‹ Chroniques d'Enguerrand de Monstrelet (volume 2)Chapitre 13 sur 167 · L. V, ch. Sq · texte numérisé non relu

L. V, ch. Sq

Mvj DES MÉMOIRES

» frappé de quelque baston qu'il tenist , quant il » les trouvoit en desroy , ou qu'ils ne faisoient ce » qu'il commandoit ; et n'euist épargné de faire » mourir , en cas de désobéissance , kow fi^us ub » OAÀND QUE LE PETIT. ^ » Ce fut pcut-êtrc Cet emportement qui occasionna sa mort ; en effet , quelque temps avant la bataille où il perdit la vie , il a voit insulté Nicolas de Mont fort, comte de Gampo- Basso , dans le royaume de Naples , en lui appliquant un soufflet avec son gantelet. On n'ignore pas que Campo-Basso passa du côté des ennemis ; mais il est vrai qu'il trahissait déjà son maître avant d'en avoir été outragé, Louis XI lui-même en avait averti Charles, qui refusait de le croire. — D'après une tradition populaire, dont Walter Scott a tiré parti en la rectifiant , Commines, dans sa jeunesse, se trouvant à la chasse avec le comte de Cbarollois, le prince lui avait dit de lui tirer ses bottes ; Commines , abusant de la familiarité qui régnait entre le comte et lui , avait réclamé ensuite le même service 4e sa complaisance ; le prince , mécontent de ce manque de respect , l'avait frappé de sa botte à la tête , d'où lui étoit resté le surnom de tête bottée ' . Le mouvement de colère du comte de Charollois paraît naturel; l'indiscrétion attri-

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