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DE J. DU CLERCQ. xcj
» soit par faute de justice ' . » Cette remarque , DéaumoiDs, doit s'appliquer plutôt aux provinces frontières qu'à celles de l'intérieur , où il y avait plus d'ordre et de police.
U serait facile de recueillir d'autres passages de Du Clercq , qui démontrent les vices de l'admini stration de ce temps. Entre les sentences singulières rendues alors, nous ne rapporterons que celle-ci. Averti c[ue le chevalier Jean de Granson travaillait sourdement à soulever la noblesse du comté de Bourgogne contre lui , et y fomentait des divisions qui troublaient la tranquillité du pays , Philippe fit arrêter l'accusé. Granson, convaincu par les dépositions des témoins, fut condan^né par le duc séant en son conseil , à Dole , le lo octobre i455 , ketre étouffé entre deux matelas; ce qui fut exécuté secrètement dans les prisons de Poligni , au mois de décembre de cette année ^. Une pareille condamnation ressemblait assez à celles que prononçaient les francs-juges, cpii avaient pénétré jusqu'en Hollande, comme on s'en assure par Jes lettres que le pape Pie II accorda , en i463 , aux villes de rOver-Yssel, pour leur servir de sauve-garde contre les tribunaux secrets ' .
u L. m,cli.36.
a. DuwoD , Noh. du comté de Bourg., p. 4'*" L'Art de vérifier les dates y T. XI, p. 88.