‹ Chroniques d'Enguerrand de Monstrelet (volume 5)Chapitre 112 sur 125 · I. Surate IV, v · texte numérisé non relu

I. Surate IV, v

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ceux-ci éprouvaient à Tinstant même l'effet dés menaces du livre saint : Tu les frapperas avec des pierres qui contiennent la sentence de ceux qu'elles atteignent '/et allaient au fond de l'enfer ratifier l'arrêt du juge du tribunal de la prédestination. Toutefois les boulets de jâerre des bombardes et des mousquets que lançaient les infidèles , renversèrent le bàul&>art de Inexistence d*un certain nom-bre de musulmans ^ et V hippodrome du combat fut rempli de martyrs é

Cependant deux grands vaisseaux » dont les mâts élevés montaient jusqu'aux cieux, vinrent de la part des Francs , pleins d'artifice et dignes dû feu de l'enfer, porter secours aux Grecs. Les mécréants qui montaient ces navires, se précipitèrent dans la place , et ils se mirent de suite à boucher les crevasses et les trouées dont les fortifications étaient couvertes, et à repousser les guerriers de la foi. Fiers de ce succès passager , les assiégés, semblablables à la tortue qui sort de ses écailles , montraient la tête au-dehors des remparts , et vociféraiient des injures aux musulmans. Ceux d'entre les prindpaux de l'empire, qui étaient d'accord avec Khalil-pàcha, saiisirent cette occasion de pei'suader au victorieux monarque l'impossibilité de prendre Conistantinople, et la nécessité de faire la paix el de s'en retourner. Mais ce héros, qui avait natu-

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rellement de i'aversion pour les conseils timides et mal digérés , dédaigna les discours perfides de ces gens qui ensc Cependant bat, les mus et des scbeik cipiter dans des ingrats à Le docteur A eddin et le ^ les sentimen aux mesures la main du p des guerrieri tion générei connaître au renfermée di quête , ils le

oessaire qu'ils fissent tous leurs efforts pour vérifier cette autre sentence de Mahomet : Le plus grand combat est celui qui aura lieu à la prise de Constantinôple . Aussi J es musulmans, préparés à abandonner leur vie dans la voie de la religion , éclairaient jour et nuit le champ de bataille des flammes de leurs épées. Cependant, la beauté enchanteresse de la victoire ne laissant point voir son visage radieux, le prudent* monarque rassembla les chefs éclairés de l'armée , et leur tint ce discours : « Ce côté de la place est garanti par un >x fossé profond, et préservé par tous les moyens

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» possibles de défense. Nous ne pourrions, sans » beaucoup de peines , traverser le fossé ; et le » courrier des pensées ne saurait trouver un passage » au travers de ces solides remparts. Les mursen- » tourent la ville de trois côtés. Si nous ne la bat- » tons que par un seul point , nous aurons bien de » la peine à en triompher; d'ailleurs cette victoire

grande partie de nos rouver le moyen d'at-

lue sur le canal qui séourg de Galata , ce qui e des vaisseaux par cet endroit. Pour trouver un expédient, les grands de, l'empire firent en vain parcourir le désert de la réflexion au coursier de leurs pensées. Enfin le schah conquérant du nn^onde , conçut le dessein de faire traîner les vaisseaux musulmans du fort qu'il avait fait coastruire ' et de les faire parvenir jusqu'au port par-derrière Galata.

Quoique l'exécution de ce projet pût être mise au nombre des choses auxquelles il faut renoncer, toutefois , avec l'assistance de Dieu , on l'exécuta facilement. Par des dispositions surprenantes que firent d'habiles mécaniciens , les musulmans tirèrent, de la mer sur le sol, leurs vaisseaux aussi grands que des montagnes , et les a jant frottés de

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