I . Cet ^linéa est tiré des Annales de Solak-Zadeh
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raient défendu mieux que personne , et qu'on l'avait remise à des étrangers ; aussi la division se mitelle parmi les assiégés, ce qui occasiona des fautes dans les ordres donnés pour faireagir ces troupes de l'erreur* Les Ottomans ne tardèrent pas à s'en apercevoir; et, considérant leur vie comme une marchandise de vil prix, ils montèrent à l'assaut avec intrépidité , par les brèches qui étaient au midi de la porte d'Andrinople. Ib allaient franchir les rempart^, lorsque l'avant-garde des ténèbres parut du haut de l'horizon occidental , et bientôt les astres de la nuit furent témoins de la supériorité des braves musulmans. Mors le monarque juste et valeureux donna à l'armée victorieuse l'ordre de mettre des lanternes ou des bougies allumées au haut des piques et des lances, et , jusqu'à ce que l'astre du quatrième ciel jetât ses rayons sur le monde, de continuer à combattre, afin de ne pas laisser de repos aux méprisables infidèles , ni leur donner le temps de réparer les brèches. Ainsi , d'après l'ordre impérial , la lumière des flambeaux et des lampes éclaira le devant de la place et les alentours, qui devinrent semblables à un camp couvert de roses et de tulipes.
Les musulmans réunirent dans cette nuit le double mérite de combattre et de prier ; avec le sang du martyre, ils pitrifièrent des souillures de leurs péchés le pan de leurs robes. Bientôt le soleil étant sorti des ténèbres de l'occident , et ayant mis en fuite, avec les flèches et les dards de ses
rayons, les lésons des astres, le général des Francs artificieux monta sur les remparts , afin de repousser les cohortes de la foi. Au moment même un jeune musulman se tenant à la corde de la ferme résolution y s'élancîa comme une araignée sur les murs de la place, et ayant alongé de bas en haut son épée, semblable au croissant de la lune , d'un seul coup , il fit envoler le hibou de Vame de cet infidèle, du nid impur de son corps. A cette vue les Francs se précipitèrentidans le chemin de la fuite , et , semblables à un torrent impétueux , ils allèrent vers la mer regagner leurs vaisseaux. En même temps les musulmans ceignirent la ceinture de V ardeur y et , semblables au lion qui est à la poursuite de sa proie^ sans faire attention à la pluie continuelle des flèches, des pierres, des boulets de canon et de fusil, ils coururent aux brèches , persuadés qu'elles étaient la porte de la victoire.
« La poussière du combat s'élevait jusqu'aux » cieux , et , comme un voile , couvrait la voûte i> azurée. »
Les épées ne se reposaient pas un seul instant; les dar(k et les flèches perçaient sans cesse les cœurs de cette troupe rebelle. Bientôt les Ottomans élevèrent sur les murs de Constantinople Tétendard de la victoire, et proclamèrent avec la langue libre de leur épée, les surates du triomphe et des remparts '.La défense de la place se ralen-