‹ Chroniques d'Enguerrand de Monstrelet (volume 2)Chapitre 21 sur 167 · Sorte de casaque · texte numérisé non relu

Sorte de casaque

DE J. 1>U CLEBCQ xxxHj

» L'homme d'armes à trois cheTaox , habillié » comme ckssDs , aora ponr mœs de gages quinze n francs de trente-deux gros le franc , et les trois » archers à cheral, habilliés, conmie dit est , feront » une paye , et auront semblablement quinze francs » par mois, qui est à chacun cinq francs, ditle » monnoje ; le coulevrinier et l'arbalestrier au. » ront chacun quatre francs par mois , et le picque- 1» naire deux patars par jour. »

La paie du conductier était de cent francs de trente-deux gros par mois, arec la paie de sa lance ' . Le dizenier recevait neuf francs oulre sa paie , qui lui était faite en piètres de dix-huit sols pièce , au lieu de francs de trente-deux gros, et le chef de chambre éloit pajé de la même manière , moyennant quoi les conductiers, dizeniers et chefs de chambre n'avaient pas le droit de rien prélever sur les compagnons 2. Le duc Charles avait un armurier en titre, qui se faisait appeler noble homme. Cétait Alexandre du Pol, natif de Milan. Il avait cent vingt écus de pension, s'était établi à Dole, et obligée à fournir par an , cent cuirasses de guerre complètes, au prix de quinze écus pièce, et cent corselets, au prix de quatre écus 3.

1 . Fqy» plus bas ce qui est dit des monnaies, a. Mém, pour servir à l'iâstoire de France et de Bout-: g)Dgfie,p. 086^ 3. Ibid. 277.

xxxiv DES MÉMOIRES

Du Clercq observe quelque part que les bons archers étaient rares en Bourgongne ' . Mais les coustilliers et les hommes d'armes y étaient en réputation. On ne redoutait pas moins les piques de Flandre ^SL^peléesgoeden-dag j parce qu elles donnaient un terrible bonjour.

A ^ands bastons pesans ferres, Avec leur fer agu devant Vont ceux de Flandre recevant , Tiex baston qu'ils portent en guerre Ont nom Godendac en la terre \ Godendac c'est bonjour à dire, Qui en françois le veut descrire :

Cils bastons sont longs ettraitis .Pour ferir à doux mains faitis, etc.

C'est ainsi que s'exprime Guillaume Guiart à propos de la bataille de Courtrai, en i3o2 , où les Flamands repoussèrent les Français , principalement avec cette arme ^.

Du Clerq décrit également « la pique qui est un » baston (arme) de la longueur d'une lanche » d'homme d'armes ; mais elle est plus menue fer- » rée et aclerrée au debout , et sont très dangereux » bastons 3. »

Après la bataille de Mont-le-Héry , le duc de

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