‹ Chroniques d'Enguerrand de Monstrelet (volume 2)Chapitre 53 sur 167 · J. N. E. De Bocr. Hist. du tribunal secret , p · texte numérisé non relu

J. N. E. De Bocr. Hist. du tribunal secret , p

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Cependant l'état de la Belgique n'avait jamais été aussi prospère. Si les charges étaient pesantes, le commerce avait peu d'entraves , et réparait les fautes de ceux qui gouvernaient. Comme nous avons essayé ailleurs d'esquisser le tableau des manufactures, du commerce, de la navigation et de la population aux Pays-Bas, durant le quinzième siècle, nous nous contenterons de ramasser ici tout ce que marque Du Clercq sur cette matière.

« Les nations de Bruges, dit-il, sont les marx> chands tenant les tables de marchandises par » tout le pays chrestien ". » Le dauphin vint à Bruges en i/^Sy V. S. , avec le duc de Bourgogne. « En laquelle ville de Bruges, ains qu'ils en- » trassent ens, vindrent allencontre d'eux les na-* » tions qui se tenoient à Bruges, chacune nation » vestue de diverses couleurs, tous en habits de >> soie et de velours ; et les bourgeois pareillement ; » et estoient, comme on disoit, bien huict cents i> hommes, tous vestus de soie, sans autres riche- » ment habilliés ; et tout le peuple qui issoit hors la » ville pour veoir ledit monseigneur le dauphin. Et » pour certain, monseigneur le dauphiun'avoit onc^ » ques mais veu tant de gens qui issist de la ville ; » et n'euist point cuidé comme à peu en euist au-

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DE J. DU CLERCQ. idg

» tant en la comté de Flandres, au moins en la

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Nos manufactures de tapis jouissaient alors de la plus grande célébrité , et les progrès de la peinture apprenaient aux arts mécaniques à mettre plus de goût dans leurs productions. Durant son séjour à Paris , après le sacre de Louis XI , le duc de Bourgogne « feit tendre en Sa^alle de son hostel d* Ar- » tois, et dedans les chambres , la plus noble tapis- » série que ceux de Paris avaient oncques veue , » par espécial celle de Thistoire de Gédéon , que » ledit duc avoit fait faire toute d'or et de soie, » pour l'amour de Tordre du Toison qu'il portoit , » laquelle Toison Gédéon pria à Nostre-Seigneur » qu'elle fust mouillée, puis séchée , comme en la » Bible on le peut plus aisément veoir; et sur icelle » avoit prins son ordre, et ne l'avoit voullu prendre » sur la Toison que Jason conquesta en l'isle de » Colchos, pour ce que Jason mentit sa foi.

» Ledit duc feit aussi tendre l'histoire d' AJexan- » dre et autres , plusieurs toutes faites d'or et d'ar- » gent et de soie ; et pour la multitude qu'il en » avoit, les faisoit tendre les unes sur les autres ^»n La ville de Dinant était réputée, selon Du Qercq, la plus riche ville que on sceuist^ et la plus

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