‹ Chroniques d'Enguerrand de Monstrelet (volume 2)Chapitre 41 sur 167 · Robin m'acheta corroie £t aumonière de soie · texte numérisé non relu

Robin m'acheta corroie £t aumonière de soie

Robin et Marion.

DE J. DU CLEECQ. Ixv

OU balandines de nos clames, et les hommes et les femmes les portaient extérieurement , attachées au côté* La bourse des femmes, suspendue à une chaîne ou cordon , étoit composée ordinairement de douze pochettes de cuir , pour mettre les diflPérentes espèces de monnoie et les petits ustensiles propres à leur sexe. Chacune de ces pochettes se fermait par un cordon particulier ; tous ces cordons se réunissaient à un seul.

Les diamants et pierreries dont il est ici question, ne devaient pas jeter un grand éclat , à cause de l'ignorance où l'on était de les tailler. On conjecture que cet art fut inventé à Bruges, en i45o, par Louis de Berquen ou Berken. M. Heylen doute cependant de cette assertion de Feller > . .

A la bataille de Granson , où Herman d'Eptingen battit le duc Charles, le bagage de celui-ci, dont la valeur passait trois millions , tomba entre les mains des Suisses. Ce qu'il y eut de plus précieux dans ce butin , fut un diamant estimé le plus beau et le plus gros qui fût alors en Europe. On rapporte qu'un soldat, qui le prit, le vendit pour un florin à un prêtre , qui le donna au magistrat de son village pour un écu ; il passa depuis en Angle-

I. Mém. de VAcad. de Brux.y T. V, p. 102. De inventis Belgarum; et Mém. couronn. eu 1S21 y du Commerce aux XF* et XVI* siècles , p. 4o.

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terre ; et maintenant , depuis qu'il fut acheté par le régent Philippe, duc d'Orléans, il fait partie des joyaux de la couronne de France, dont il est le plus bel ornement. Il pèse cinquante-cinq karats. T'schachllen , écrivain suisse ' , dit, au contraire, que ce diamant fut vendu à Lucerne, l'an 1^92 9 pour 5,000 florins du llhin, à Guillaume de Diesbach , fils de l'avoyer de ce nom , qui le revendit à Bartholomé May , seigneur de Stratlingen , pour 5,4oo , et celui-ci à des marchands de Gênes pour 7,000 ; lesquels le remirent au duc de Milan, pour 1 1,000 ducats ; que le pape Jules II l'acheta de ce dernier , pour l'ajouter à sa tiare , et qu'il fait partie du trésor de Saint-Pierre^.

La couverture de tête ordinaire était le chaperon, qui remontait aux premiers temps de la monarchie , mais qui commença à faire place au chapeau sous le règne de Charles VI. C'était une espèce de coqueluche qui se portait par-dessus la chape, couvrait les épaules, et se relevait sur la tète quand on voulait se garantir du soleil , du froid ou de la phiie. Souvent on le garnissait de fourrures précieuses ; on en faisait même entièrement en peaux, et ceux-ci se nommaient aumusses. Quant à la forme, elle a fort varié, quoique le

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