‹ Chroniques d'Enguerrand de Monstrelet (volume 2)Chapitre 3 sur 167 · Il commence eu i435 et finit en i · texte numérisé non relu

Il commence eu i435 et finit en i

DE S, DU aL£IIÛQ. n

moÂDS vieilli qœ celui de Monsirelel , est peul-ètre lus» nimns agréable. Cet écriyain, attaché à la cour dès sa plus tendre jeunesse y mais n*ajant ja* mais pris part aux aflàires importantes, n*a pas tonjoars vn les choses du coté remarquable. Les joutes, les fêtes, les costumes de la m^lesse, les graves futilités du cérémonial Toccupent trop son* vent ; et qumqu^il soit en général plein de candeur et de sincérité, on lui a reproché d'avoir, dans le récit de la guerre des Gantois contre le duc Philippe de Bourg<^e , manqué d'exactitude , sinon de bonne foi. Commines lui-même n'a pas échappé à ce reproche en d'autres occasions; mais l'accusation parait hasardée. On sait que Montaigne en faisait une estime particulière , et que sur son exemplaire il avait écrit : « Vous j trouverez le langage doux » et agréable d'une naïfve simplicité ; la narration » pure, et en laquelle la bonne foi àe l'auteur re- » luit évidemment, exempte de vanité, parlant » de soi, et d'affection et d'envie parlant d'autrui; » ses discours et enhortements accompagniez plus » de bon zèle et de vérité , que d'aucune esquise » suffisance; et, tout partout, de l'autorité et » gravité, représentant son homme de bon lieu , » et eslevé aux grandes affaires >• » C'est là en

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