‹ Chroniques d'Enguerrand de Monstrelet (volume 2)Chapitre 35 sur 167 · L. IV, ch.^i · texte numérisé non relu

L. IV, ch.^i

MOBSTRELBT. 7*. A*//* — M£m. DE J. DU ClbRCQ.

liv D£S MÉMOIRES

» heure que icellui roy Alphonse morut , on ra- » mena icelle nef* au port de Naples ; et à l'arrivée » toucha au fond du gravier de la mer, tellement » qu'elle se fendit et rompit l'arbre du moilon, qui » iestoit de telle grosseur , que cinq hommes ne » l'euissent sceu embrasser au bras ; et au cheoir , )> ledit arbre rompit la nef en plus de mille piè- » ches, et feit si grand son et grande noise que » chacun de Naples et d'entour cuidoit que le » pays deubt fondre ». »

Ce colosse n'annonçait pas de grandes connaissances maritimes.

DuClercq n'en ajoute pas davantage, et ne parle en d'autres endroits que de galées ou galies. En i453 , celles de Flandre , de Hollande et de Zélande , coopérèrent efficacement à la prise de Bordeaux ^. Mais qu'était-ce que ces galées? Le père Daniel affirme que c'étaient des bâtiments à rames et à voiles. Cet écrivain cite quelques fragments de Guillaume Guiart , mais ils sont incomplets , et il convient de lire l'extrait fort bien fait par Legrand d'Aussy, de la Branche aux rojaux Lignages 3. Il s'y agit de la bataille navale qui eut

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