‹ Chroniques d'Enguerrand de Monstrelet (volume 2)Chapitre 5 sur 167 · DE /. DU CLERCQ · texte numérisé non relu

DE /. DU CLERCQ

plaintes éuergiqnes contre ses débordements.

Gayot de Provins s'écrie , dans sa Bible :

Con de Rome, corne estes toute Plaine de p<k;hiez criminax , Il n'est Bcil tant dedojax*

n n'entendent, ne rien ne dotent.

De tant YUain morsel envoient.

En poYres mesons qu'ils destroient.

Quand de lor des]>ense se fuient.

Il n'ont contenance , mesure ,

Il ne YiTcnt selon droiture ;

Moult menjuent et pou se blecent,

Alâen frire petit se drecent;

Il ibntmoU poa de ce qu'ils doirent,

Il sormenjuent, ilsorboivent >,

Par ioi durement i escotent,

Qu'ils enreiUissent et radotent, etc. *.

Dans les Cent Nouvelles nouvelles , les meilleurs tonrs sont ceux des moines et des prêtres. Un fabliau traduit par Legrand d'Aussj , contient une fiction assez ingénieuse , et qui sert de complément ace que dit Guyot de Provins : « Dieu, quand il eut créé le monde , y plaça trois espèces d*hom mes, les nobles, les ecclésiastiques et les vilains. Il donna les terres aux premiers , les décimes et les aumônes aux seconds, et condamna les derniers à travailler toute leur vie pour les uns et les autres. Les lots ainsi faits , il se trouva néan-

I. Ils boiveat et mangent avec excès, ils surmangent, ils surboivent.

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