L. ni; ch. a
DE J. DU CLERCQ. Inxix
» mesmes, que ils $ou£Pri$$ent qu'elles se marrias- » sent à leur gré ; et encoire estoient-elles les plus » heureuses qui, par forcbe d'amis et d'argent, » en pouvoient estre délivrées; car le plus sou- » vent , volsissent ou non , si elles se voulloient » marrier, il falloit qu'elles prenissent ceux que les » seigneurs leurvoulloientbailler; et pareillement, » quand ung homme estoit riche, et il avoit une » fille à marrier, s'il ne la marrioit bien josne, il » estoit travaillié conmie est dit ci-dessus > . »
Le récit suivant prouve jusqu'à quel point les gentilshommes poussoient l'audace , et quelquefois la barbarie. « Environ ce temps (i468), ung » chevallier, nonuné le sieur de Roncq (ou Roucq), » lequel avoit espousé la sœur bastarde du comte » de Saint-Pol , et lequel estoit l'un de ceux qui » mecloient à exécution aucuns crisminaux faits » quand le comte de Saint-Pol les vouUoit faire » faire , c'est à scavoir, de voye de fait , et de battre » ou tuer , un compagnon , lequel avoit fiancé une » josne fille, laquelle ledit sieur de Ronq ne voul- » loit pas qu'il prinst , pour ce qu'il l'aimoit, feit » prendre ledit compagnon environ la viQe de » Renty , puis le feit coucher à terre et coupper la » lachure de son pourpoint , puis coupper les ge-