CHAPITRE CXXIII
Comment le duc de Bourgogne eut grand parlement avec les nobles de ses pays à Arr^ , qui lui promirent de le servir contre tous ses adversaires*
Le duc de Bourgogne, qui chacun jour avoit nouvelles comment le roi et le duc d'Aquitaine éloient du tout tournés contre lui, par le^joyen de ceux qui pour lors gouvernoient, fit assembler en la ville d'Arras tous les nobles d'Artois et de Picardie; auxquels , quand il y fut venu , en la présence d'iceux , premièrement s'excusa de ce qu'il avoit tant targé (tardé) à venir. Et leur dit qu'il étoitalléà Paris au mandement du duc d'Aquitaine, et derechef fit lire les lettres écrites de la main dudit duc. Outre , dit qu'il avoit laissé ses gens es villes de Compiégoe et de Soissons, à la requête d'iceux , pour le bien du roi , lesquelles villes il savoit véritablement que le roi, par l'induction de ses adversaires, faisoit grand' assemblée de gens d'armes pour icelles reconquerre; pourquoi requéroit aux nobles dessusdits , que sur ce lui voulsissent bailler conseil et aide.
A quoi lui fut répondu par iceux , que volontiers le serviroient contre tous ses adversaires , réservé le roi et ses enfants ; et ainsi lui promirent, excepté
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leseigneurde Rouq, quiditquHI le serviroit contre le roi et tons autres.
EtadoDçrégnoitpartoutes les parties du royaume de France , et en divers autres pays, une maladie générale qui tenoit en la tête , de laquelle moururent plusieurs personnes , tant vieux que jeunes , et se nommoit icelle la coqueluche.