‹ Chroniques d'Enguerrand de Monstrelet (volume 2)Chapitre 25 sur 167 · I. Dakiel, ubi supr., p · texte numérisé non relu

I. Dakiel, ubi supr., p

Movn'KELET. 7\ Xtl. — MéM« Ds J. DU Clbigo* d

xm'ii DES MÉMOIRES

des douze pairs , et dont un fut pris à Mont-le-Héry . Le plus gros dont il soit fait mention dans l'histoire de France , étoit de 5oo livres de halles ; il fut fondu à Tours , sous Louis XI , et portoit depuis la Bastille jusqu'à Charenton. Du reste, il est prohable qu'on donna d'ahord le nom de canon , non-seulement aux grandes pièces d'artillerie , mais encore aux armes à feu , d'un très petit calihre , que l'on pouvoit porter et remuer avec la main , telles que les cvapaudaux ^ covlevrines , dont , au rapport de Juvénal des Ursins , il y avoit quatre mille dans l'armée du duc d'Orléans , sous Charles VL Quant aux canons, proprement dits , ils étoient fort mal entendus. Dans nos anciennes villes de Flandre, on en rencontre fréquemment qui servent de bornes le long des rues ; ils sont longs et minces , presque sans culasse , et garnis de cerclés. Dans un MS. à^Othéa^ déesse de priU" dencey avec des gloses, par J. Mielot , et qui est à la bibliothèque de Bourgogne, une miniature représente un canon très long , et qui va en s'élargissant à partir de la culasse , qui , par conséquent , manquoit de résistance ; il est cerclé et couché immédiatement sur une planche presque horizontale, traînée par deux roues. Des boulets , qui semblent être de grès, sont figurés auprès ». La chambre

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