Liv. I, ch. a
a. Fland*, p. i4»
DE J. DU CLEMQ. nxr^
car ks mêmes ordonnances militaires de Charles de Boorgc^ne prescrivent aux conductiers (on capitaines), chefs d'escadre (d'escouade) et de chambre , étant en garnison , d'exercer leurs gens, quelquefois tout armés, quelquefois seulement du h€ua de la pièce , c'est-à-dire de la cuirasse et de l'armet , à combattre avec la lance , en se tenant serrés , à s'éparpiller , puis à se rallier ensuite. On voit, par cette ordonnance , que les archers mettaient souvent pied à terre ; qu'alors leurs chevaux s'abridaient trois à trois ; que les chevaux des archers les suivoient dans le combat , lorsqu'ils en descendaient ; que l'office des pages des gens d'armes était de conduire les chevaux ainsi abridés ; et enfin que les pages , les chevaux des archers , et les archers mêmes , étaient derrière les picquiers , ou enfermés dans les bataillons longs ou carrés des picquiers. On ne peut douter qu'il n' j eût aussi quelque exercice pour l'infanterie , car on en formoit des bataillons, comme on le voit par la bataille de Bouvines , et en d'autres occasions « .
Le tableau de la maison du duc Philippe , qui (ait suite à cette dissertation , instruira de l'état de l'artillerie et du génie , sous son règne. On sait que les canons furent d'abord de fer ; Louis XI en fit faire douze de fonte , auxquels il donna les noms