura matrimonium^ commendatissimo, Francisca Theresia Gaubert uxor mœrcns canssimo conjugi immature et contra votum^ suis erepto, posuit. Annos natus LXVlll, Obiil Credond XI kal. novembris, anno Domini MDCCXUIL
renl pas de peine h suivre de si nobles exemples ; c'est à eux que Craon doit en grande partie sa nouvelle église; le doyen d'alors, M. Langlois, ne pensait d'abord qu'à ajouter à l'ancienne église, devenue trop petite, un second bas-côté qui l'eût rendue à peu près régulière. Mademoiselle Camille de Cossé légua 20,000 fr. pour cet objet, et c'est ce don qui, joint aux offrandes d'un grand nombre d'habitants, encouragea plus tard M. Langlois à entreprendre une reconstruction complète. Enfin disons de suite qu'une autre fille de la comtesse de Cossé, mademoiselle Délie, après avoir tout donné aux pauvres et à sa famille, s'est donnée elle-même à Craon, en y fondant une maison de Bénédictines qui assure aux filles pauvres, comme h celles plus aisées, une instruction aussi pieuse que solide ; c'est encore k elle que cet établissement doit la reconstruction de la jolie église, dite du Sacré-Cœur, élevée en 1857 sur les dessins de M. Tessier, architecte de l'église de Grez et de plusieurs autres.
Le frère de ces deux dames, le comte Arthur de Cossé-Brissac, premier maître de l'hôtel du roi, vendit en 1829 la terre de Craon à plusieurs particuliers. Le château, resté seul avec son parc, fut acheté par le comle Guillaume de Champagné-Giffart (1), époux de Marie de Bonneval. Il mourut à Craon le 27 juillet 1831, et sa femme le 5 février 1836. M. Edouard de Champagne, leur seul enfant, hérita du château et mourut le 4 septembre 1840, laissant de sa femme, Marie-Ernesline de La Grange, un fils unique, René-Marie de Champagne, possesseur actuel du château. Sa mère, madame la marquise de Champagne, émule en bonnes œuvres des anciens possesseurs du château de Craon, s'est également distinguée par ses bienfaits. De concert avec madame de La Croix, elle a fondé à Saint-Clément l'école des filles, dite de la Providence, confiée aux sœurs d'Evron. Depuis, madame de Champagne y a ajouté un ouvroir où les jeunes filles apprennent h travailler, cl où elles trouvent le moyen de gagner leur vie.
Le château de Craon couronne admirablement le coteau qui domine la contrée; on arrive à la façade de l'Est par une pente insensible. A l'Ouest le coteau est plus abrupte, et permet de découvrir un horizon aussi varié qu'étendu ; à gauche paraît Saint-Clément succombant sous le poids des siècles, tout délabré, mais tout vivant de souvenirs et confiait sans crainte à la foi, comme au cœur des Craonnais, le soin de
(1 ) Ses armes sont parti d'hermine au chef de gueules qui est de Champagne, et d'argent, à. la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'or et cantonnée de quatre lionceaux couronnés de gueules qui est de Giffarl.