L. V, ch. 19 et ao
Dt. J. IMi \AJèBCQ. Bq
Du Qercq ne fournit pas de grands éclaircissements sur Fétat de la marine au quinzième siècle, n ne nous apprend ni les noms divers , ni la forme des naviries , ni leur armement , ni leur manière de combattre. Il nous dit seulement « que tout le » pays de Flandres, ou en partie , se nourrissoit de » choses salées, et que, par le mojen des mar- » chandises salées qu'ils menoient hors du pays de » Flandres , l'argent venoit au pajs et en estoit » pays riche ' . » Ce qui montre l'étendue de la pêche. Nous ne répéterons point ici ce que nous ayons dit ailleurs sur ce sujet et sur la construction des navires ^. Du Clercq fait mention a d'une des » plus puissantes nefs d'Angleterre , nommée Ca- » therine y qui estoit bateau de guerre, et y avoit » environ deux cents hommes de guerre 3. »
« Le roy Alphonse d'Arragon, suivant lui, entre » autres plusieurs grands vaisseaux qu'il avoit fait » pour combattre sur mer , avoit fait faire une na- » vire que on t^noit la plus grande du monde ;• » car elle estoit si grande,que à grande peine povoit » aller en mer , et estoit toujours au port de Na- » pies; laquelle nef, ung peu devant la mort du » roy , on l'a voit mise en mer , et à ceste propre