‹ Chroniques d'Enguerrand de Monstrelet (volume 5)Chapitre 115 sur 125 · I- Ce sont le» Surate» XLVIII et LXXXV · texte numérisé non relu

I- Ce sont le» Surate» XLVIII et LXXXV

tissait, el la bonne nouvelle, exprimée par ces mots du Coran : Certes y notre armée remportera la victoire * , fondait la confiance de l'armée musulmane et la remplissait d'un saint enthousiasme.

Cependant l'empereur grec , entouré de ses soldats les plus braves , était dans son palais , situé au nord de la porte d'Andrinople : il cherchait à en défendre les avenues contre les guerriers musulmans, lorsque tout à coup il apprit que ceux qui arborent l'étendard élevé de la paille de Dieu, s'étaient introduits dans l'intérieur de la place. Il connaît alors que le drapeau de son bonheur est abattu; son esprit se trouble; il se hâte de fuir loin de sa demeure. Pendant que , se querellant luimême sur sa mauvaise fortune, cet homme, dont l'habitation devait être l'enfer, se disait : « Où est » le lieu pour fuir 2? » il rencontra une poignée de fidèles qui, en pleine assurance , s'occupaient à recueillir du butin. A cette vue, le feu de la haine embrase son cœur ténébreux, et la faux de son épée coupe de suite la moisson de la vie de ces paisibles musulmans. Un pauvre soldat de cette troupe avait été seulement blessé : noyé dans le sang qui coulait de ses blessures , et en proie anx douleurs les plus vives, il attendait la mort. Le monarque grec ayant aperçu ce malheureux , leva son épée

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