‹ Chroniques d'Enguerrand de Monstrelet (volume 2)Chapitre 86 sur 167 · Il était l'aïeul de celui dont il est question plusliaut · texte numérisé non relu

Il était l'aïeul de celui dont il est question plusliaut

MOHSTBBLBT. T. XII. — Màu. DE J. DU ClBBCQ. ^'

cl DES MÉMOIRES

le bien , est assez fort pour réprimer , sans secousse et sans scandale , les moindres tentativps de la licence. Plulippe-le-Bon fit peu de chose en faveur de cette université » si ce n'est qu^il obtint d'Eugène IV , qu'on y enseignerait la théologie , et qu'il ratifia les lettres-patentes de son prédécesseur, en y ajoutant la défense, àtoutA personnes, d'acheter ou de prendre à gage aucun livre ou ustensile des écoliers , saris le consentement du recteur »• Celui-ci jouissait d'une considération égale à son pouvoir; il avait même le droit de commuer la peine de mort contre ses justiciables ; de plus , il prenait le pas sur les prélats et les princes , et l'oa prétend même que l'empereur Charles-Quint donna la droite au recteur Ravestein ; ce qui rappelle que le modeste Rollin se regardoJt comme obligé , pour l'honneur des lettres, à disputer la préséance au premier président du parlement de Paris. Parmi ceux qui furent revêtus de la dignité de recteur , à Louvain , on distingue Denys de Montmorency , Nicolas Everaerts, père de Jean Second , Jean de Groesbeck , et le pape Adrien VI ^.

Dans les occasions difficiles , les princes aimaient à s'éclairer des lumières de ce corps savant , ou à revêtir leurs actes de son suffrage. Lorsque les pour-

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