‹ Chroniques d'Enguerrand de Monstrelet (volume 2)Chapitre 71 sur 167 · Oliv. de la marche, liv. I, ch · texte numérisé non relu

Oliv. de la marche, liv. I, ch

Sanàerus nomme comme appartenant à la Bibl. de Bourgogne, les MS. suivans :

— Vœux du Paon..., bis,

— Vœu du Hairon et la généalogie d^aucuns rqys.

— Les sept articles de la Foy, les vœux du Hairon et Chroniques de France abrégées. T. II, de Jia Bibliothèque des manuscrits Belgique, p. «j et 11, n^^aS^ , a58, 53a, 558.

2. Le jeu spirituel de la Paume ou de l'Eteuf^Estuef), fol. longues lig., 166 feuilles, vél. sans min.

3. Notices et extraits des MS. de la Bibl. Roy. , ctc . T. IV, p. 1 56.

DE J. DU CLERGQ. cxU

quinzième siècle , lors de la fêle splendide que Bergonce de Botta donna à Tortonne pour le mariage de Galéas , duc de Milan , avec Isabelle d'Arragon ï . Cependant on en trouve dans le père Mené-* trier et ailleurs des exemples moins récents. Chacun se sou vient du Ballet des Sauvages^ qui faillit être si fatal à Charles VI; et, pour ne pas sortir de l'époque parcourue par Du Clercq, à la fête du Fœu du faisan y un ballet fut exécuté par la Grâce- Dieu, la Foi , la Charité , la Justice , la Raison, la Prudence, VAtt^mprance ^Xdi Fcwîe, la Vérité, la Diligence , l'Espérance, la Largesse et la Vaillance. A cette mommepie dansèrent le comte de Charrolois, monsieur de Clèves, M. d'Etampes, M. Adolphe de Clèves, M. Jean de Coïmbre, M. le bâtard de Bourgogne, M. de Buchan^ messire Antoine ^ bâtard de Brabant, M. Philippe de Lalain et M. Chrestien de Dîgoine; mademoiselle de Bourbon, mademoiselle d'Etampes, madame de Ra^ v^stein , madame d'Arcj , madame de Commines, madame de Santerre , madame des Obeaux , madame du Chasteler, Marguerite , bâtarde de Bourgogne, Antoinette^i femme de Jean Boudant, et Isa* beauConstainî^.-

1 . Mélanges tirés d^une grande bibliothèque Jï. III, p. 354 •

*i, M. Baron, savant helléniste et homme d'esprit,

dont ran^i.tië m'est chère ^ a pablië des lettres Fort

cxx DES MÉMOIRES

La danse se mêlait â la plupart des divertissements. Son caractère était grave cOmnie celui de la musique , qui approchait du chant grégorien. Du Clercq , parlant des réjouissances faites à l'occasion de l'ambassade envoyée par Ladislas^ roi de Bohême , au roi de France , dit qu'on dansa la moi^oisse : il faut lire, selon toute apparence, la morisque '.

La musique du duc Jean sans peur était composée d'un clerq de musique ou chef d'orchestre, de pages de la musique et de douze ménétriers ou violons. Celle de son successeur s'augmenta de six harpeurs , de hautbois , de trompettes , et d'artistes désignés spécialement sous le nom de musiciens , qui étaient peut-être des chanteurs 2. Les trompettes , sous Charles-le-Téméraire , sonnaient tous les matins pour réveiller le prince ; elles annonçaient son départ et son retour 3,

L'art de la musique commençait à prendre une sorte de forme entre les mains de Jean*le-Teinturier, né à Nivelles , vers le milieu du quinzième siècle , archi-chapelain de Ferdinand , roi de Na-

piquantessur la danse ancienne et moderne. Paris, Do ndey- Dupré.

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